Vous l’avez voulu ! Le choix des lecteurs N°17 : [REC]

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Alors que nous faisions un sympathique détour par le genre comédie horreur avec Horribilis dans notre seizième numéro, nous entrons aujourd’hui dans le genre “Ronge tes ongles” ou si vous préférez “Sous-vêtements de rechange nécessaires”. En effet, pour ce dix-septième numéro de Vous l’avez voulu ! Le choix des lecteurs, c’est au flippant [REC], réalisé en 2007 par Jaume Balagueró, de passer entre nos mâchoires. Mais qui diable a choisi ce film ? Et pourquoi ai-je accepté de me replonger dans ce cauchemar ? J’en fais trop ? Non et vous verrez pourquoi après ce bref synopsis.

 Angela, une jeune journaliste, et son caméraman Pablo embarquent aux côtés des pompiers de Barcelone afin de réaliser un documentaire sur leur métier. Mais, lorsqu’ils sont appelés à intervenir dans un immeuble, le reportage tourne rapidement au drame. Le bâtiment est infesté d’infectés et vient d’être mis en quarantaine. Qui survivra ?

[REC]

Bien que je sois parfaitement équilibré (les psys ne sont pas tous d’accord avec cette affirmation), il m’arrive parfois de mettre un de mes films de zombies favoris pour pouvoir m’endormir paisiblement. Parfois, Zombieland, d’autres fois L’armée des morts ou bien Dead air ou, encore mieux, le génial The Dead qui réussit le prodigieux exploit d’avoir la bande son la plus calme de tout le cinéma zombie et qui est, par conséquent, un formidable film pour noircir mes nuits blanches. Par contre, quand vient le moment crucial du choix du film, jamais mes doigts ne s’attardent sur [REC]. Détrompez-vous, j’adore ce film, il fait partie de mes favoris, mais le réalisateur a peaufiné un environnement sonore si angoissant qu’il fait fuir le plus valeureux des marchands de sable.

Lors de mon premier visionnage, je me souviens à quel point j’avais trouvé fabuleuses les quelques minutes qui suivent la première morsure. En effet, les sons, les cris, les hurlements et les sirènes s’accumulent jusqu’à la cacophonie, enfonçant le spectateur dans l’état d’esprit d’incompréhension et d’affolement dans lequel se trouvent les personnages. Sentiment renforcé par une soudaine bousculade dans les images jusqu’ici plutôt stables.

[REC]

C’est d’ailleurs cette manière de filmer en vue subjective instable qui contribue pour beaucoup à l’intérêt du film. Évidemment, cela nous amène à nous plonger dans la peau de Pablo, le caméraman, alors qu’il essaie de trouver une cachette dans cet immeuble sombre et terrifiant hanté par les infectés. De plus, le réalisateur parvient, de par ses prises de vues, à nous confronter à l’un de nos pires ennemis  : notre imagination.  Alors que les différents personnages tombent régulièrement sur des infectés, ne serait-ce que durant quelques secondes, le temps d’apercevoir un visage grimaçant, il n’en faut pas plus à notre cerveau pour s’affoler : la tension poisseuse et la peur collent immédiatement à notre amygdale. La mort est là, hors de l’œil de la caméra : elle n’en est que plus présente.

Vous l’aurez compris, selon moi, ce premier [REC] est une vrai réussite cinématographique, prouvant à quel point une bonne utilisation d’un effet ‘shaky cam’ peut avoir du bon. Les acteurs, quant à eux, offrent de bonnes prestations avec une vraie présence et des physiques souvent intéressants. Mention spéciale à Carlos Lasarte qui a un physique étonnant.

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Le scénario est également bien construit et rythmé, la tension arrivant à son paroxysme quand Angela se retrouve seule errant dans le noir avec ce cauchemardesque infecté qui réussit à nous impressionner avec sa carrure malingre et son tout petit marteau. Et si l’ardeur des infectés et les réactions des personnages sont parfois décevantes, il n’en reste pas moins que j’aurais beaucoup de mal à citer tous les moments géniaux de [REC]. S’il fallait en retenir un seul ce serait l’inoubliable dernier regard jeté dans la cage d’escalier par le caméraman, illuminant les yeux avides des infectés grouillant dans l’escalier et bondissant à leur poursuite.

Jaume Balagueró, sans pour autant le bousculer, a marqué irrémédiablement le genre zombie avec [REC]. La tension haletante, le montage et l’environnement sonore en font un cas unique, et, pour moi, incontestablement un de mes films cultes. Si les suites, [REC]² et 3, m’ont moyennement marqué, j’attends avec impatience de retrouver Angela dans [REC] 4 qui semble ressusciter le premier opus.

rec fillette

Et pour la semaine prochaine, vous proposez quoi ? Lâchez-vous en commentaires !

Vous avez vu [REC] ? Alors n’oubliez pas de l’ajouter à votre collection zombie et de le noter !

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8 commentaires

  1. benjamin dit :

    Je me souviens d’une scène en particulier ou ils verifient le plafond et qu’un enfant infectés fait un bon jumpscare mais qu’il n’y avait pas d’explication que le petit était cacher la ! ça m’avait bien surpris surtout que le scientifique (religieux) faisait des expérience pas loin.

  2. Baalero dit :

    ouaip aucune idée non plus, j’ai toujours cru que c’était notre infecté au marteau, mais pas du tout…

    1. benjamin dit :

      si je me souviens bien ont voyait des gosses dans rec 2 dans les aérations du bâtiment mais à l’époque du premier il pensait pas au scénario du 2. Mystère mystère

      1. baalero dit :

        Il faut revoir le numéro 2 … L occasion de faire un autre vous l avez voulu…

  3. Trixie dit :

    Bonne critique Baalero, plutôt tout a fait d’accord avec toi j’ai vraiment apprécié le premier volet! Tu n’as pas mis en parallèle la version US, en tant que remake, t’as t il autant plu? Moi oui.

    1. Sébastien dit :

      La version US était plutot sympathique. Les scènes qui ont été rajoutées par rapport à la version originale étaient franchement bien foutu!!

    2. Baalero dit :

      je ne garde pas beaucoup de souvenir du remake à part qu”il était strictement identique, les personnages haut en couleur en moins (?).
      J’avais trouvé tellement bien l’original que je n’avais pas compris l’intérêt, ni attacher grande importance à ce remake.
      Bah je vais le revoir aussi

  4. Baalero dit :

    Bon bah quarantine n’apporte rien, il y a moins de tension et même des incohérences :
    l’appart de la vieille infecté est au première étage et encore c’est un demi étage pourtant le pompier qui tombe de la cage d’escalier s’écrase comme une merde, alors à moins qu’il fasse de l’ostéoporose ou qu’il ait décidé de grimper tout les étages avant de ce balancer dans la cage d’escalier y a problème avec le pompier
    Le truc sympas c’est la progression individuelle de l’infection

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