Critique de Crossed Terres Maudites Tome 6

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S’il y a un comic inégal en terme de qualité de ses histoires, c’est bien Crossed. De tome en tome et de déclinaison en déclinaison ; le lecteur se voit proposer des histoires parfois ras-les-pâquerettes, ou bien complètement décalées et vraiment intéressantes. En tout cas, comme nous le prouve la récente sortie du tome 6 de Crossed Terres Maudites chez Panini Comics, le filon Crossed semble inépuisable. Cette fois-ci sommes-nous donc dans le top ou le bas du panier ?

crossed terres maudites tome 6Ce tome 6 regroupe deux histoires. La première, écrite par Daniel Way et dessinée par Emiliano Urdinola, met en scène un groupe de survivants sur un navire mené par un capitaine aux règles de vie un peu curieuses le long de la côte est des Etats-Unis. La seconde, écrite par Simon Spurrier et dessinée par Gabriel Andrade, nous emmène quant à elle dans l’outback australien où un couple de survivants se retrouve aux mains d’un camionneur en plein délire mégalomaniaque.

Agréable surprise, alors que la plupart des tomes de Crossed Terres Maudites propose des histoires plutôt inégales en termes de qualité, cette fois-ci nous avons le droit à un tome plutôt homogène. En effet les deux histoires se laissent suivre avec un certain plaisir, notamment parce qu’elles font la part belle aux survivants aussi fous et/malsains soient-ils. Rassurez-vous, le gore et la violence ne sont pas pour autant mis de côté, j’en veux pour preuve les toutes premières pages de ce tome 6 qui démarre sur les chapeaux de roues !

crossed badlands 48Le premier récit qui met en scène l’étrange capitaine Barnes est aussi la plus longue des deux. Avec ses petits clins d’œil volontaires ou non au personnage de Marlon Brando dans Apocalypse Now, Daniel Way signe un récit maîtrisé de bout en bout. Certes nous avons le droit à quelques personnages aux traits un peu forcés, mais le lecteur passe un vrai bon moment à suivre l’histoire de ces rescapés sous l’emprise de leur leader charismatique.

La seconde histoire a de son côté un petit côté barré pas désagréable. Nous faisons tour-à-tour la connaissance des trois protagonistes un peu à la manière d’un documentaire. Le thème de qui est le meilleur survivant est rapidement posé. Avec ses nombreux rebondissements en finalement peu de pages, Spurrier réussit à divertir le lecteur sans temps morts grâce à une galerie de personnages hauts en couleurs, et s’affirme par la même occasion comme le meilleur auteur de Crossed.

Finalement, si nous devions vous recommander un seul tome de la déclinaison Terres Maudites, ce serait ce sixième volume. Avec deux histoires résolument orientées sur les survivants Way et Spurrier régalent le lecteur, et on se surprendrait même à dire que Crossed, c’est pas si mal que ça. Pourvu que cette montée en qualité se vérifie pour le tome 7 !

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2 commentaires

  1. mulk dit :

    J’ai A.D.O.R.É. la deuxième! La fin m’a complétement bluffé!
    Par contre, je trouve que la première histoire souffre un peu de longueurs.

  2. Alexia dit :

    En le lisant, je me disais que les non-infectés sont tout autant barrés que les infectés.
    C’est vrai que la scène du début nous mets dans le bain tout de suite, mais ça m’a fait rire aussi. Parce qu’en faite, les infectés nous font rire par ce qu’ils font, ils ne pensent qu’au sexe, manger et tuer, même se faire du mal à eux-mêmes, ce qui peut donner des scènes drôles, même si c’est trash. Par contre, les non-infectés font vraiment peur, et là, je trouve que ça montre bien le vrai visage de l’homme.
    Ce capitaine est vraiment effrayant, au début, je me dis qu’il est le sauveur, mais en fin de compte, on se dit qu’on préfère devenir contaminé que de rester avec lui. En tout cas, c’est ce que j’ai pensé.
    Même si certaines scènes peuvent me faire un peu tourné l’estomac ou me rendent mal à l’aise, j’adore Crossed.
    Pour moi, il est un peu comme The walking dead, les infectés sont le décor, c’est les non-infectés qui font l’histoire et qui montrent que l’humain est bien plus sombre qu’on ne peut le penser. Tout comme TWD, c’est les zombies qui me faisaient peur, maintenant, c’est les vivants et non-infectés qui me font vraiment flipper.

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