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	<title>My Zombie Culture &#187; Yodeux</title>
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	<description>La culture zombie de Z à Z</description>
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		<title>Critique de Les Survivants Tome 2 Séquelles</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2015 14:25:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après un premier tome au goût d’inachevé, et alors que le sixième tome vient juste de paraître aux USA, le deuxième tome &#8216;Séquelles&#8216; de Les Survivants, la série de romans de D.J. Molles, est enfin disponible dès aujourd’hui chez Panini Books. Le résumé fourni par l’éditeur est alléchant, et après avoir subi le dernier Marc [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/les-survivants-tome-2.jpg" alt="les survivants tome 2" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-32256" /></p>
<p>Après un <a title="Critique de Les Survivants Tome 1" href="/2014/10/18/critique-de-les-survivants-tome-1/">premier tome au goût d’inachevé</a>, et alors que <a href="/db/database/1629/les-survivants-tome-6-n-a/" title="The Remaining Extinction Encyclopédie" target="_blank">le sixième tome</a> vient juste de paraître aux USA, le deuxième tome &#8216;<strong><a href="/db/database/1418/les-survivants-tome-2-sequelles-2012/" title="Les Survivants Tome 2, Séquelles Encyclopédie" target="_blank">Séquelles</a></strong>&#8216; de <strong>Les Survivants</strong>, <a href="/db/database/#int_page=1&#038;string_commit=browse&#038;string_sort=label&#038;string_display=grid&#038;int_root=0&#038;string_search=les+survivants&#038;int_day=0&#038;int_month=0&#038;int_year=0" title="Saga Les Survivants Encyclopédie" target="_blank">la série de romans</a> de <strong>D.J. Molles</strong>, est enfin disponible dès aujourd’hui chez <strong><a href="/db/database/1292/panini-books/" title="Panini Books Encyclopédie" target="_blank">Panini Books</a></strong>.</p>
<p>Le résumé fourni par l’éditeur est alléchant, et après avoir subi le dernier <strong>Marc Levy</strong> de la rentrée, il fallait bien ça pour nous réconcilier avec la lecture :</p>
<blockquote><p><a href="/wp-content/uploads/2015/02/Les-Survivants-T02_1400-px.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2015/02/Les-Survivants-T02_1400-px-198x300.jpg" alt="survivants séquelles tome 2" width="198" height="300" class="alignright size-medium wp-image-31862" /></a>&#8220;Réfugié à Camp Ryder, une enclave de survivants, le capitaine Lee Harden n’est pas tiré d’affaire pour autant. On ne croit pas en ses capacités d’apporter de l’aide aux réfugiés, et surtout on le soupçonne d’être la “taupe” de Milo, un chef de gang sanguinaire qui profite de la situation pour se livrer au pillage et à l’extorsion.<br />
Après l’attaque du camp par des infectés, on le somme de prouver sa bonne foi. Pour cela, une seule solution : atteindre l’un des bunkers remplis de nourriture, de médicaments et de fournitures, et rapporter de quoi sauver le camp de la famine. Avec l’aide de quatre volontaires, Lee Harden se lance dans une expédition des plus périlleuses, dans cette région remplie de hordes d’infectés, où rôde le gang de Milo, lui aussi très intéressé par ce bunker.<br />
Lorsqu’il découvre un nouveau camp de réfugiés, la tâche de Lee se complique encore.&#8221;</p></blockquote>
<p>Disons-le tout de suite, si le premier tome souffrait de quelques faiblesses scénaristiques, <strong>D.J. Molles</strong> a ici corrigé le tir et offre au lecteur une intrigue bien ficelée, des scènes d’action haletantes et un suspense mené de main de maître jusqu’à la dernière page.</p>
<p>De plus, alors que le premier tome, se concentrait surtout sur des scènes d’action, l’auteur offre ici bien plus de profondeur à son roman, et enrichit ainsi notre expérience de lecture. Le Capitaine est ainsi confronté à ses choix, ou plutôt aux choix de ses supérieurs. Doit-il remplir la mission qui lui a été confiée par un gouvernement qui n’existe plus ? Peut-il sauver tout le monde ? Défendre les faibles face aux psychopathes, désormais affranchis de la justice, est-il réellement une option viable à long terme ?<br />
<a href="/wp-content/uploads/2015/03/the-remaining-aftermath.jpeg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2015/03/the-remaining-aftermath-168x300.jpeg" alt="the remaining aftermath" width="168" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-32257" /></a>Toutes ces questions, et d’autres encore, s’imposent ainsi à notre héros, diminué par ses nombreuses blessures, alors qu’il continue à enchaîner les déconvenues. Elles trouvent d&#8217;ailleurs réponses au cours de scènes plutôt bien écrites, alternant tantôt dialogue entre personnages, tantôt questionnement intérieur. Il est également appréciable de voir que la question de la religion soit aussi abordée, au travers d’un dialogue assez savoureux avec un prêtre rencontré au gré du hasard… ou d’un divin destin.</p>
<p>Mais le capitaine n’est pas seul et  s’entoure d’autres survivants pour accomplir sa mission. Et heureusement car cela permet à <strong>D.J. Molles</strong> d’abandonner la vision manichéenne adoptée par beaucoup d’auteurs et de fournir un large éventail de personnages ayant tous leur côté sombre. Une mention spéciale pour le Doc’, qui, au cours d’une scène au réalisme surprenant, retourne le récit d’une manière complètement inattendue.</p>
<p><strong>En conclusion et car il est difficile d’en dire plus sans dévoiler une intrigue qu’il vous faut absolument découvrir, nous ne pouvons que vous conseiller de découvrir cette série. Les légers reproches que nous avions adressés au premier tome sont désormais corrigés, et la dimension sociale que nous attendions en conclusion de notre critique du tome 1 est abordée ici.</strong></p>
<p>Les très bons romans que nous recevons ces derniers mois m’amènent à une réflexion personnelle : ces ouvrages devraient pousser les médias “grands publics” à s’ouvrir un peu à notre genre. Tout simplement car il ne faut pas forcément parler de la crise existentielle d’un trentenaire qui ne rentre plus dans ses slips pour captiver le lecteur ! Comme pour le cinéma, la littérature de genre souffre d’une sorte d’exclusion snob de moins en moins justifiable. Mais il y a quelques années, le polar souffrait du même ostracisme, pourtant il n’est pas rare aujourd’hui de voir <strong>Franck Thilliez </strong>ou <strong>Fred Vargas</strong> invités sur les plateaux télé.  Alors encore un effort, et bientôt, nous entendrons parler de l’univers zombie pour autre chose que les <em>zombie walks</em> qui font peur aux mamies !</p>
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		<title>Critique d&#8217;Open Grave</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Mar 2015 12:40:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cinéma / Série]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[Gonzalo López-Gallego]]></category>
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		<description><![CDATA[Inédit jusqu’ici en France, Open Grave, film indépendant réalisé par Gonzalo Lopez-Gallego, est désormais disponible en DVD/Blu-Ray. Habituellement dévoué aux chroniques littéraires, notre bien aimé rédac’chef ne daignant me confier des films que lorsqu’ils sont des nanars, je pensais donc pouvoir laisser libre cours à ma méchanceté. Alors vais-je pouvoir me défouler aujourd’hui ? Rien [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2015/03/OpenGrave-banner.jpg" rel='prettyPhoto'><img class=" size-full wp-image-32223 alignnone" src="/wp-content/uploads/2015/03/OpenGrave-banner.jpg" alt="OpenGrave-banner" width="630" height="250" /></a></p>
<p>Inédit jusqu’ici en France, <a href="/db/database/1195/open-grave-2013/" title="Open Grave Encyclopédie" Target="_blank"><strong>Open Grave</strong></a>, film indépendant réalisé par <strong>Gonzalo Lopez-Gallego</strong>, est désormais disponible en DVD/Blu-Ray. Habituellement dévoué aux chroniques littéraires, notre bien aimé rédac’chef ne daignant me confier des films que lorsqu’ils sont des nanars, je pensais donc pouvoir laisser libre cours à ma méchanceté.</p>
<p>Alors vais-je pouvoir me défouler aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr même si le pitch du film, aussi mystérieux que le prénom du personnage principal, ne laisse rien paraître de l’éventuelle qualité de ce long métrage :</p>
<blockquote><p>&#8220;Un homme se réveille dans un puits rempli de cadavres. Il se demande si ses sauveteurs sont responsables de ce massacre ou s&#8217;il est lui-même le meurtrier.&#8221;</p></blockquote>
<p>Car, tout commence fort avec la scène du réveil (ou de résurrection ?) du héros, incarné par <a href="http://www.imdb.com/name/nm1663205/"><strong>Sharlto Copley</strong></a>, que nous avons déjà pu voir à l’oeuvre dans <strong>District 9</strong>. Amnésique, coincé au fond d’une fosse commune, il ne doit son salut qu’à une corde lancée par une jeune femme muette, incarnée par <a href="http://www.imdb.com/name/nm0387319"><strong>Josie Ho</strong></a>, habituée des films d’infectés depuis <strong>Contagion</strong> de <strong>Steven Soderbergh</strong>. Il va alors rejoindre un petit groupe de survivants, tous amnésiques comme lui, qui a élu résidence dans une maison perdue au milieu de nulle part.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/MZC-opengrave-1.jpg" alt="Open grave mzc" width="630" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-32220" /></p>
<p>La quête de réponses, et d’identité, des personnages devient alors rapidement le fil conducteur du film et donne naissance à une intrigue plutôt bien menée. Certes, il revient bien vite à un schéma habituel des films d’horreur, pourtant, difficile de bouder son plaisir devant <strong>Open Grave</strong>. De plus, servie par un casting de qualité, la réalisation habile est complétée par une photographie parfaite. <strong>Open Grave</strong> est beau comme un cimetière au lever du soleil, angoissant comme une nuit sans lune et stressant comme les cris d’un bébé qui se réveille toutes les deux heures (les vrais savent !).</p>
<p>Il est également appréciable de voir que pour une fois, en l’absence de l’aide d’un gros studios, les économies sur le budget sont faites de manière intelligente et raisonnée. Ainsi, les coups de feu ne montrent pas toujours leurs résultats, mais les changements de plans millimétrés permettent de faire le boulot sans entrer dans la surenchère d’effets spéciaux coûteux. Il n’y a pas non plus de poursuites filmées depuis un drone ou d’explosions d’hélicoptères : pas besoin. <strong>Open Grave</strong> est filmé auprès, et la qualité de jeu des acteurs fait le reste.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/MZC-opengrave-2.jpg" alt="Open grave mzc" width="630" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-32221" /></p>
<p>Les décors, situés en Hongrie, participent également à la tension présente tout au long du film. Les forêts denses, les bâtiments abandonnés, sont ici le terrain de jeu d’infectés parmi les plus réalistes que j’ai vus. Non pas au travers des maquillages, qui sont classiques et plutôt sobres pour des morts-vivants, mais par leurs cris. Pas de croisement entre un lion et votre belle-mère avec une laryngite. Les infectés crient ici comme s’ils souffraient. De vrais cris humains, déchirants, inquiétants. Et s’ils sont agressifs, ils expriment aussi une colère d’avoir été eux aussi des victimes. D’ailleurs, le moyen de défense trouvé par les survivants illustre bien cette humanité subsistant chez les infectés, et pose de manière subtile la question de savoir qui est réellement le monstre ici.</p>
<p>Enfin, <strong>Open Grave </strong>doit beaucoup à la qualité de jeu des acteurs. Ainsi le personnage de “Brown Eyes”, jeune asiatique incarnée avec brio par <strong>Josie Ho</strong>, semble tout au long du film être la clé de l’histoire. Mais muette et n’écrivant que le chinois, elle est impuissante et ne peut expliquer ce qui est arrivé aux autres, et le spectateur, lui aussi dans le secret, se prend à ressentir la même angoisse que les personnages amnésiques. Lukas, joué par <a href="http://www.imdb.com/name/nm0470981"><strong>Thomas Kretschman</strong></a>, déjà vu dans <b>Resident Evil : Apocalypse</b>, illustre quant à lui la folie qui s’empare peu à peu de ceux qui, ne sachant plus rien, croient tout comprendre du point de vue de leur petite lucarne. Chaque personnage joue ainsi un rôle essentiel, comme s’ils n’étaient pas là par hasard, comme si tout avait été préparé, et ce n’est qu’à la fin du film, lorsque les bribes de mémoire de chacun se mettent bout à bout, que la vérité va éclater…</p>
<p><strong>Vous l’aurez compris, Open Grave est un film enthousiasmant. Bien réalisé, bien joué, bien filmé, il renouvelle le genre à la manière d’un The Dead à sa sortie. À l&#8217;heure où vous lirez ces lignes, Open Grave est disponible en DVD/Blu-Ray et VOD.</strong></p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/MZC-opengrave-3.jpg" alt="Open grave mzc" width="630" height="300" class="aligncenter size-full wp-image-32222" /></p>
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		<title>Critique de Le Dernier Bastion T02 : Fournaise</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Jan 2015 12:42:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme nous l’avions annoncé il y a quelques semaines, le tome 2 de Le Dernier Bastion écrit par Adam Baker est désormais disponible chez Panini Books. En bon lecteur de MZC, vous avez lu notre interview de l’auteur et savez donc déjà que ce tome, intitulé Fournaise, n’est pas une suite du premier tome, mais une préquelle aux évènements [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/01/le-dernier-bastion-2-fournaise.jpg" alt="le dernier bastion 2 fournaise" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-31201" /></p>
<p dir="ltr">Comme nous l’avions annoncé il y a quelques semaines, le tome 2 de <strong><a href="/db/database/1302/le-dernier-bastion-tome-2-fournaise-2012/" target="_blank" title="Le Dernier Bastion : Fournaise Encyclopédie">Le Dernier Bastion</a></strong> écrit par <strong><a href="/db/database/1304/adam-baker/" target="_blank" title="Adam Baker Encyclopédie">Adam Baker</a></strong> est désormais disponible chez <strong><a href="/db/database/1292/panini-books/" target="_blank" title="Panini Books Encyclopédie">Panini Books</a></strong>. En bon lecteur de <strong>MZC</strong>, vous avez lu notre <a href="/2014/05/28/interview-dadam-baker-auteur-de-rempart/">interview</a> de l’auteur et savez donc déjà que ce tome, intitulé <strong>Fournaise</strong>, n’est pas une suite du premier tome, mais une préquelle aux évènements de <strong><a href="/db/database/1296/le-dernier-bastion-tome-1-rempart-2011/" target="_blank" title="Le Dernier Bastion : Rempart Encyclopédie">Rempart</a></strong>.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/12/le-dernier-bastion-fournaise.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignright size-medium wp-image-30538" alt="le dernier bastion tome 2 fournaise" src="/wp-content/uploads/2014/12/le-dernier-bastion-fournaise-189x300.jpg" width="189" height="300" /></a>
<p dir="ltr">Oublions donc nos héros surgelés pour retrouver une bande de mercenaires en plein cœur de l’Irak d’après <strong>Sadam</strong>. Attirés par l’or caché du dictateur, ils vont se retrouver entraînés dans un voyage en plein désert, guidés par un ancien cadre du parti Baas. Comme vous l’imaginez, rien ne va se dérouler comme prévu et ils vont vite être impliqués dans une lutte acharnée entre les services secrets et le virus.</p>
<p dir="ltr">Vous l’aurez donc compris, nous quittons ici le huis clos d’une plateforme pétrolière pour la fournaise du désert. L’auteur, grâce à un récit bien mené, nous en apprend alors davantage sur les origines du virus, et le pourquoi de son arrivée parmi nous. Et c’est une bonne nouvelle car le tome 1 nous laissait sur notre faim au sujet des origines et des causes de cette pandémie.</p>
<p dir="ltr">Mais ces précisions supplémentaires ne sont pas apportées au détriment des personnages qui, comme dans le premier tome, ne semblent pas avoir été créés uniquement pour les besoins du récit. Tous ont ainsi une histoire, des cicatrices et des désirs. Chacun a vécu, chacun a souffert, et tous sont (enfin les gentils) attachants malgré les exactions qu’ils commettent. Et c’est ici que nous pouvons voir le talent de romancier d’<strong>Adam Baker</strong> qui, en choisissant des mercenaires plongés au cœur du conflit irakien, prenait un risque énorme. Vous connaissez la réputation sulfureuse des entreprises comme <strong>Black Water</strong>, dont les employés sont accusés régulièrement de nombreuses exactions sur les théâtres d’opérations où ils interviennent. Et pourtant, <strong>Baker</strong> réussit ici à nous rendre sympathiques ces mercenaires, montrant des femmes et des hommes qui ont juste envie de raccrocher le ceinturon et de vivre paisiblement. Nous découvrons donc des personnages, qui, coincés dans le désert, se confient les uns aux autres, dans des dialogues séduisant le lecteur par leur vraisemblance. Chose rare et paradoxale dans les romans qui nous concernent, il y a une vraie vie dans ces pages.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/05/Juggernaut.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/05/Juggernaut-196x300.jpg" alt="Juggernaut" width="196" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-25318" /></a>
<p dir="ltr">À cela s’ajoutent des scènes d’action crédibles et bien menées. L’auteur a clairement mené des recherches sur les véhicules, les armes et leurs effets, conduisant chaque bataille à sembler plausible. Clairement inspiré par les films de guerre américains, <strong>Adam Baker</strong> se fait plaisir et s’offre une belle brochette d’explosions, de coups de feu et de démembrements. Sans jamais tomber dans la surenchère.</p>
<p dir="ltr">Ce dosage malin entre récit purement narratif, presque introspectif sur les personnages, et scènes de guerre habiles est également complété par un scénario maîtrisé de bout en bout. Les informations sont distillées au compte-gouttes, provoquant souvent le syndrome du “Encore un chapitre et je dors”, jusqu’à la fin du roman, qui ne manque pas d’ironie.</p>
<p dir="ltr"><strong>Nous voyons donc clairement les progrès d’Adam Baker entre le premier tome, qui était également son premier roman, et ce tome 2. Comme le jongleur qui ajoute des quilles et des figures au fur et à mesure de ses progrès, Baker maîtrise de mieux en mieux son récit et donc forcément, régale de plus en plus ses lecteurs.<br />
Inutile de dire que nous attendons avec impatience les deux derniers tomes, qui devraient prendre place sur le sol américain cette fois-ci.</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Critique de Les Survivants Tome 1</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Oct 2014 09:10:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nous ne présentons plus Eclipse, la collection de Panini Books qui nous abreuve en (bons) romans depuis plusieurs mois. Après une nouvelle incursion dans le catalogue espagnol de Dolmen Editorial avec Welcome to Harmony, nous revenons, avec le tome 1 de la saga Les Survivants, au pays de l’Oncle Sam. La particularité de ce roman [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img class="size-full wp-image-29211 alignnone" alt="les-survivants-banner" src="/wp-content/uploads/2014/10/les-survivants-banner.jpg" width="627" height="250" /></p>
<p dir="ltr">Nous ne présentons plus <strong>Eclipse</strong>, la collection de <strong><a href="/db/database/1292/panini-books/" title="Panini Books Encyclopédie" target="_blank">Panini Books</a></strong> qui nous abreuve en (bons) romans depuis plusieurs mois. Après une nouvelle incursion dans le catalogue espagnol de <strong>Dolmen Editorial</strong> avec <a href="/2014/10/08/critique-de-welcome-to-harmony/" title="Critique de Welcome to Harmony" target="_blank"><strong>Welcome to Harmony</strong></a>, nous revenons, avec le tome 1 de <a href="/db/database/#int_page=1&#038;string_commit=browse&#038;string_sort=label&#038;string_display=grid&#038;int_root=0&#038;string_search=les+survivants&#038;int_day=0&#038;int_month=0&#038;int_year=0" title="Saga Les Survivants Encyclopédie" target="_blank">la saga <strong>Les Survivants</strong></a>, au pays de l’Oncle Sam.</p>
<p dir="ltr">La particularité de ce roman est qu’il a tout d’abord été publié par son auteur, <strong>D.J. Molles</strong>, sur un <a href="http://the-remaining.com/">blog</a> avant d’être repéré par un éditeur américain qui en a fait un succès en librairie. Nous ne sommes donc pas dans la situation habituelle du blogueur ayant envie de se faire 4 sous en sortant son roman en auto-édition (comme les horreurs publiées chez un éditeur québécois dont nous tairons le nom afin de ne pas froisser nos cousins). Aujourd’hui, la saga compte déjà 4 tomes publiés aux États-Unis (un cinquième tome serait en préparation). De notre côté nous découvrons donc <a href="/db/database/1417/les-survivants-tome-1-2014/" title="Les Survivants Tome 1" target="_blank"><strong>Les Survivants : Survivre, Protéger, Reconstruire</strong></a>, le premier tome, qui nous plonge dès le début dans le confinement&#8230;  d&#8217;un bunker.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/09/les-survivants-tome-1.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/09/les-survivants-tome-1-198x300.jpg" alt="les survivants tome 1" width="198" height="300" class="alignright size-medium wp-image-27904" /></a>Le héros, Lee Harden, est capitaine dans l’armée américaine. Et sa mission est un peu particulière : à chaque fois que le gouvernement redoute un effondrement de la société, il est envoyé dans un bunker avec ordre d’attendre chaque jour un briefing à 12h tapantes. Si le briefing n’a pas lieu, il doit attendre quelques jours puis ouvrir une enveloppe contenant ses instructions.<br />
Alors qu’il n’avait connu que des fausses alertes lors de ses missions précédentes, Harden n’a rapidement plus aucune nouvelle de son commandement. Accompagné de son chien, il quitte sa cachette confortable pour découvrir qu’un virus a bel et bien détruit la civilisation telle qu’il la connaissait.<br />
Appliquant à la lettre ses instructions, le Capitaine tente de retrouver des survivants afin de structurer un groupe et assurer la continuité de la société. Bien entendu, rien ne déroule comme prévu, et il se retrouve démuni face à la bêtise et à la cruauté de ses semblables.</p>
<p dir="ltr"><a href="/wp-content/uploads/2014/10/the-remaining.jpeg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/10/the-remaining-167x300.jpeg" alt="the remaining" width="167" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-29257" /></a>Autant le dire tout de suite, l’intrigue du roman <strong>Les Survivants</strong> n’est pas au niveau de ce qu’on a pu lire chez <strong>Panini</strong>, en particulier l’excellente série de <strong><a href="/db/database/592/manel-loureiro/" title="Manel Loureiro Encyclopédie" target="_blank">Manel Loureiro</a></strong>. Pour autant, je n’ai pas boudé mon plaisir et, en abordant ce livre comme on regarde un film avec <strong><a href="http://www.imdb.com/name/nm0005458/" title="Jason Statham IMDb" target="_blank">Jason Statham</a></strong> (dont je suis un grand fan), j’ai finalement réellement apprécié sa lecture. Les quelque 300 pages se lisent rapidement, grâce à un style fluide et efficace. Les personnages, du héros aux survivants rencontrés après avoir quitté son bunker, sont bien composés, et les rebondissements, assez nombreux, tiennent plutôt bien la route. Nous nous prêtons finalement bien au jeu de l’auteur qui s’amuse à confronter son personnage surentraîné et ultra préparé à des situations toujours pires que la précédente qui lui font tout perdre et le laissent démuni face à une réalité qu’il n’osait pas envisager. Pour tout vous avouer, ayant lu le livre en version électronique, j’ai été surpris d’arriver à la fin du roman alors que l’intrigue venait tout juste de se mettre en place.</p>
<p dir="ltr">Ce sera d’ailleurs ma seule réelle critique à l’égard de ce livre : le découpage en tome semble totalement arbitraire. Ayant été publié par épisodes sur un blog, <strong>D.J. Molles</strong> n’avait sans doute pas prévu une sortie papier, et l’éditeur a coupé le récit en tomes pour éviter de sortir un livre trop gros qui aurait pu décourager le lecteur. En découle une fin un peu abrupte, et une attente insoutenable, les petits malins&#8230;</p>
<p><strong>En conclusion, si vous cherchez un roman rapide et facile à lire, allez-y les yeux fermés. Nous verrons par la suite si la dimension sociale prend de l’ampleur au fur et à mesure que Lee Harden rassemblera des groupes, mais pour le moment, il faudra se contenter d’un bon roman d’action, et en cette période de reprise difficile, nous n’allons pas cracher sur un peu de divertissement pur.</strong></p>
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		<title>Critique de Z comme Zombies Tome 2 : L&#8217;immonde perdu</title>
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		<pubDate>Fri, 08 Aug 2014 12:41:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Bande Dessinée]]></category>
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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, nous avions été enthousiasmés par le premier tome de Z comme Zombies de Jerry Frissen et Jorge Miguel édité par Les Humanoïdes associés. C’est donc avec un mélange de joie et d’appréhension que nous nous sommes lancés dans la lecture du deuxième tome, disponible chez le même éditeur. Comme nous [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="/wp-content/uploads/2014/08/bann-z-comme-zombies-t2.gif" rel='prettyPhoto'><img class="alignnone size-full wp-image-26893" alt="bann-z-comme-zombies-t2" src="/wp-content/uploads/2014/08/bann-z-comme-zombies-t2.gif" width="630" height="250" /></a></p>
<p>Il y a quelques semaines, nous <a href="/2014/03/08/critique-de-z-comme-zombies-tome-1/" title="Critique de Z comme Zombies Tome 1" target="_blank">avions été enthousiasmés</a> par le premier tome de <strong><a href="/db/database/1269/z-comme-zombies-t1-houston-nous-avons-un-probleme-/" title="Z comme Zombies Tome 1 Encyclopédie" target="_blank">Z comme Zombies</a></strong> de<strong><a href="/db/database/1268/frissen-jerry/" title="Frissen Jerry Encyclopédie" target="_blank"> Jerry Frissen</a></strong> et <strong><a href="/db/database/1270/miguel-jorge/" title="Jorge Miguel Encyclopédie" target="_blank">Jorge Miguel</a> </strong>édité par <strong>Les Humanoïdes associés</strong>. C’est donc avec un mélange de joie et d’appréhension que nous nous sommes lancés dans la lecture du <a href="/db/database/1377/z-comme-zombies-t2-l-immonde-perdu-2014/" title="Z comme Zombies L'immonde Perdu Encyclopédie" target="_blank">deuxième tome</a>, disponible chez le même éditeur.</p>
<p>Comme nous vous le disions dans notre premier article, le parti pris et la ligne générale de l’histoire étaient surprenants et inhabituels. Servi par des dialogues tordants et des personnages hauts en couleurs, ce tome 1 était un bol d’air rafraîchissant au milieu des univers pesants et glauques que peuvent proposer des séries dans le genre de <strong>Crossed</strong>.<br />
Ce deuxième tome nous propose donc de suivre de nouveau Freddy Merckx et ses amis, à la recherche des milliards cachés par le méchant du premier tome. </p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/08/z-comme-zombies-bd.jpg" alt="z comme zombies bd" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-26902" /></p>
<p>La recette reste ainsi la même et mélange humour, vulgarité et gore grand-guignolesque avec plus ou moins de bonheur. En effet, si le personnage de Ted Pikul, scientifique transformé passant son temps à perdre sa tête, est hilarant et apporte un réel plus, l’auteur use en revanche toujours des mêmes ficelles avec Freddy Merckx ce qui pourrait finir par lasser le lecteur. Et pourtant… la mécanique fonctionne toujours.<br />
Et, si le scénario délaisse un peu la société où humains et zombies doivent cohabiter (ou partir habiter sur la lune comme dans le premier tome), nos amis morts-vivants sont plus ici un prétexte à une aventure à la <strong>Indiana Jones</strong> déjantée et teintée d’un brin de <strong>Jurassic Park</strong> décomposé.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/08/l-immonde-perdu.jpg" alt="l immonde perdu" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-26903" /></p>
<p>Les petits reproches faits sur les dessins du tome 1 sont ici inexistants : la totalité de l’album est homogène et convaincante et se lit facilement. On regrette simplement que la vulgarité devienne un peu trop souvent gratuite là où elle arrivait avec finesse dans le premier tome. Mais cela est affaire de sensibilité du lecteur.</p>
<p><strong>Les Humanoïdes Associés publient donc la suite d’une série qui, sans rester dans les annales de notre genre, a le mérite de changer un peu le ton habituel et de présenter des personnages attachants (si si). Alors, pour nos lecteurs qui savent ne pas se prendre trop au sérieux, vous pouvez y aller les yeux fermés malgré nos petites réserves. Z comme Zombies Tome 2, L&#8217;immonde perdu sera disponible en librairie le 27 août prochain.</strong></p>
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		<title>Critique de Le Dernier Bastion T01 : Rempart</title>
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		<pubDate>Wed, 14 May 2014 17:19:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Adam Baker]]></category>
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		<description><![CDATA[Panini Books, via sa collection Eclipse rachetée il y a maintenant plusieurs mois, nous gâte régulièrement en romans zombies et/ou postapo. Le dernier en date, et sujet de notre chronique aujourd’hui, est Rempart (lisez un extrait), le premier roman d&#8217;Adam Baker mais également le premier tome de sa série Le Dernier Bastion. Mais avant d’entrer [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img src="/wp-content/uploads/2014/05/rempart.jpg" alt="rempart" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-24966" /></p>
<p dir="ltr"><strong><a href="/db/database/1292/panini-books/" title="Panini Books Encyclopédie" target="_blank">Panini Books</a></strong>, via sa collection <strong>Eclipse</strong> rachetée il y a maintenant plusieurs mois, nous gâte régulièrement en romans zombies et/ou postapo. Le dernier en date, et sujet de notre chronique aujourd’hui, est <a title="Rempart Encyclopédie" href="/db/database/1296/le-dernier-bastion-2011/" target="_blank"><strong>Rempart</strong></a> (<a href="/wp-content/uploads/2014/05/Le-Dernier-Bastion-T01_Extrait.pdf" title="Extrait Le Dernier Bastion Rempart" target="_blank">lisez un extrait</a>), le premier roman d&#8217;<a title="Adam Baker Encyclopédie" href="/db/database/1304/adam-baker/" target="_blank"><strong>Adam Baker</strong></a> mais également le premier tome de sa série <strong>Le Dernier Bastion</strong>.
</p>
<p dir="ltr">Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, une petite mise au point s’impose. Car oui chers lecteurs, vous pourrez constater sur la quatrième de couverture du roman un logo “<em>recommandé par My Zombie Culture</em>”. Ce logo est le fruit d’un partenariat entre <strong>Panini</strong> et notre site et consiste uniquement en un échange de bons procédés : nous recevons des services de presse et réalisons des articles sur les livres. En aucun cas nous ne sommes rémunérés pour ces articles, et nous gardons toute liberté de dire du mal des choses qui nous sont envoyées. Nous sommes, et nous resterons, totalement indépendants de toute démarche publicitaire ou, encore pire, publi-rédactionnelle.</p>
<p dir="ltr"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Le-dernier-bastion.jpg" rel='prettyPhoto'><img class=" wp-image-23640 alignleft" alt="Le dernier bastion" src="/wp-content/uploads/2014/04/Le-dernier-bastion.jpg" width="215" height="325" /></a>Ceci étant dit, c’est avec une certaine circonspection que nous avons ouvert <strong>Rempart</strong>. En effet, <strong>Adam Baker</strong>, 45 ans, publie ici son premier roman, premier tome d’une saga zombie comme nous en voyons beaucoup aux États-Unis. Nous avons donc craint de nous trouver face à un énième roman de blogueur. Mais les premières lignes ont rapidement effacé nos craintes et placent clairement ce premier tome dans le haut du panier.</p>
<p dir="ltr">L’histoire tout d’abord, rafraîchit le genre de manière inattendue. En effet, l’action se situe non pas sur un continent surpeuplé mais… sur une plateforme pétrolière au delà du cercle polaire. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une grosse usine remplie de centaines de travailleurs <em>offshore</em> comme nous pourrions nous y attendre mais d’une station de pompage peu à peu abandonnée, avec à son bord une équipe réduite au minimum pour assurer la maintenance.</p>
<p dir="ltr">C’est donc en suivant Jane Blanc, une femme d’église (oui, aux USA les femmes ont le droit de célébrer la messe) obèse, venue chercher, un peu comme tout les autres protagonistes, des réponses dans l’isolement du grand nord, que nous découvrons que le monde est en train de s’écouler. La chute de la civilisation se fait ainsi de manière presque abstraite pour les personnages au travers des sporadiques transmissions satellites qu’ils reçoivent. La disparition de la civilisation semble pour eux se résumer à savoir qui va bien pouvoir venir les chercher.</p>
<p dir="ltr"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/adam-baker.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/05/adam-baker-216x300.jpg" alt="adam baker" width="216" height="300" class="alignright size-medium wp-image-24964" /></a>Et c’est là une des force du récit et ce qui fait toute son originalité : les zombies n’apparaissent que tardivement dans le roman, et laissent la place à une véritable tension qui s’installe entre les occupants. L’isolement du Rempart de Kasker, nom de leur refuge, permet à l’auteur de réellement déployer la psychologie de ses personnages, loin des stéréotypes souvent rencontrés.</p>
<p dir="ltr">Au-délà de savoir ce qui est arrivé à leurs proches, il se soucient ainsi davantage de ce qu’ils vont manger, de se soigner, et surtout, de quitter cette station pour rejoindre ce qu’il reste de la civilisation. Les clans ne tardent alors pas à se former, les complots à s’organiser et les caractères à se révéler. Mais bien entendu, même perdu aux confins de l’Arctique, ils finissent par être rattrapés par l’épidémie, qui prend là aussi une forme un peu surprenante et inhabituelle.</p>
<p dir="ltr">En effet, le virus ne se répand pas de manière instantanée dans l’organisme mais laisse une part de conscience aux victimes pendant un temps variable. Cela donne d’ailleurs lieu à quelques chapitres narrant l’histoire du point de vue des héros contaminés, et nous fait découvrir leurs questionnements existentiels tiraillés entre leur affection pour leurs amis et les besoins du virus. Si cela peut surprendre au début (tout comme la forme du virus dont nous vous laissons découvrir la nature), c’est finalement assez bien mené pour faire de cette entorse aux règles du genre une vraie valeur forte de l’ouvrage.</p>
<p dir="ltr"><a href="/wp-content/uploads/2014/05/outpost.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/05/outpost-195x300.jpg" alt="outpost" width="195" height="300" class="alignleft size-medium wp-image-24965" /></a>Bien entendu tout n’est pas rose au pays des ours polaires, et certains détails sont légèrement agaçants. Ainsi, la référence à la guerre froide et la probable implication de l’armée rouge dans l’épidémie est un peu dépassée. Cela reste à confirmer dans les tomes suivants mais, alors que le roman échappe aux canons américains habituels, voir l’auteur retomber dans le travers des méchants russes est bien décevant. Mais nous ne pouvons pas faire de procès d’intention si tôt dans le récit, et nous devrons attendre d’avoir lu les trois tomes avant de donner un verdict final sur ce point.</p>
<p dir="ltr">Et puis ne faisons pas la fine bouche non plus, les scènes d’action sont maîtrisées, les personnages crédibles et jamais réellement manichéens (en chaque Saint se cache un salopard, et inversement) et l’écriture est fluide et agréable avec une narration omnisciente qui nous permet de suivre tous les personnages, et de mieux connaître leurs ressentis.</p>
<p dir="ltr"><strong>Nous voyons donc ici la vraie différence entre livres surfant sur la mode zombie, enchaînant les lieux communs et les scènes horrifiques pour faire frémir les collégiennes, et vrai travail d’auteur, qui s’approprie les règles, les détourne pour délivrer son message et créer sa propre vision du genre. Disponible aujourd’hui (le 14 mai) nous vous recommandons donc chaudement la lecture de Rempart qui saura vous ravir du long de ses 500 pages.</strong></p>
<p dir="ltr">Et un dernier mot pour nos fidèles lecteurs de la rubrique <a href="/tag/vous-lavez-voulu-le-choix-des-lecteurs/" title="Vous l'avez voulu ! Le choix des lecteurs" target="_blank"><strong>Vous l&#8217;avez voulu ! Le choix des lecteurs</strong></a>, vous voyez que je peux aimer quelque chose <img src="/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif" rel='prettyPhoto' alt=":)" class="wp-smiley" /></p>
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		<title>Vous l&#8217;avez voulu ! Le choix des lecteurs N°6 : Plane of the Dead</title>
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		<pubDate>Thu, 01 May 2014 19:40:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[scott thomas]]></category>
		<category><![CDATA[Vous l'avez Voulu ! Le choix des lecteurs]]></category>

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		<description><![CDATA[Après avoir laissé la main à mes collègues bien trop gentils, me voici de retour pour le choix des lecteurs N°6 et la critique d’un film qui a sans aucun doute remporté un véritable succès auprès des hôtesses de l’air : Plane of the Dead. Sorti en 2007, le film réalisé par Scott Thomas nous [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><img src="/wp-content/uploads/2014/05/plane-of-the-dead.jpg" alt="plane of the dead" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-24555" /></p>
<p dir="ltr">Après avoir laissé la main à mes collègues bien trop gentils, me voici de retour pour le choix des lecteurs N°6 et la critique d’un film qui a sans aucun doute remporté un véritable succès auprès des hôtesses de l’air : <a title="Plane of the Dead Encyclopédie" href="/db/database/548/plane-of-the-dead-2007/" target="_blank"><strong>Plane of the Dead</strong></a>. Sorti en 2007, le film réalisé par <strong>Scott Thomas</strong> nous narre l’histoire d’une épidémie zombie dans un avion.</p>
<p dir="ltr">Un décor qui, je l&#8217;avoue, me semblait un support excellent pour nous offrir un huis clos terrifique avec des personnages confinés dans un espace restreint, en proie à la fois aux zombies et à leurs propres peurs. C’est donc avec un a priori bienveillant que j’ai lancé le DVD. Malheureusement, mon bonheur a été de courte durée.</p>
<p dir="ltr">Dès le début du film, le spectateur est assailli par un  catalogue de clichés digne des meilleures séries des années 90 : le pilote pré-retraité, le jeune copilote aux dents longues, l’hôtesse timide mais chaude, les autres hôtesses forcement nymphomanes, le couple qui s’engueule, le prisonnier en transfert attaché à son flic, le <a class="zem_slink" title="Air marshal" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Air_marshal" target="_blank" rel="wikipedia">Air Marshall</a> idiot mais badass et, bien entendu, les médecins ripoux à cause de qui tout va mal se passer.</p>
<p dir="ltr"><img class="alignnone size-full wp-image-24550" alt="meme_batman" src="/wp-content/uploads/2014/05/meme_batman.jpg" width="630" height="345" /></p>
<p dir="ltr">Si la présence d&#8217;une telle brochette de clichés n&#8217;est pas vraiment une surprise, l&#8217;attente nécessaire pour voir l&#8217;action démarrer en est une pour ce genre de films. Il faut en effet presque arriver au quart du film pour voir pointer le bout d’un début d’intrigue et d’action… C’est aussi à ce moment là que commence le festival de <em>what the fuck</em> qui va terminer d’assommer le pauvre spectateur contrit sur son canapé.</p>
<p dir="ltr">Il est clair que le film n’envisage pas une seule seconde d’être réellement crédible, mais certaines choses sont vraiment agaçantes. Commençons bien entendu par le nombre incroyable de cartouches tirées en 1h30 de film, qui aurait suffi à détruire l’avion sans l’aide des zombies (il suffit d’avoir vu les téléfilms en 2 parties de <strong>M6</strong> pour savoir qu’on ne tire jamais dans un avion… JAMAIS !). Viennent ensuite les zombies qui trouent le sol de l’avion depuis la soute… Oui, vous avez bien lu, les zombies percent un sol censé résister à une dépressurisation aussi facilement que <strong>Rocco</strong> l’hymen d’une vierge. Mais après tout, il fallait bien qu’ils sortent de la soute à un moment donné, sinon ça aurait été encore plus chiant.</p>
<p dir="ltr"><img class="alignnone size-full wp-image-24552" alt="FOTLD-ketchup" src="/wp-content/uploads/2014/05/FOTLD-ketchup.jpg" width="630" height="345" /></p>
<p dir="ltr">Passons aussi sur la bande de cadavres qui sort carrément de derrière le miroir des toilettes comme par magie, sur les faux raccords de costumes ou encore sur le pilote qui choisit de perdre de l’altitude pour échapper à la tempête (<strong>Laurent Romejko</strong> a été hospitalisé suite à une crise de rire à la vision de cette scène).</p>
<p dir="ltr">Nous trouvons malgré tout quelques petits traits d’humour et des références plutôt sympathiques, comme ce golfeur, copie de <strong>Tiger Woods</strong>, qui se laisse draguer par les hôtesses et fracassera quelques crânes avec un swing dévastateur.</p>
<p dir="ltr">Mais au delà de ces bonnes idées, les soupirs de dépit se multiplient devant les effets spéciaux déprimants, les cascades risibles (une simple balle envoie les monstres plusieurs mètres en arrière, mais avec un décalage d&#8217;une seconde), et les dialogues à mourir d’ennui en dehors des joutes verbales assez délicieuses entre Franck, le prisonnier, et Truman son gardien.</p>
<p dir="ltr"><img class="alignnone size-full wp-image-24551" alt="FOTLD-vomi" src="/wp-content/uploads/2014/05/FOTLD-vomi.jpg" width="630" height="345" /></p>
<p><strong>Pour terminer, Plane of the Dead occupera peut être 90 minutes minutes d’une journée pluvieuse si vous êtes entre potes mais difficilement plus. Dans tous les cas nous pouvons au moins remercier Scott Thomas pour une chose : Plane of the Dead a été son dernier film.<br />
</strong></p>
<p><strong>Et pour la semaine prochaine, vous proposez quoi ? Dîtes-le nous en commentaires.</strong></p>
<p>Vous avez vu <a title="Plane of the Dead Encyclopédie" href="/db/database/548/plane-of-the-dead-2007/" target="_blank"><strong>Plane of the Dead</strong></a> ? Alors n’oubliez pas de l’ajouter à <a href="/db/lists/" title="MZC listes" target="_blank">votre collection zombie</a> et de le noter !</p>
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		<title>Dieu Reconnaîtra les Siens : Critique, Interview et Concours</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2014 18:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cinéma / Série]]></category>
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		<category><![CDATA[Cedric Le Men]]></category>
		<category><![CDATA[Dieu reconnaîtra les Siens]]></category>
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		<description><![CDATA[Le petit monde du court métrage français s&#8217;intéresse de plus en plus à notre sujet de prédilection nous éloignant petit à petit du film de fans pour entrer dans une véritable démarche cinématographique. C’est ainsi que nous avons pu découvrir le court métrage de Cédric Le Men, Dieu reconnaîtra les siens réalisé l’année dernière et [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-24083" alt="banniere_DRLS" src="/wp-content/uploads/2014/04/banniere_DRLS.jpg" width="630" height="250" /></p>
<p>Le petit monde du court métrage français s&#8217;intéresse de plus en plus à notre sujet de prédilection nous éloignant petit à petit du film de fans pour entrer dans une véritable démarche cinématographique. C’est ainsi que nous avons pu découvrir le court métrage de <strong>Cédric Le Men</strong>, <a href="/db/database/830/dieu-reconnaitra-les-siens-2013/" title="Dieu reconnaîtra les siens Encyclopédie" target="_blank"><strong>Dieu reconnaîtra les siens</strong></a> réalisé l’année dernière et actuellement projeté dans plusieurs festivals en attendant de pouvoir atteindre le grand public.</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Dieu-reconnaîtra-les-Siens-affiche.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-24084" alt="Dieu reconnaîtra les Siens - affiche" src="/wp-content/uploads/2014/04/Dieu-reconnaîtra-les-Siens-affiche-207x300.jpg" width="207" height="300" /></a></p>
<p dir="ltr">Vous vous demandez pourquoi vous parler d’un film que vous ne pouvez pas voir. Tout simplement car nous avons aimé. Nous estimons que ce court métrage est encourageant, qu’il a été réalisé avec talent, que le scénario est intelligent et que si notre audience pouvait servir à faire en sorte que l’équipe voit son court-métrage projeté en ouverture dans certaines salles, nous remplirions une partie de notre mission d’information.</p>
<p dir="ltr">Oui, vous être en train de vous dire que le réalisateur a organisé un camshow privé pour la rédaction afin de gagner nos faveurs, que <strong>MZC</strong> a vendu son âme à <strong>Arnaud Montebourg</strong> pour défendre le <em>Made in France</em>. Que nenni, nous avons juste aimé (cette introduction était la plus longue de l’histoire de <strong>MZC</strong>, toutes nos excuses aux fans d’<a href="/db/database/1277/uwe-boll/" target="_blank"><strong>Uwe Boll</strong></a> qui ont dû avoir du mal à suivre).</p>
<p dir="ltr"><strong>DRLS</strong> place donc son action en 1975, dans une petite maison de campagne où des parents veillent leur petite fille visiblement bien malade. Alors qu’ils s&#8217;inquiètent de plus en plus, un message radio informe que les morts commencent à se relever, et qu’il est impératif pour les hommes valides de se rassembler et d’éradiquer le mal qui ronge le pays… Pendant ce temps là, plusieurs hommes se rassemblent à l’extérieur de la maison.</p>
<p dir="ltr">C&#8217;est donc à partir de cette histoire que le réalisateur, en à peine 13 minutes, aborde un grand nombre de sujets. En effet, cette chasse aux morts-vivants, menée par un prêtre, et le discours radio, qui n’est pas sans rappeler les heures les plus sombres de notre histoire (le journal de 13h de <strong>TF1</strong> par exemple), veulent, de l&#8217;aveu même du réalisateur, montrer comment les gens se tournent vers le sacré dès lors qu’ils font face à une phénomène inexpliqué. Mais le court-métrage interroge aussi la manière dont les religions s’emparent de cette souffrance pour servir leur propre cause.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/04/drls.jpg" alt="dieu reconnaitra les siens" width="630" height="250" class="aligncenter size-full wp-image-24093" /></p>
<p dir="ltr">Ici les morts-vivants, comme chez d’autres, sont ainsi des prétextes, des représentations symboliques de l’être différent. Nous sommes face non pas à des zombies méchants, voulant manger les vivants pour se nourrir, mais beaucoup plus proche des <strong>Revenants</strong> de la série de <strong>Canal +</strong> : des êtres conscients de ce qu’ils sont, dotés d’un libre arbitre.</p>
<p dir="ltr">Et, malgré cette recherche de fond (qui nuit souvent à la forme) nous sommes loin d’une ambiance contemplative. N’oublions pas que le titre est tiré de la réplique d’un abbé lors d’une croisade : “<em>Tuez les tous, Dieu reconnaîtra les Siens</em>” et ici, il y a aussi du sang.</p>
<p dir="ltr">Et c’est une des forces de <strong>Cedric Le Men</strong> et son équipe : arriver en 13mn à installer une ambiance, et à créer une vraie tension grâce à des scènes d’action surprenantes et à des effets spéciaux réussis. Il faut ici rendre hommage au maquillage et à l’équipe de post prod qui a réussi à rendre les images bien plus crédibles que beaucoup des longs métrages sortant en DTV que nous avons pu chroniquer. Le premier visionnage offre même ses moments de peur, et on sursaute même une ou deux fois.</p>
<p dir="ltr"><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Dieu-reconnaîtra-les-Siens-011.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-full wp-image-24089" alt="Dieu-reconnaîtra-les-Siens-01" src="/wp-content/uploads/2014/04/Dieu-reconnaîtra-les-Siens-011.jpg" width="630" height="250" /></a>D’autre part, le jeu des comédiens est vraiment convainquant, malgré des dialogues assez réduits, et même les petites filles sont impressionnantes dans leur qualité de jeu.</p>
<p dir="ltr">La photographie est également au niveau du reste, avec un travail sur la colorimétrie bien choisi et finalement, le seul écueil reste le cadrage, qui alterne les scènes filmées sur trépieds et caméra à l’épaule de manière un peu aléatoire sans que cela ne soit justifié d’une quelconque manière. Mais pour un une équipe “débutante”, il y a une grosse qualité et nous vous invitons à <a href="https://www.facebook.com/DieuReconnaitraLesSiens?fref=ts" title="DRLS Facebook" target="_blank">aimer la page <strong>Facebook</strong> de <strong>Dieu Reconnaîtra Les Siens</strong></a> et à les aider à se faire connaître.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p dir="ltr">Enfin, pour aller au-delà de la critique, voici une courte interview du réalisateur qui nous éclaire sur sa vision du genre et sur les moyens mis en place pour tourner le court-métrage. Merci à <strong>Cédric Le Men</strong> de s&#8217;être prêté au jeu.</p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Pour nos lecteurs qui ne te connaissent pas (tous en fait, faut pas se la péter <img src="/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif" alt=":)" class="wp-smiley" /> ), peux-tu te présenter, résumer ton parcours ?</strong></p>
<p dir="ltr"><em><a href="/wp-content/uploads/2014/04/Photo-réalisateur.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-24087" alt="Photo réalisateur" src="/wp-content/uploads/2014/04/Photo-réalisateur-199x300.jpg" width="199" height="300" /></a><strong>Cedric Le Men</strong> : Alors je m&#8217;appelle <strong>Cédric Le Men</strong>, j&#8217;ai 37 ans au moment où j&#8217;écris ces lignes. J&#8217;ai un parcours un peu chaotique, j&#8217;ai commencé par la musique, puis j&#8217;ai bifurqué par une fac de langues, j&#8217;ai fait plein de boulots différents, une école de cinéma à Paris, je suis passé par la télévision&#8230; Tout un tas d&#8217;expériences qui m&#8217;ont permis d&#8217;enrichir un peu ma vision des choses et qui, je l&#8217;espère, me permettent de mieux appréhender ma façon de réaliser aussi.</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Que fais tu dans la vraie vie ? Tu es réalisateur à plein temps ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Non, malheureusement, je ne suis pas réalisateur à plein temps. Je suis intermittent du spectacle, je travaille comme rédacteur de questions sur des émissions de jeu.</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Pourquoi faire un court-métrage sur des morts qui reviennent à la vie ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Pourquoi pas ? Pour moi, une histoire est une histoire, peu importe la forme qu&#8217;elle prend. Je ne comprends pas les gens qui crachent sur le fantastique, pas plus que ceux qui crachent sur le cinéma &#8220;classique&#8221;. Il y a une dichotomie, en France, que je trouve parfois un peu malsaine et qui dessert vraiment le cinéma français. Certains comédiens ou producteurs, quand tu leurs parles de zombies, te regardent comme si tu avais un anus sur le front : un mélange de stupeur et d&#8217;horreur.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Faire un film de morts-vivants nous a simplement permis de parler de thématiques qui ont été traitées un million de fois de façons différentes : la relation à l&#8217;étranger, le rapport à la foi, la peur de la différence&#8230; Et pour moi, le fantastique n&#8217;est pas une fin en soi, c&#8217;est vraiment une façon comme une autre de raconter une histoire, de jouer sur un mythe pour véhiculer certaines idées. A une certaine époque, on avait besoin d&#8217;imaginer qu&#8217;un type traînait une boule de feu derrière son chariot pour conceptualiser le soleil. Aujourd&#8217;hui, on n&#8217;a plus ce problème là, mais les mythes persistent et servent à cristalliser certaines inquiétudes : la maladie, la peur de la mort etc.</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Les années 70 ont-elles une importance particulière ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Bah pour moi, c&#8217;est la décennie la plus important de notre histoire, puisque j&#8217;y suis né ! Plus sérieusement, les années 70 ont été un virage en France, celui de la sortie du &#8220;terroir&#8221;, l&#8217;exode rural massif, à une époque où la France restait quand même assez religieuse, malgré mai 68. Raconter une histoire telle que celle-ci aurait peut-être eu moins d&#8217;impact dans un contexte super-moderne, où la vie en campagne n&#8217;est plus du tout la même qu&#8217;il y a 40 ans.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Et puis ça nous permettait de faire de jolis décors et de beaux costumes !</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : On sent une vraie volonté de faire passer un message en filigrane de l&#8217;histoire, politique et cinéma de genre vont donc bien ensemble ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Comme je le disais, dire &#8220;cinéma de genre&#8221;, selon moi, est une absurdité qui consiste à toujours tout vouloir mettre dans des cases. Le &#8220;cinéma de genre&#8221; c&#8217;est du cinéma, point. On aurait aussi bien pu faire un film social en remplaçant la famille par des noirs et le prêtre par un membre du Ku Klux Klan. Au lieu d&#8217;une clé à molette, <strong>David Doukhan</strong> aurait brandi une torche et <strong>Michel Vivier</strong> aurait troqué son habit de curé pour une jolie cagoule pointue, mais l&#8217;histoire aurait été la même.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Donc oui, cinéma, histoire et politique font bon ménage. Et c&#8217;est une triste coïncidence de constater que les abrutis de la Manif pour tous sont aller gueuler comme des veaux dans les rues parisiennes en mai 2013, quelques semaines à peine avant le début du tournage. Dans mon film, on n&#8217;a fait que remplacer <strong>Frigide Bardot</strong> par un prêtre mais, à la base, c&#8217;est exactement la même peur de l&#8217;autre, la même crainte qu&#8217;un &#8220;ordre établi&#8221; ne soit bouleversé qui les pousse à agir. Et comme les gays, la petite famille dans mon film ne demande qu&#8217;une seule chose : qu&#8217;on les laisse vivre en paix, sans s&#8217;occuper de leurs affaires&#8230; C&#8217;est sans compter sur les &#8220;détenteurs de la morale&#8221;.</em></p>
<p dir="ltr"><em>C&#8217;est une histoire vieille comme le monde : on trouve ça horrible que les Rois Catholiques soient allés imposer la foi chrétienne aux indiens d&#8217;Amérique, mais on trouve ça tout à fait normal &#8211; ou presque &#8211; d&#8217;aller dicter une conduite et une morale à toutes les minorités, au cœur même de notre pays. C&#8217;est la proverbiale paille dans l’œil du voisin, quoi&#8230;</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Quelles ont été tes influences lors de l&#8217;écriture ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Mes influences à moi ont été minimes, puisque je n&#8217;ai pas écrit le scénario. Je n&#8217;ai fait qu&#8217;introduire la thématique religieuse, parce que la religion est un sujet qui me tient à cœur, même si je me définis comme &#8220;agnostique à forte tendance athée&#8221;. C&#8217;est surtout <strong>Eric Noël</strong> qui y a mis du sien, dans ce film. C&#8217;est parti d&#8217;un ras-le-bol de voir toujours les mêmes schémas dans les films de zombies, et une volonté de changer un peu les choses, de proposer du neuf.</em></p>
<p dir="ltr"><em><strong>Eric</strong> est quelqu&#8217;un de fasciné par les mythes modernes et qui cherche vraiment à développer ça dans son écriture. Pour le coup, le mort-vivant était justement un moyen de faire passer tout un tas de choses plus profondes comme j&#8217;en parlais plus haut.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Et puis il ne faut pas oublier qu&#8217;un scénario c&#8217;est souvent un concert écrit à plusieurs mains. Ici chacun y est allé de ses idées, sans être pour autant crédité comme scénariste. <strong>Nunzio Cusmano</strong> a apporté quelques éléments d&#8217;importance, en plus d&#8217;avoir écrit les rares dialogues du film. <strong>Louis Midavaine</strong>, le producteur, nous a aussi apporté quelques précieux éléments de lecture.</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : De manière plus générale quelles œuvres zombies t&#8217;ont marquées ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em><strong><a href="/db/database/8/la-nuit-des-morts-vivants-cinema/" title="La nuit des morts-vivants 1968 Encyclopédie" target="_blank">La Nuit des Morts-vivants</a></strong>, bien sûr, qui est cité explicitement dans mon film. Pour moi, ce film est indétrônable, même si j&#8217;ai vu beaucoup de choses qui m&#8217;ont plu dans le domaine. Et, évidemment, <strong><a href="/db/database/10/zombie-le-crepuscule-des-morts-vivants-cinema/" title="Le crépuscule des morts-vivangts Encyclopédie" target="_blank">Zombies</a></strong> et <strong><a href="/db/database/9/le-jour-des-morts-vivants-1985/" title="Le jour des morts-vivants Encyclopédie" target="_blank">Le Jour des Morts-vivants</a></strong>. Pas fan de ce que <strong><a href="/db/database/11/george-andrew-romero/" title="George A. Romero Encyclopédie" target="_blank">Romero</a></strong> a fait dernièrement par contre, je trouve qu&#8217;il tourne en rond.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Récemment, j&#8217;ai adoré les mini-séries anglaises <strong><a href="/db/database/219/dead-set-2008/" title="Dead Set Encyclopédie" target="_blank">Dead Set</a></strong> et <strong><a href="/db/database/#int_page=1&#038;string_commit=browse&#038;string_sort=label&#038;string_display=grid&#038;int_root=8&#038;string_search=in+the+flesh&#038;int_day=0&#038;int_month=0&#038;int_year=0" title="In the Flesh Encyclopédie" target="_blank">In the Flesh</a></strong>, qui m&#8217;a d&#8217;ailleurs bien fait flipper car le point de départ de cette mini-série est vraiment proche de celle de <strong>DRLS</strong>, même si on s&#8217;en éloigne assez vite.</em></p>
<p dir="ltr"><em><strong><a href="/db/database/24/28-jours-plus-tard-2002/" title="28 jours plus tard Encyclopédie" target="_blank">28 jours</a></strong> et <strong><a href="/db/database/189/28-semaines-plus-tard-2007/" title="28 semaines plus tard Encyclopédie" target="_blank">28 semaines plus tard</a></strong> fonctionnent bien aussi, je trouve. Les deux films proposent un regard un peu nouveau et sont quand même bien flippants.</em></p>
<p dir="ltr"><em>Ah et mes toutes dernières claques, ça a été <strong><a href="/db/database/165/the-battery-2012/" title="The Battery Encyclopédie" target="_blank">The Battery</a></strong>, vu au <strong>PIFFF</strong> et qui réussit à marier horreur et poésie, fabuleux. Et un court métrage, dispo sur <strong>YouTube</strong>, que je trouve absolument génial : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gryenlQKTbE" target="_blank"><strong>Cargo</strong></a>.<br />
</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Quand est-ce que nous pourrons voir le film ailleurs ? Une petite exclu pour nos lecteurs ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Alors <strong>Dieu reconnaîtra les Siens</strong> revient tout juste des États-Unis et de l&#8217;Autriche là, et a été diffusé le 15 avril dernier dans le cadre d&#8217;un concours de courts à Toulouse. Il sera visible le 2 mai pendant la &#8220;mi temps&#8221; de <strong>Goal of the Dead</strong> à Avignon, lors d&#8217;une soirée organisée par <strong>Deviant Zone</strong>.</em></p>
<p><em>Le film est pour le moment inscrit dans plus de 150 festivals un peu partout dans le monde, et nous pensons l&#8217;inscrire d&#8217;ici la fin de l&#8217;année dans encore plus d&#8217;une centaine, donc il y a des chances pour qu&#8217;il passe non loin de chez vous !</em><br />
<em>D&#8217;ailleurs, en ce moment, on croise les doigts très fort pour le festival <strong>Bloody Week End</strong>, à Audincourt, qui devrait annoncer sa sélection dans les jours qui viennent !</em></p>
<p dir="ltr"><strong>MZC : Et si demain, les morts revenaient vraiment à la vie, que ferais-tu ?</strong></p>
<p dir="ltr"><strong>Cedric Le Men</strong> : <em>Ça dépend ! S&#8217;il sont aussi sympas que dans mon film, j&#8217;irais sans doute prendre le thé chez eux !</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p dir="ltr"><strong>Et comme chez MZC, nous aimons nos lecteurs qui aiment les courts-métrages, Cedric Le Men nous a offert <u>10 liens pour télécharger le film en Full HD</u>. Nous tirerons au sort les gagnants (le 25 avril prochain) parmi les commentaires sur Facebook, Twitter et ici même !</strong></p>
<p dir="ltr">En attendant, vous pouvez toujours voir la bande annonce, qui aura au moins le mérite de vous laisser voir les qualités techniques du film et vous donnera sûrement envie de tenter votre chance pour gagner un lien de téléchargement.</p>
<p><center><iframe src="//player.vimeo.com/video/87988903" width="500" height="209" frameborder="0" webkitallowfullscreen mozallowfullscreen allowfullscreen></iframe></center></p>
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		<title>Critique de Pandémie</title>
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		<pubDate>Wed, 09 Apr 2014 20:17:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Articles]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma / Série]]></category>
		<category><![CDATA[corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[film catastrophe]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous vous l’avions annoncé il y a quelques jours, The Flu, film coréen de Kim Sung-Soo sorti en 2013, est désormais disponible chez Wild Side en DVD sous le titre de Pandémie. Longtemps mal aimés des cinéphiles, ou cantonnés à une niche de passionnés, les films asiatiques sortent des fourrés depuis quelques années et force [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="size-full wp-image-23792 alignnone" alt="the-flu-couv" src="/wp-content/uploads/2014/04/the-flu-couv.jpg" width="630" height="250" /></p>
<p>Nous vous l’avions <a title="Pandémie / The Flu, l’épidémie grippale coréenne nous frappera en DVD le 09 avril" href="/2014/04/04/pandemie-the-flu-lepidemie-grippale-coreenne-nous-frappera-en-dvd-le-09-avril/" target="_blank">annoncé il y a quelques jours</a>, <a href="/db/database/1273/the-flu-2013/" target="_blank"><strong>The Flu</strong></a>, film coréen de <strong><a href="http://www.allocine.fr/personne/fichepersonne_gen_cpersonne=73360.html">Kim Sung-Soo</a></strong> sorti en 2013, est désormais disponible chez <a href="http://www.wildside.fr/horreur--fantastique/pandemie-2083.html" target="_blank"><strong>Wild Side</strong></a> en DVD sous le titre de <strong>Pandémie</strong>.<br />
<a href="/wp-content/uploads/2014/04/the-flu-jacquette.jpg" rel='prettyPhoto'><img class="alignleft size-medium wp-image-23793" alt="the-flu-jacquette" src="/wp-content/uploads/2014/04/the-flu-jacquette-183x300.jpg" width="183" height="300" /></a>Longtemps mal aimés des cinéphiles, ou cantonnés à une niche de passionnés, les films asiatiques sortent des fourrés depuis quelques années et force est de constater que leur qualité de réalisation n’a plus rien à envier aux grands standards du box-office. <strong>Pandémie</strong> fait-il partie de ces films qui méritent le détour ? Nous allons tenter d’y répondre.</p>
<p>Toutefois balayons tout de suite un doute, nous ne sommes pas en présence ici d’un film de zombies, ni d’infectés mais bien d’un film catastrophe montrant une ville touchée par une variante du virus H5N1. Les malades sont justes malades, et meurent bien comme il faut.<br />
Alors en quoi ce film nous concerne nous, passionné(e)s de chair putréfiée ? Eh bien,  malgré le travers de ne pas faire revivre ses morts, nous retrouvons des notions propres au genre : écroulement de la société, peur de l’autre et survie dans un environnement jadis familier et devenu hostile. De plus le réalisateur va au-delà du simple film bête et spectaculaire et propose une vraie démarche politique et sociale. Difficile de cracher dessus.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/04/the-flu-supermarche-1024x435.jpg" alt="the-flu-supermarche" width="625" height="265" class="aligncenter size-large wp-image-23796" /></p>
<p>Mais avant de rentrer dans le vif du sujet, laissons donc parler le marketing avec ce pitch :</p>
<blockquote><p>&#8220;Près d&#8217;une grande métropole, la police découvre, entassés dans un container, des dizaines de corps putréfiés victimes d&#8217;un mal mystérieux. Au même moment, un passeur de clandestins, atteint d&#8217;un virus inconnu, décède à l&#8217;hôpital. Quelques heures plus tard, les urgences de la ville croulent sous l&#8217;afflux des malades. le chaos s&#8217;installe.<br />
Afin d&#8217;enrayer la propagation du virus, les autorités imposent  une mise en quarantaine. Tous les habitants sont confinés en zone de sécurité. La tension monte. Certains vont risquer leur vie pour sauver leurs proches, d&#8217;autres vont risquer celle des autres pour sauver la leur. Pendant ce temps, un survivant du container court dans la ville…&#8221;</p></blockquote>
<p>Nous suivons tout au long du film un pompier volontaire qui s’entiche d’une médecin et de sa petite fille dans leur quête pour trouver le patient zéro, celui qui possède dans son sang les anticorps nécessaires à la fabrication d’un vaccin. Nous sommes donc ici dans la plus pure lignée du film “sanitaire”, tel que <strong>Contagion</strong> de <strong>Steven Soderbergh</strong>.</p>
<p>La première surprise vient de la réalisation qui est tout bonnement fantastique. Les caméras sont maîtrisées et la photographie parfaite. Les scènes de mouvement de foule sont réalistes et nous plongent avec efficacité au coeur de cette ambiance de fin du monde. Les camps, dans lesquels sont parqués les citoyens, sont poisseux et oppressants. Comme dit en introduction, nous sommes clairement face à superproduction destinée autant à faire des entrées dans son pays d’origine qu’à s’exporter à l’étranger pour montrer le savoir faire de la Corée du Sud en matière de cinéma, et cela se ressent.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/04/The-flu-je_suis_triste-1024x435.jpg" alt="The-flu-je_suis_triste" width="625" height="265" class="aligncenter size-large wp-image-23794" /></p>
<p>Nous touchons d’ailleurs ici du doigt une des faiblesses du film, qui est toute personnelle : le coréen. Non pas que les acteurs jouent mal, au contraire, mais pour quelqu’un qui ne le pratique pas, le coréen est excessivement difficile a appréhender. Les sons et les intonations sont totalement différents des langues indo-européennes que nous sommes habitués à entendre et, même avec les sous-titres, il est difficile de faire la différence entre la plaisanterie et la joie, voire parfois la tristesse, dans certaines répliques. Les versions doublées sont bien entendues encore pires, car les phrases ne faisant pas la même longueurs, les doublages sont soit complètement faux par rapport à la VO, soit décalés des mouvements de lèvres, rendant le visionnage pénible. Heureusement l’action est très présente et limite le décrochage du spectateur.</p>
<p>Une autre faiblesse vient de certains personnages, particulièrement irritants voire insupportables. La petite fille par exemple, qui joue pourtant un rôle prépondérant dans le film, nous fait parfois mourir de culpabilité d’avoir envie de la voir mourir de la maladie. De même, le frère du pompier, qui passe son temps à hurler, fait regretter d’avoir investi dans un home cinéma.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/04/The-flu-petite-fille-stressante-1024x435.jpg" alt="The-flu-petite-fille-stressante" width="625" height="265" class="aligncenter size-large wp-image-23795" /></p>
<p>Et pourtant… quelque chose se passe avec ce film, notamment grâce à un scénario malin montrant les coulisses du pouvoir Sud-Coréen qui doit décider du sort des habitants de la ville infectée. Nous assistons en effet à l’affrontement entre le maire de la ville, le premier ministre, le président et l’émissaire américain, chacun ayant en tête les intérêts de sa juridiction et de sa carrière. Ils sont ainsi incapables de choisir entre quarantaine, destruction pure et simple de la ville ou recherche d’un vrai vaccin. Le corps médical, incarné principalement par l’héroïne côté terrain et un professeur de médecine côté pouvoir, se retrouve le bec dans l’eau, personne ne les écoutant.<br />
Au travers de ces personnages, <strong>Kim Sung-Soo</strong> illustre bien la volonté de certains politiciens de défendre leur petit pré carré, même dans un monde qui risque de se déliter, tandis que la présence envahissante de l’émissaire américain dénonce la mainmise des États-Unis sur les décisions militaires du pays. A ce titre, les USA ont en permanence <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Relations_entre_la_Cor%C3%A9e_du_Sud_et_les_%C3%89tats-Unis">près de 30000 soldats stationnés</a> dans le pays, et, en temps de guerre, ils prendraient, dans le cadre d’un <a href="http://www.stripes.com/news/s-korea-asks-us-to-reconsider-transfer-of-wartime-troop-control-1.231124">accord</a> bilatéral, le contrôle des troupes armées du pays. Cet accord, dont le gouvernement Sud-Coréen souhaite la renégociation, est d’ailleurs clairement dénoncé dans le film et offre une de ses meilleures scènes.<br />
Et c’est bien ici la force de <strong>Pandémie</strong> : offrir une situation extrêmement réaliste (une épidémie comme <strong>Roselyne Bachelot</strong> en rêvait) et dépeindre ce qui pourrait réellement arriver. Nous ne sommes pas ici dans un film de SF ni d’épouvante mais bien dans un film d’anticipation.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/04/the-flu-rencontre-1024x435.jpg" alt="the-flu-rencontre" width="625" height="265" class="aligncenter size-large wp-image-23797" /></p>
<p>Reste toutefois un dernier écueil… l’histoire d’amour entre le pompier et la toubib… mais pourquoi diable faut-il toujours une histoire d’amour (sans nichon, pudeur asiatique oblige) pour venir gâcher le plaisir d’un monde détruit ? Cette amourette offre des scènes sirupeuses et lourdingues (d’autant plus longues qu’on ne comprend pas grand choses aux dialogues, cf plus haut), et casse sans cesse un rythme pourtant bien mené.</p>
<p><strong>C’est vraiment dommage car sans cette histoire et certains personnages ratés, nous tenions ici un grand film catastrophe, capable de nous faire découvrir intelligemment une autre culture confrontée à une crise sanitaire inégalée.</strong></p>
<p><iframe width="625" height="352" src="http://www.youtube.com/embed/U8RguyLcBew?feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
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		<title>Pandémie / The Flu, l&#8217;épidémie grippale coréenne nous frappera en DVD le 09 avril</title>
		<link>http://www.myzombieculture.com/2014/04/04/pandemie-the-flu-lepidemie-grippale-coreenne-nous-frappera-en-dvd-le-09-avril/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Apr 2014 16:33:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Yodeux]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Cinéma / Série]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[corée du Sud]]></category>
		<category><![CDATA[Pandémie]]></category>
		<category><![CDATA[The Flu]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous vous parlions il y a quelques jours du film coréen The Flu dont la bande annonce nous avait fait saliver. Eh bien soyez heureux, car une sortie en DVD/Blu-ray est prévue très prochainement dans nos contrées puisque le film sera disponible le 9 avril. La seule crainte à avoir est un doublage français calamiteux (celui en [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-22796" alt="flu2x" src="/wp-content/uploads/2014/03/flu2x.jpg" width="630" height="200" /></p>
<p>Nous vous parlions <a title="The Flu, World War Z et Contagion ont eu un enfant, et il est Coréen" href="/2014/03/13/the-flu-world-war-z-et-contagion-ont-eu-un-enfant-et-il-est-coreen/">il y a quelques jours du film coréen <strong>The Flu</a> </strong>dont la bande annonce nous <a href="/wp-content/uploads/2014/04/pandémie.jpg" rel='prettyPhoto'><img src="/wp-content/uploads/2014/04/pandémie-183x300.jpg" alt="pandémie dvd" width="183" height="300" class="alignright size-medium wp-image-23626" /></a>avait fait saliver. Eh bien soyez heureux, car une sortie en DVD/Blu-ray est prévue très prochainement dans nos contrées puisque le film sera disponible le 9 avril.</p>
<p>La seule crainte à avoir est un doublage français calamiteux (celui en anglais était déjà assez horrible dans la bande-annonce). Le titre choisi &#8211; <strong>Pandémie</strong> &#8211; fait aussi un peu pitié  mais il faut avouer qu&#8217;un <em>La Grippe</em> sans <strong>Roselyne Bachelot</strong> au casting, ça n&#8217;aurait pas rencontré le succès escompté.</p>
<p>Nous vous rappelons d&#8217;ailleurs que le film ne contient pas de zombies, mais les thématiques étant assez proches d&#8217;un film de zombies, nous vous proposerons une chronique en bonne et due forme au moment de la sortie (petit indice : c&#8217;est plutôt un bon film).</p>
<p><center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/WLxX2gn7Cxw" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
<p>La bande-annonce américaine :<br />
<center><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/gt8HD_Ma7o4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></center></p>
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