Critique de Deads’ Diary

Deads' Diary

En tant que lecteur attentif du site, vous connaissez sans doute Deads’ Diary le roman en ligne de Simon J. Paul. Peut-être êtes vous même déjà un lecteur assidu de ce feuilleton électronique. Dorénavant, vous pourrez apprécier Deads’ Diary sans vous brûler les rétines sur vos écrans puisque la version papier est disponible aux éditions IKOR depuis février. Pour le moment, sur les trois saisons de ce feuilleton en ligne, seule la première saison est disponible en format papier mais les deux prochains volets devraient suivre très prochainement.

Le principe de ce feuilleton en ligne est de décrire, via le regard des principaux protagonistes, le déroulement de l’épidémie zombie au jour le jour. Je n’ai pas eu la chance d’avoir la version papier entre les mains, mais j’ai pu tranquillement dévorer la première saison sur mon smart-phone ce qui m’a valu de perdre un dixième à chaque œil. Au long des 206 pages écrites par ce jeune auteur Rémois, les 14 premiers jours de l’épidémie zombie nous sont contés via les aventures d’un jeune étudiant et de ces compagnons d’infortune.

En France, Damian Gregor vit les premiers jours de ce qui semble être la fin du monde. Assis devant sa télévision, il écoute les médias parler d’une maladie étrange : les morts reviennent à la vie et attaquent les vivants. Jour après jour, Damian fera face à cette pandémie d’une ampleur sans précédent. Accompagné par son ami, il sera confronté à des dangers repoussant sans cesse les limites de son imagination. Au cours de son périple, il rencontrera de nouveaux compagnons, mais aussi des ennemis ; il comprendra que les zombies ne sont pas la seule menace qu’il devra affronter.

Comme nous vous l’avions déjà écrit il y a quelques années, le style d’écriture n’est pas transcendant mais il a le mérite de rester constant tout au long du roman. Connaissant les difficultés de l’écriture et n’étant pas un professeur de Français ni un critique professionnel,  je ne me permettrai pas de juger âprement le style, la présence de fautes ou les omissions qui ont du, respectivement, disparaître et réapparaître lors du passage au format papier. Toujours est-il que Simon J. Paul use de phrases assez courtes qui s’enchaînent plus ou moins habilement mais qui offrent une lecture rapide et cadencée. Tout cela apporte au récit une ambiance empreinte d’actions.

Deads' Diary

Avant tout, rappelons que l’auteur n’était, jusqu’à maintenant, pas un écrivain professionnel et qu’il est difficile de créer quelque chose de très complexe quand on a un travail et une vie qui prend beaucoup de place. C’est pourquoi je n’ai pas été surpris par la relative banalité de l’histoire et de son déroulement. De plus, pour un journal décrivant au jour le jour l’invasion zombie, je regrette que le début de l’invasion et le renversement du monde ne soit pas plus détaillé (enfin moi, c’est mon péché mignon). Mais il faut avouer qu’il est difficile de faire vraiment original dans le petit univers du zombie.

Comme vous l’avez sans doute remarqué, je prend des gants en critiquant Deads’ Diary, et pour une raison fort simple : j’ai apprécié sa lecture. Les personnages sont plutôt réussis, on s’y attache relativement vite et l’auteur a l’intelligence de ne pas tomber dans la création de personnalités manichéennes. Et même si nous assistons à la création de vrais méchants, ils le deviennent pour des raisons crédibles.

Dead's Diary

Simon J. Paul a su ajouter quelques éléments originaux. D’abord en créant sa propre mythologie du zombie. Les zombies sont lents sauf quand ils n’ont pas mangé depuis plusieurs jours, ils deviennent alors monstrueusement agressifs et rapides. Cela ne bouleverse pas le genre mais apporte un petit plus au récit. Ensuite, lors d’un court passage, l’auteur nous place dans la peau d’un zombie. C’est un passage plutôt bien amené et, comme moi, vous regretterez qu’il ne fût pas plus long. J’espère que Simon J. Paul creusera un peu plus ce principe dans les prochaines saisons.

Même si ce n’est pas le livre de l’année, sa lecture ne m’a pas laissé de marbre. Si vous êtes allergique à la lecture en ligne et que vous pouvez investir dans un roman français, je vous conseille alors de commencer cette saga. De plus, puisque j’ai lu la deuxième partie dans la foulée, je peux vous assurer que cette saga gagne en intérêt. Et si vous n’êtes pas allergique à la lecture en ligne et que vous êtes un peu pingre (bah oui, encouragez nos auteurs, achetez les romans!), vous pouvez profiter de ce roman gratuitement sans attendre. Et si ça ne vous suffit, pas n’oubliez pas que notre site vous propose aussi un roman en ligne !

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1 commentaire

  1. Raph dit :

    Oui il y a quelques redondances “le jeune adulte” revient souvent par exemple. Pas mal de fautes que j’avais signalées sur la version web, MAIS, ayant pris le train en cours de route, je l’ai dévoré… Vraiment! J’ai apprécié.

    Dead’s diary + The last survivors, ça change de l’étatsunien traduit plus ou moins fidèlement.

    Continuez, et félicitations à Sébastien pour son prochain bouquin!

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