Critique de Crossed Terres Maudites Tome 11

Crossed Terres Maudites 11 Banniere

Les tomes de la série Crossed Terres Maudites se suivent mais ne se ressemblent pas, alternant le médiocre avec le passable pour flirter plus rarement avec le bon. Pourtant cela ne les empêche pas de trouver leur public en France. Preuve en est la sortie en septembre dernier aux éditions Panini Comics du tome 11 de Crossed et de son unique histoire écrite par Kieron Gillen et dessinée par Rafael Ortiz. Le précédent tome de Crossed avait réussi à capter notre intérêt grâce à son aventure nippone, en sera-t-il de même pour ce tome 11 ?

Dans ce nouvel opus, nous suivons un groupe de survivants emmenés par un certain Washington, bien décidé à mettre la main sur les recherches du professeur Nelson, un savant mis au ban de la communauté scientifique pour ses théories jugée fantaisistes sur l’Homo Tortor, cousin préhistorique de l’homme moderne. En parallèle, nous suivons les mésaventures de trois chasseurs capturés par ces fameux Homo Tortor 75 000 ans auparavant, de quoi promettre un nouvel éclairage sur l’origine des Marqués.

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Ce tome 11 de Crossed est l’un des rares tomes où le lecteur se voit proposer une véritable histoire au lieu de simples prétextes à des scènes de violence gratuite. Au point d’ailleurs que les amateurs de gore et de débauche resteront un peu sur leur faim tant les scènes explicites, que Crossed Terres Maudites nous balance habituellement à la figure, sont rares ici. Ce n’est pas forcément plus mal car cette retenue laisse davantage de place à l’histoire pour se développer, appuyée par les nombreux flashbacks sur le groupe de chasseurs captifs.

Malgré tout, hormis peut-être Arrow, l’un des chasseurs préhistoriques, les personnages sont aussi épais que le papier sur lequel ils sont imprimés. Alors que Gillen bénéficie d’un tome entier pour leur faire prendre de la substance et de la complexité, nous avons le droit à des protagonistes motivés par une seule chose : survivre pour le chasseur, découvrir la vérité sur l’Homo Tortor pour Washington. Il est ainsi bien dommage que Gillen n’ait pas davantage exploré la psychologie de certains de ses personnages, à l’image de Washington qui se retrouve au cœur d’un triangle amoureux dont rien n’est finalement tiré dans l’histoire, malgré tout le potentiel que peut représenter ce genre de situations dans un série comme Crossed. Je ne m’attarde pas sur les personnages secondaires qui sont tous complètement interchangeables tant ils sont insignifiants !

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Vous l’aurez donc compris, la partie se déroulant à la préhistoire constitue le fil narratif le plus intéressant avec la découverte d’une société décadente basée sur la force et la violence, mais néanmoins structurée. Le final de cette histoire vous réserve même une sacrée surprise. Pour autant, elle n’est pas exempte de défaut avec le côté croquignolesque des dirigeants Homo Tortor et ne parvient pas à tenir les promesses sur l’origine des Marqués et sur la fin de la première épidémie. Les Homo Tortor sont les méchants, point final ! Aucune once de subtilité. À l’instar des Marqués, ils sont motivés par le sadisme et l’abandon à leurs pulsions violentes ; et c’est tout.

Au bout du compte, ni un des meilleurs ni un des pires tomes de la série Crossed Terres Maudites, nous devons ranger ce tome 11 dans la catégorie passable. Alors que Gillen et Ortiz disposaient de tout un tome pour nous faire vibrer, le manque de profondeur des personnages aura desservi les histoires qu’ils ont tenté de nous raconter. Pas sûr non plus que cet épisode ravira les fans de la première heure tant les scènes gores sont reléguées au second plan. Nous ne nous en plaignons pas, mais ce ne sera pas le cas de tout le monde !

Crossed Terres Maudites 11 Cover

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