Perished, un nouveau court-métrage zombie australien qui vaut son pesant d’or

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Chez MZC, on travaille d’arrache-pied pour votre bonheur. Alors on est ravi de tomber parfois sur des pépites, à l’image de Cargo (un autre court-métrage australien), qui viennent récompenser notre travail de recherche. Car, dès les premières secondes de Perished, on sait qu’on a la chance d’être tombé sur l’une d’entre elles.

perishedStefan A. Radanovich et Aaron McCann  arrivent dès le premier plan à installer une tension qui accroche le spectateur. Et ce n’est pas uniquement dû au talent des réalisateurs mais aussi à celui de Wayne S. Davies, l’acteur principal, qui réussit à poser la situation du héros efficacement lors des quelques secondes qui suivent son entrée en scène : un homme s’échappe d’une maison d’où proviennent des grognements et se retrouve contraint de se réfugier dans une remise. Tout le problème pour lui sera d’en ressortir…

Même si les premières secondes augurent un bon moment cinématographique, on s’aperçoit rapidement que le court-métrage ne brille pas pour son originalité. On retrouve, hélas, pas mal de poncifs du genre. Toutefois, tout n’est pas inintéressant puisque les réalisateurs ont pris soin de disséminer de bonnes idées tout au long de leur film. C’est donc avant tout sur la forme que Perished se démarque et se place dans le haut du panier des courts-métrages zombies.

Hormis le jeu d’acteur, un gros effort a été fait sur les effets spéciaux, sur l’ habillage sonore (très réussi) ainsi que sur les maquillages qui  rendent les zombies particulièrement crédibles. Le héros n’est d’ailleurs pas en reste puisqu’il y a une véritable progression dans son apparence physique entre le début et la fin du film. A ce tire, La fin est plutôt réussie, même si on la sent arriver, et rappelle d’un certain point de vue la scène d’introduction de l’excellente bande dessinée Zombies – La divine comédie de Péru et Cholet. Perished est donc un court-métrage classique mais bien réalisé avec un récit plutôt bien maîtrisé. Il a d’ailleurs été récompensé au South by South West Festival en 2012.

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À propos de l'auteur

Incapable de se faire comprendre par le genre humain, vif comme un cailloux roulant au fond d'une rivière, beau comme une olive verte oubliée au soleil, Baron Mardi s'est, il y a de nombreuses années, tout naturellement rapproché des zombies qu'il considère comme ses pairs. Il pense, parle et surtout sent le zombie. Bref, on peut dire que Baron Mardi aime le zombie. Détail troublant: Jusqu'à présent, il évite soigneusement de parler de ses goûts culinaires. Allez savoir pourquoi...

4 commentaires

  1. Lucky76 dit :

    Merci pour cette decouverte , aussi bon que Cargo!!

  2. Karl dit :

    Pas mal, mais la fin un peu prévisible, façon “Night Of The Leaving Dead”, hommage camouflé ?
    j’ai préféré Cargo, plus court , plus “brutal” plus novateur.
    mais plutôt agréable dans l’ensemble.
    Beau travail.

  3. Fatal Fabs dit :

    excellent

  4. Meldireen dit :

    Un petit bijou du genre ! La tension est palpable et son se met assez vite dans le jus (si j’ose dire).
    Je confirme néanmoins le commentaire de Karl à propos de la fin qui semble cousue de fil blanc. Mais ne boudons pas notre plaisir et savourons ce short comme il se doit, avec les horreurs, heu ! pardon les honneurs

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