Critique de LZR-1143 Tome 3 : Rédemption

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Aujourd’hui, ce sont deux trilogies zombies qui prennent fin chez Panini Books. Ainsi, alors que nous partagerons avec vous d’ici quelques jours notre critique de La Colère des Justes, le dernier tome de l’excellente série Apocalypse Z, nous nous intéressons ici à Rédemption, le troisième et dernier tome de LZR-1143 de l’Américain Bryan James.
Pour être honnête, Évolution, le précédent volume, sorti en juillet dernier, ne m’avait, à la différence du premier tome, laissait presque aucun souvenir tant il m’avait déçu. Me souvenant malgré tout d’un premier livre vraiment sympathique, je me suis donc plongé une nouvelle fois dans les aventures de Mike, Kate et Ky avec la ferme envie de découvrir comment cette histoire, débutée dans les couloirs d’un hôpital psychiatrique, allait se terminer.

lzr 1143 tome 3 redemptionTout démarre avec une situation assez proche de celle qui lançait l’intrigue d’Évolution. En effet, nous retrouvons nos trois héros – quatre en comptant Roméo, le chien inséparable de la bande depuis le précédent tome – bien en sécurité au Pentagone, qui vient ici remplacer le confinement rassurant de l’Intrépide. Évidemment, ne pouvant tenir en place et forts de leurs nouveaux pouvoirs (et d’une grande aversion au soleil), nos héros ne tardent pas à embarquer pour une nouvelle mission : rejoindre une université de Seattle où un médecin a priori encore en vie serait capable de développer un vaccin sans les effets négatifs de celui qui a déjà été élaboré. Car le temps joue contre Mike et Kate, dont l’évolution pourrait pousser leur cœur à s’arrêter de battre.

Toutefois, malgré ce point de départ assez similaire, les deux livres s’avèrent assez différents. En effet, si dans Évolution les deux héros apprenaient peu à peu à contrôler leurs nouvelles capacités, ce sont ici deux survivants badass rompus au combat qui s’engagent dans cette nouvelle mission. Nous sommes donc très loin de la vedette de cinéma internée et du gentil médecin du premier livre. En découle une traversée des États-Unis survitaminée où le danger attend à chaque coin de rue que ce soit sous la forme de milices de rednecks ou de hordes de plusieurs millions de zombies prêtes à déferler sur les derniers bastions de l’humanité. Bryan James nous avait promis qu’il s’était lâché au niveau de l’humour dans Évolution (avec peu de réussite malheureusement) ; eh bien, dans Rédemption, il s’est laissé aller à nous dépeindre ce qui aurait pu être un des films d’action bourrin dans lesquels Mike jouait avant l’apocalypse. Et certainement pas le plus mauvais.
lzr 1143 redemptionNos héros vont ainsi de mal en pis tout au long du roman, affrontant des obstacles toujours plus insurmontables. Les mises à mort de zombies défilent ainsi à la chaîne et la fin du roman vous laissera sans doute avec une bonne odeur de poudre et de napalm dans les narines parce que, après tout, qui n’adore pas “respirer l’odeur du napalm le matin”. Bref, on ne s’ennuie pas.

Heureusement, ce déferlement d’action est ponctué de moments de répit pour le lecteur qui en profite pour en apprendre plus sur les héros et les nouveaux personnages secondaires introduits dans l’ouvrage, presque tous de simples accessoires pour l’accomplissement de la mission de Mike et Kate. Les dialogues sont d’ailleurs bien supérieurs à ceux du précédent tome avec davantage de répliques amusantes de Mike et notamment une blague à répétition plutôt sympathique.

Je regrette toutefois que quelques passages semblent une nouvelle fois avoir été greffés pour allonger le roman, comme celui où Mike va sauver la mère d’un jeune garçon qu’il rencontre ; à croire que ce passage n’est là que pour critiquer les Américains du centre du pays.

Côté style, fort d’une expérience de plusieurs romans lors de l’écriture, Bryan James nous livre des moment vraiment bien écrits et s’avère maîtriser particulièrement bien les nombreux passages d’action qu’il nous décrit. Il parvient également le tour compliqué d’éviter la redondance et de rendre les descriptions d’explosions de zombies assez uniques malgré leur grand nombre dans le roman. Chapeau bas au traducteur également.

Au final, la trilogie LZR-1143 n’est pas appelée à devenir un classique du genre mais est clairement une saga qui a sa place dans toute zombiethèque qui se respecte. Et pour le coup, Rédemption nous offre un final vraiment explosif.

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