Alexandre Ratel : un nouvelliste français qui aime les zombies

moissonbann

Aujourd’hui, nous nous retrouvons pour une “critique” un peu particulière, puisque nous n’allons pas parler d’une œuvre bien définie, mais plutôt d’un auteur et de certains de ses écrits zombies. Car, il est des artistes, comme Alexandre Ratel, sur qui le zombie a une telle influence que se saisir de leur stylo (enfin poser les doigts sur leur clavier) rime forcément pour eux avec écriture d’une nouvelle histoire mettant en scène nos morts-vivants favoris.

couverture-moisson-epouvante-3Ainsi, à l’occasion de la récente sortie de sa nouvelle Stade Terminal dans l’anthologie horrifique Moisson d’épouvante Volume 3 chez Dreampress, nous avons décidé de vous présenter les précédentes nouvelles de l’auteur que nous avons eu l’occasion de lire. Eh oui, en tant que passionnés de zombies, nous ne pouvions pas ignorer un auteur tout aussi passionné.

Alexandre Ratel, que j’ai personnellement découvert dans l’anthologie Zombies et autres infectés, chez feu Griffe d’Encre, avec une nouvelle qui m’avait bien accroché malgré une chute un peu décevante, fait partie des auteurs qui ont bien compris à quel point le zombie est une figure riche qui permet d’aborder de nombreux thèmes. Ce qu’il a fait dans Brainstorming, Paul et Moi, et Stade Terminal, ses trois nouvelles respectivement publiées dans les anthologies Moisson d’épouvante volumes 1, 2 et 3 dont nous allons parler ci-dessous.

Parmi ces trois nouvelles, la première citée (Brainstorming) est d’ailleurs d’assez loin ma préférée. En quelques pages, Alexandre Ratel nous dépeint une apocalypse zombie d’un point de vue vraiment original (celui d’une équipe de publicitaires) et avec une galerie de personnages sacrément burnés. L’humour et l’ironie omniprésents tout au long de la nouvelle ne font que compléter cette vision acerbe d’une post-apocalypse très capitaliste. À lire, surprise et amusement garantis !

couv-me2Paul et Moi, dans un genre très différent, se veut plus sérieuse malgré quelques traits d’humour des personnages. Le résultat, sans être bluffant, est une nouvelle sympathique où nous découvrons peu à peu quelle était la relation entre un beau-père et son gendre alors que ce dernier essaie de se débarrasser du cadavre de son beau-père contaminé. Alexandre Ratel ne nous réserve certes pas d’énormes surprises dans cette nouvelle, mais propose une nouvelle fois un univers zombie original où malgré l’apocalypse, la police continue les contrôles de vitesse et où les voisins curieux se montrent toujours aussi gênants.

Enfin, Stade Terminal, la petite dernière, venant tout juste de paraître dans Moisson d’épouvante Volume 3, s’intéresse elle aussi à un duo de personnages masculins. Ici : un père et son fils (mordu), deux survivants souhaitant quitter cette apocalypse zombie en beauté. Je vous laisserai découvrir comment exactement, mais si la nouvelle manque un peu de suspense et d’une vraie chute, l’idée de base est vraiment amusante et servie par un style efficace. On pensera forcément à une zombédie française très sympa par les réals de La Horde.

En fin de compte, si vous aimez les zombies et avez envie de vous montrer un peu chauvins, nous vous conseillons chaudement de vous intéresser à Alexandre Ratel d’autant que son aventure zombie n’est pas terminée et qu’au moins deux de ses nouvelles devraient sortir en 2017. Un auteur français à suivre en attendant qu’il passe à l’étape suivante et nous offre enfin sa version longue de l’apocalypse zombie.

12122467_999790420078712_1770611353861982142_nBibliographie d’Alexandre Ratel :
AccroZombies et autres infectés, mai 2014
BrainstormingMoisson d’épouvante Volume 1, novembre 2014 (aussi dispo à l’unité)
Un carré de chocolatDérives Fantastiques, décembre 2014
Paul et MoiMoisson d’épouvante Volume 2, octobre 2015 (aussi dispo à l’unité)
Pour l’éternitéHistoires de Zombies, novembre 2015
Stade TerminalMoisson d’épouvante Volume 3, octobre 2016

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