Vous l’avez voulu ! Le choix des lecteurs N°12 : 28 Jours plus tard

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Après un court hiatus, le choix des lecteurs revient cette semaine et délaisse le ton plutôt léger de la comédie horrifique Le Retour des morts-vivants pour s’attaquer à un film beaucoup plus sérieux mais non moins culte : 28 Jours plus tard, proposé sur le site par JIM. Réalisé par Danny Boyle et sorti en 2002, 28 Jours plus tard est une franche réussite et reste une référence en la matière.

Alors qu’un groupe d’activistes tente de libérer des chimpanzés soumis à des expériences scientifiques, leur intervention tourne mal et un virus rendant les porteurs extrêmement agressifs se propage. Vingt-huit jours plus tard, Jim sort du coma. Il erre dans Londres, désormais ville désolée, et entre dans une église où il croise des infectés. En essayant de leur échapper, il tombe sur un petit groupe de survivants.

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Dès le début, 28 Jours plus tard est d’une incroyable justesse dans sa représentation d’un pays complètement dévasté par la maladie. Les scènes où Jim se réveille et parcourt un Londres désert sont saisissantes de réalisme et restent parmi les plus réussies dans le genre. La première heure du film, où nous ne voyons jamais plus de quatre survivants ensemble à l’écran, est ainsi un cas d’école en matière de retranscription cinématographique de la solitude et de la fin du monde et accapare l’intérêt du spectateur d’un bout à l’autre.

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Mais le réalisateur ne se contente pas de plans contemplatifs de ce monde désolé et, grâce à des infectés terrifiants, nous propose également bon nombre de scènes d’action trépidantes. Les infectés sont ainsi d’une violence redoutable et particulièrement mortels notamment à cause du mode de transmission de la maladie (tout contact avec de la salive ou du sang infecté). Capables de piquer des sprints redoutables, les infectés ne laissent aucun répit aux survivants, et la réalisation dynamique de Danny Boyle contribue à les dépeindre en prédateurs absolus.

Les dialogues sont aussi très savoureux, et critiquent explicitement les films du même genre qui mettent en scène des petits groupes de survivants qui sauvent l’humanité entière. Le réalisme de 28 Jours plus tard nous épargne d’ailleurs héroïsme et autres absurdités, en privilégiant la réalité brutale et crasse : pour survivre il faut tuer sans pitié et pas que des infectés.

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Seul bémol, qui n’engage que moi, le film tombe un peu dans le cliché facile des militaires obsédés par le sexe et la violence. Alors que la première heure s’intéresse à un groupe réduit de survivants très mobile, l’action de la seconde heure est figée dans un huis-clos opposant militaires et survivants dans un manoir fortifié. Le film est donc, selon moi, scindé en deux partie aussi distinctes qu’inégales. Dommage que la dernière partie fasse donc perdre de sa force au film avec la sempiternelle critique des militaires en situation de crise.

28 Jours plus tard n’a donc pas volé son statut de film culte et Danny Boyle a réussi un véritable coup de maître avec cette œuvre. 28 Jours plus tard déborde d’ambition, de talent, de réalisme, et contient juste ce qu’il faut de pessimisme pour délivrer une œuvre aussi authentique que possible. Un film à voir et à revoir.

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Et pour la semaine prochaine, vous proposez quoi ? Dîtes-le nous en commentaires.

Vous avez vu 28 jours plus tard ? Alors n’oubliez pas de l’ajouter à votre collection zombie et de le noter !

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7 commentaires

  1. JIM dit :

    Merci. C’est mon film préféré du genre et peut etre même tout confondu. Comme la dernière fois petit oublie sur les musiques (la cultissime “in the house – in a heartbeat”), d’ailleurs je conseille la soundtrack.
    Sinon j’ai adoré du début à la fin, même la partie des soldats, assez bonne ils sont pas tous ” obsédés par le sexe et la violence” ce qui crée des conflits justement, même leurs chef est contre son idée.
    J’arrête là je pourrais en parler pendant des heures, encore merci pour votre article.

    1. icare dit :

      Vous avez raison. La seconde partie est également très bonne et beaucoup plus nuancée que semble indiquer CALICO J4CK, à l’image de la personnalité du chef militaire. Si ce dernier prend des décisions désastreuses, il le fait dans le but de maintenir la cohésion de son groupe. On le voit également profondément affligé par la perte du plus faible de ses soldats. Cette situation n’a rien a voir par exemple avec celle du Jour des Morts-Vivants de Roméro dans lequel le commandant se révèle être un véritable psychopathe.
      Pas un film de zombies au sens strict mais un excellent ouvrage qu’on peut voir et revoir.

  2. baalero dit :

    Ouaip, bien d accords un super film, qui a fait beaucoup de bien au genre, même si Danny Boyle se défend de le placer dans la catégorie ‘film de zombie’.

  3. baalero dit :

    Le prochain dead air ou pontypool?

  4. heisenbergg dit :

    Pas le meilleur film Z/infectés selon moi,mais de loin le mieux mise en scène…interprètes,musique,sens du cadre de Boyle….la scène du tunnel est a montrer dans toutes les écoles de cinéma,un grand réalisateur ca fait la différence!!!….Pour la semaine prochaine:”La nuit des morts-vivants”,celui de Tom Savini,pas celui de maitre Romero!

  5. heisenbergg dit :

    ou Berlin Undead

  6. xvid974 dit :

    Pour moi, un film culte. Boyle réinvente le mythe du zombie dans une toute nouvelle approche (les personnes ne sont plus mortes mais contaminées.) Et chose important, il donne à ce genre un aspect trop souvent oublié des productions passé : le danger. Désormais, il ne suffit plus de faire le tour d’un zombie en le regardant pour s’échapper, il faut courir. Génial!

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