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	<title>My Zombie Culture &#187; The Last Survivors</title>
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	<description>La culture zombie de Z à Z</description>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 3</title>
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		<pubDate>Fri, 10 Apr 2015 12:30:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[3 Une petite lucarne rectangulaire dominait la pièce à la jointure du mur et du plafond. L’opacité de la vitre rendait l’endroit très sombre. Le sol était recouvert de carreaux blancs tâchés de sang grumelé et s’inclinait vers un siphon, au centre. Des tables à roulettes en inox et un grand réfrigérateur en acier inoxydable [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/tls83.jpg" alt="tls83" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32719" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>3</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Une petite lucarne rectangulaire dominait la pièce à la jointure du mur et du plafond. L’opacité de la vitre rendait l’endroit très sombre. Le sol était recouvert de carreaux blancs tâchés de sang grumelé et s’inclinait vers un siphon, au centre. Des tables à roulettes en inox et un grand réfrigérateur en acier inoxydable segmenté en plusieurs casiers meublaient la pièce.</p>
<p style="text-align: justify;">C’était la morgue.</p>
<p style="text-align: justify;">Un parfum de mort flottait dans l’air. La puanteur, persistante, embaumait la pièce. C’était une odeur acide et âpre à la fois, mélange d’effluves de chair en décomposition et de renfermé.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor jeta un œil à travers le hublot de la porte d’entrée. Carlos ne les avait pas suivis, certainement occupé avec la horde de morts-vivants. Elle se tourna vers Henry qui était assis sur le sol, adossé au mur. De profondes entailles zébraient ses mains.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tes mains ! Elles saignent.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un coin de la morgue se trouvait une armoire en acier. Taylor l’ouvrit. Toutes sortes de produits médicaux remplissaient les étagères. La jeune femme prit un rouleau de papier et de l’alcool. Elle s’accroupit ensuite face à Henry et versa le liquide sur les plaies. Il grimaça.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je pensais que t’étais morte, dit-il faiblement.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Moi aussi. Je m’en suis tirée de justesse.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Comment t’as su que j’étais ici ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je t’ai vu traverser la route vers le cimetière. Je voulais t’appeler mais je suis tombée sur un groupe de morts-vivants.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle pansa les meurtrissures et rajouta un peu d’alcool. Le sang d’Henry gouttait sur le sol et formait de fines lignes s’écoulant vers le siphon.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu connais ce salopard, je suppose ! affirma Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ouais. C’est Carlos. L’homme de main de Salomon. (Elle se releva et se posta à nouveau face à l’armoire, lui tournant le dos.)</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu le connais bien ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Lui et moi avons été proches à une époque.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Fin malheureuse ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ouais. Comme toutes les histoires d’amour.</p>
<p style="text-align: justify;">—   En tout cas, il n’avait pas l’air si surpris que ça en te voyant. On aurait dit qu’il s’y attendait.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor prit des compresses et du sparadrap. Elle rejoignit Henry en évitant de croiser son regard.</p>
<p style="text-align: justify;">—   L’armoire est remplie, dit-elle en gardant la tête baissée. Les gens qui vivaient ici sont partis tellement vite qu’ils n’ont pas eu le temps d’emporter quoi que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify;">Son attitude était bizarre. Henry l’avait remarqué. Il lui prit le menton et redressa sa tête.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Si tu ne veux pas parler…</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ça fait des mois que Salomon cherche à me retrouver. Il n’a pas apprécié que je me sois enfuie avec quelques-uns de ses fidèles.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Pourquoi vouloir te retrouver toi ? Les autres, il s’en fout ?</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor lâcha un petit rire. Elle nettoya une dernière fois les plaies sans un mot et les recouvrit de compresses. Elle les attacha avec du sparadrap et se redressa.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Voilà ! C’est pas très esthétique mais ça ira pour le moment, en attendant de rentrer au bunker.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Merci.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se relevait difficilement quand un fracas provenant de l’intérieur d’un des casiers de la chambre mortuaire résonna dans la morgue. Quelqu’un était enfermé et frappait contre les parois en inox pour sortir.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Putain ! C’est quoi, ça ?</p>
<p style="text-align: justify;">Un long frisson parcourut son corps. C’était un zombie qui s’agitait dans le casier. Il le savait. Il se renfrogna brusquement quand Taylor s’en approcha.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu fais quoi ? Surtout, n’ouvre pas !</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme posa la main sur la poignée et tira. Le plateau s’étira devant elle en glissant sur des coulisses. Un cadavre surgit subitement, allongé sur le plateau en inox. Il lança aussitôt ses mains sur Taylor en grognant. Elle recula soudainement.</p>
<p style="text-align: justify;">Le macchabée était complètement nu. Sa peau parcheminée était déchirée par endroit et commençait à s’effriter, laissant apparaître sa chair gangrenée. Son visage émacié prenait la forme se son crâne à tel point qu’on ne savait pas s’il avait été autrefois un homme ou une femme. Il n’avait pratiquement plus de cheveux et la graisse de son corps fondait par les pores de sa peau. Elle coulait sur le plateau en dégageant une odeur indescriptible.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Regarde-le, dit Taylor avec une pointe d’amertume. Comment on a pu en arriver là ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je ne sais pas, répondit Henry. Je ne me pose pas la question.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   On est en plein dans cette merde. Pourquoi essayer  de comprendre quelque chose qui au final ne nous aidera pas à nous sentir mieux ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   T’as sans doute raison.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle fit un pas en avant. Le monstre parvint à se tourner sur le côté mais il roula et tomba au sol. Son corps éclata et se disloqua en un amas de chair et d’os.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ça fait un moment qu’on attend, dit Taylor en évitant de regarder la bouillie sanguinolente qui recouvrait le sol. Tu penses qu’on peut sortir ?</p>
<p style="text-align: justify;">Henry regarda par le hublot mais le couloir était trop sombre pour voir quoi que ce soit.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ces salopards se sont calmés. On n’entend plus leurs cris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il traversa la morgue et prit deux paires de ciseaux dans l’armoire. Il en donna une à Taylor.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Alors, comment on fait ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   J’ai vu un garage de l’autre côté du cimetière, expliqua la jeune femme. Il y a peut-être une bagnole à l’intérieur.</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est loin ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Non. Pas tellement. Il nous faudra contourner la chapelle pour y arriver.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et le bunker ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   À environ cinq kilomètres de là. Tu vois la nationale juste devant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Henry opina de la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ben, tu la remontes et tu devrais normalement arriver au chemin en terre que tu as dû emprunter en venant avec Stacy. De là, t’as plus qu’à suivre la route jusqu’au barrage.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme se posta devant la porte d’entrée et s’exclama avec courage :</p>
<p style="text-align: justify;">—   Parfait. Qu’est-ce qu’on attend, alors !</p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><strong><a href="/2015/04/03/the-last-survivors-episode-8-chapitre-2/" title="The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 2" target="_blank">&lt;&lt;Chapitre précédent</a></strong></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong>Chapitre suivant (17/04)&gt;&gt;</strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 2</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Apr 2015 12:30:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[2 Un jeune homme au teint pâle, la vingtaine, entra dans le hall du funérarium en pointant son arme d’un air terrifié. Il était vêtu d’un vieux blouson usé de l’université de New-York. Le buste était de couleur noir et les manches grises, un y et un n se croisaient au niveau de la poitrine. [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/tls82.jpg" alt="tls82" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32718" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>2</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Un jeune homme au teint pâle, la vingtaine, entra dans le hall du funérarium en pointant son arme d’un air terrifié. Il était vêtu d’un vieux blouson usé de l’université de New-York. Le buste était de couleur noir et les manches grises, un y et un n se croisaient au niveau de la poitrine. Il portait une casquette azure qui recouvrait entièrement ses cheveux.</p>
<p style="text-align: justify;">Voyant la pièce déserte, il rengaina son arme et se posta face au comptoir d’accueil. Il prit un prospectus.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Cet endroit me fiche la chair de poule !</p>
<p style="text-align: justify;">Un type, plus âgé, entra à son tour. Sa bedaine étirait son sweat aux manches retroussées jusqu’aux coudes. Il portait un gilet de pêche. Équipé d’un bâton dans lequel était planté un crochet d’une trentaine de centimètres attaché grossièrement avec un scotch épais, il parcourut la pièce d’un œil averti puis s’exclama d’une voix grave :</p>
<p style="text-align: justify;">—    J’ai bossé dans ce genre de maison.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ah ouais. Et c’était comment ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tranquille. On n’était pas emmerdés par les clients, tu vois !</p>
<p style="text-align: justify;">Il se mit alors à rire ouvertement puis toussa douloureusement. Il se racla la gorge en grimaçant et cracha sur le sol une glaire verdâtre. Le jeune homme souffla, penaud. Il reposa le prospectus sur le comptoir.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu penses qu’elle est ici ? demanda-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">—   J’en sais quoi, moi. Carlos nous dit de fouiller l’endroit, alors on fouille l’endroit.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Mais c’est un funérarium ! Des dizaines de morts ont reposé ici. Ça ne te dérange pas, toi ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Oh non !</p>
<p style="text-align: justify;">Il poussa un léger soupire en roulant des yeux. Il ressentait le malaise de son acolyte.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Putain de gamin ! lâcha-t-il avec amertume.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Non. Rien. Reste ici si tu veux. Je vais inspecter les lieux.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’en es sûr ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme s’assit dans un fauteuil, soulagé. Il mit la main sur son holster avant que son compagnon entre dans un couloir.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu veux mon arme ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Oh que non ! s’exclama l’homme en brandissant son bâton. Je déteste les armes à feu. Elles font beaucoup trop de bruit et un accident est vite arrivé.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Comme tu voudras.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme se tourna et pénétra dans le couloir assombri par le mauvais temps. Il avançait prudemment. Il y avait une porte, au fond, face aux chambres funéraires qui se succédaient le long du corridor. Il ouvrit la première chambre et jeta un œil rapide. Elle était vide. Il passa la seconde. Même constat. Le funérarium semblait désert. Il posa alors son bâton sur l’épaule et adopta une démarche décontractée. Il entra dans la suivante en sifflotant.</p>
<p style="text-align: justify;">Des morceaux de verre jonchaient le sol, sous une fenêtre brisée. Il fit quelques pas à l’intérieur quand on le frappa violemment au visage. Il lâcha son arme, chancela et s’effondra contre le mur. Étourdi, il releva la tête. Henry était penché au-dessus de lui et agitait un bout de verre. Sa main saignait.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Donne-moi ton flingue !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Quoi ? lâcha l’homme au gilet encore sous le choc.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ton flingue, putain !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je n’en ai pas. J’ai juste ça.</p>
<p style="text-align: justify;">Il désigna son bâton du doigt, à l’autre bout de la pièce. Henry se retourna et s’étonna. Il reporta son attention sur l’homme.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu te fous de moi, là !</p>
<p style="text-align: justify;">Il le releva brutalement et colla le morceau de verre sous sa gorge.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Vous êtes combien ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme bredouilla :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Euh… Trois.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Le type à la cicatrice est là ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il est là ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Carlos ? Euh… Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se positionna derrière lui et lui ordonna de sortir de la chambre.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme patientait, confortablement assis dans le fauteuil du hall. Il tapotait des mains sur ses cuisses au rythme d’une chanson qu’il fredonnait dans son esprit. Il commençait à faire des petits mouvements de la tête et à hocher les épaules sur le bon tempo. Il s’apprêtait à chantonner quand son comparse sortit du couloir, pris en otage par Henry. Il se leva alors brusquement du divan et brandit son arme en manquant de la faire tomber en la sortant du holster.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’es qui, bordel ? lança-t-il d’une voix tremblante.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Où est-elle ? demanda Henry sur un ton menaçant.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Quoi !</p>
<p style="text-align: justify;">—    La femme ! Elle est où ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme au gilet hurlait.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Descends-le, putain !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je peux pas ! T’es devant !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tue ce salopard !</p>
<p style="text-align: justify;">Carlos entra soudain en braquant calmement son glock sur Henry. Il ne tremblait pas.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je suis sûr que tu ne veux pas avoir la mort de cet homme sur la conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je me contrefous totalement de lui, répondit Henry en se protégeant derrière son otage.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Alors qu’est-ce que tu veux ? Tu arrives ici et tu menaces mes hommes sans raison. Pourquoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je veux savoir où tu l’as conduite ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Qui ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Une jeune femme blonde, plutôt mignonne et grande gueule. Tes potes et toi l’ont embarquée ce matin !</p>
<p style="text-align: justify;">Carlos comprit qu’il parlait de Sarah.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ah. Elle !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Elle est où ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Au Sanctuaire.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Elle est encore en vie ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;">Carlos baissa son arme et la coinça dans sa ceinture. Il leva les mains en l’air lentement.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Allons. On est deux et tu n’as pas d’arme. Ne sois pas stupide. (Il observa Henry de la tête aux pieds.) Et puis, regarde-toi. T’as vraiment l’air mal en point.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Dure journée.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je vois.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry s’impatienta.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Voilà comment ça va se passer. Je garde ton pote avec moi pendant que vous allez la chercher. Vous rappliquez ici avec elle et on procède à un échange.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et tu veux pas un big mac pendant qu’on y est ! lança l’otage.</p>
<p style="text-align: justify;">Le jeune homme ricana mais cessa subitement lorsque le mort-vivant au visage brûlé qu’Henry avait croisé près de la rivière s’élança dans le hall et se jeta sur lui en grognant. Surpris, il pressa involontairement la détente de son arme et tira sur l’homme au gilet. La balle l’atteignit à la tête et il s’effondra sur Henry. Le monstre plaqua sa proie au sol et planta ses dents dans son cou. Du sang gicla aussitôt et recouvrit le plancher.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors que Carlos abattait le jeune homme et le zombie, Henry parvint à se dégager en repoussant le corps mort du type au gilet. Il se releva difficilement et fut pris d’horreur : le reste du groupe d’infectés rencontré dans les bois arrivait. Ils avaient rameuté d’autres de leurs congénères en hurlant. Carlos dirigea son arme vers l’extérieur et tira.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry se précipita dans le couloir. Il le traversa en boitant et ouvrit la porte du fond. Il tomba nez-à-nez sur Taylor. La jeune femme, poursuivie par quelques macchabées, entra et referma la porte derrière elle.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’es pas morte ! bafouilla Henry, surpris.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle lui offrit un sourire sans un mot mais son visage se décomposa quand ses yeux se posèrent instinctivement sur Carlos. Elle croisa son regard. Stupéfait, l’homme détourna son attention des zombies qui couraient vers lui et pointa son arme sur la jeune femme. Il tira deux fois. Taylor agrippa alors Henry et le tira dans un autre couloir, évitant de justesse les balles qui ébranlèrent le mur juste derrière eux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils s’enfuirent vers un grand escalier. En contrebas, se trouvait une lourde porte avec un hublot. Sans savoir où elle conduisait, Taylor la tira. Ils entrèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><strong><a href="/2015/03/27/the-last-survivors-episode-8-chapitre-1/" title="The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 1" target="_blank">&lt;&lt;Chapitre précédent</a></strong></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/04/10/the-last-survivors-episode-8-chapitre-3/" title="The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 3" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 1</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Mar 2015 12:30:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[1 Ballotté comme un pantin désarticulé, Henry essayait de se raccrocher au fond vaseux de la rivière. Il parvint à agripper un rocher englué dans la vase mais le torrent, impétueux, rendait l’adhérence compliquée. Il sortit un bras et posa la main sur l’écueil. Il se hissa avec difficulté à la surface et sortit la [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/tls81.jpg" alt="tls81" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32717" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>1</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ballotté comme un pantin désarticulé, Henry essayait de se raccrocher au fond vaseux de la rivière. Il parvint à agripper un rocher englué dans la vase mais le torrent, impétueux, rendait l’adhérence compliquée. Il sortit un bras et posa la main sur l’écueil. Il se hissa avec difficulté à la surface et sortit la tête hors de l’eau. Il prit une grande inspiration.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses doigts glissaient sur la mousse formée sur le rocher. Il enlaça alors le roc tandis que l’écume ondulait avec rage. Les vagues le recouvraient parfois entièrement et se brisaient violemment sur lui. Elles se dispersaient ensuite et revenaient aussitôt à la charge. Leur va-et-vient incessant créait des remous qui tourbillonnaient autour de lui. Soudain, il lâcha prise. Le torrent l’emporta alors avec force.</p>
<p style="text-align: justify;">Derrière lui, le barrage s’éloignait rapidement. Le grondement des eaux s’échappant des déversoirs s’atténuait, remplacé par le bourdonnement de la rivière. Henry peinait à garder la tête hors de l’eau. L’ondoiement des vagues l’enveloppait à chaque instant. Il louvoyait entre les écueils, filant à toute vitesse dans les méandres du cours d’eau déchaîné.</p>
<p style="text-align: justify;">Un peu plus loin, en aval, un arbre desséché et sans feuillage se dressait sur la berge. Une de ses branches retombait au-dessus de la rivière comme une main tendue. Henry leva les bras au moment où il passait dessous et s’agrippa. Il s’accrochait en rassemblant ses dernières forces mais les remous qui se formaient autour de lui tentaient de l’attirer à nouveau dans leur agitation. Il essaya de se hisser à la force des bras et parvint à dégager la moitié de son corps, mais la branche ne résista pas. Elle se brisa. Elle écorcha ses mains en craquant et il se retrouva en un instant au fond de l’eau.</p>
<p style="text-align: justify;">Il pensait que tout était perdu. Il se laissait emporter par le torrent, retenant fébrilement sa respiration. Il sentait chaque battement de son cœur taper dans sa poitrine à un rythme irrégulier. Il allait mourir.</p>
<p style="text-align: justify;">Brusquement, le visage de Sarah traversa son esprit et il se rappela pourquoi il devait rester en vie. Elle comptait sur lui. Toute l’humanité comptait sur lui. Il sortit alors de son marasme et rassembla les dernières forces qui lui restaient pour remonter à la surface.</p>
<p style="text-align: justify;">Le lit de la rivière avait considérablement rétréci à cet endroit. Henry donna quelques coups de brasse et parvint à rejoindre un cours d’eau plus calme. Il nagea jusqu’à la berge et se hissa hors de l’eau. Épuisé, il s’étendit sur les cailloux jonchant la rive.</p>
<p style="text-align: justify;">Il resta allongé, la respiration haletante. Ses doigts écorchés étaient repliés dans la paume de ses mains et il tremblait. La température de l’eau ne dépassait pas les cinq degrés. Son visage était blême et ses lèvres violacées à cause de l’hypothermie.</p>
<p style="text-align: justify;">Après un long moment, il se redressa difficilement et s’assit face à la rivière, recroquevillé contre lui-même. Il essayait de repérer Taylor dans l’agitation des eaux. Il observa la surface avec attention. Il pensait l’apercevoir dans chaque remous, dans chaque tourbillon mais après quelques minutes, elle n’était toujours pas réapparue. Il se résigna alors. Taylor s’était noyée. Sa tête retomba en avant avec tristesse puis il poussa un soupire de désespoir.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Taylor ! Putain.</p>
<p style="text-align: justify;">Son cœur se serra. Il releva la tête et hurla malgré les morts-vivants qui rôdaient un peu partout :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Merde !</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p style="text-align: justify;">Le ciel commençait à se couvrir. La brume descendait lentement dans la vallée et la recouvrait d’un manteau blanc. Un nuage bruineux se formait sur le flanc de la montagne. La fin d’après-midi s’annonçait pluvieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry avait repris la route. Il traînait les pieds, manquant de s’effondrer à chaque pas. Il marchait avec difficulté sur le chemin escarpé, longeant la rivière en direction du barrage mais le terrain devenait de plus en plus accidenté. Il était obligé de faire un détour par la forêt. Il s’y engouffra alors, contraint.</p>
<p style="text-align: justify;">Le nuage orageux s’étendait dans le ciel. La bruine commençait à tomber. Henry gardait la rivière à portée de vue pour ne pas se perdre. Alors qu’il luttait pour rester debout, il aperçut, entre deux arbres, un groupe de morts-vivants. Ils dévoraient un cerf, accroupis au­-dessus de la carcasse. Ils plongeaient leurs mains ensanglantées dans le corps de l’animal encore vivant et se délectaient de sa chair.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry se plaqua brusquement derrière un arbre mais dans la précipitation, marcha sur une branche qui se brisa sous son poids. Il grimaça, dépité. Le craquement attira aussitôt l’attention d’un zombie. Le macchabée se retourna. Il se redressa et tituba instinctivement vers la source du bruit.</p>
<p style="text-align: justify;">La peau de son visage avait été arrachée du menton jusqu’au nez. Il avait un trou béant à la place de l’oreille gauche et une seringue plantée dans le crâne ne l’avait miraculeusement pas tué. Il avançait d’un pas lent. Henry était adossé à l’arbre. Il essayait de se faire discret mais la confrontation semblait inévitable. Un seul son du cadavre et ses congénères rappliqueraient aussitôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Le monstre parvint à sa hauteur et le vit. Ses yeux livides s’écarquillèrent subitement. Il ouvrit la gueule mais Henry lui agrippa la gorge avant qu’il ne grogne, et le plaqua au sol. Le macchabée, plongé involontairement dans un mutisme forcé, émettait cependant  de petits gémissements, presque inaudibles aux oreilles de ses congénères. Surpris de ne pas pouvoir hurler, il se débattait en tentant d’agripper le visage de son agresseur.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry planta ses ongles dans la gorge du monstre et empoigna, de son autre main, la seringue coincée dans le crâne de son opposant. Il la retira. Il leva le bras et la lui enfonça violemment dans l’œil. L’aiguille ressortit à l’arrière de sa tête. Il s’écarta ensuite du corps inerte en poussant sur ses jambes et se plaqua à nouveau contre l’arbre à la hâte.</p>
<p style="text-align: justify;">Les morts-vivants n’avaient rien entendu. Ils continuaient de se repaître du cerf comme si de rien n’était. Henry haletait. Il profita de ce moment pour se relever et pour s’enfuir dans le dos des monstres. Cependant, une fois éloigné, un macchabée avec le visage entièrement brûlé releva la tête et aperçut l’homme disparaître dans la forêt. Il se redressa maladroitement. Il souffla et chancela dans sa direction. Ses semblables se détournèrent alors de la carcasse et le suivirent.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry avait été contraint de s’éloigner de la rivière à cause du groupe de morts-vivants mais le grondement des eaux était suffisamment fort pour qu’il garde le cap.</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout d’un moment, il parvint à la nationale. La route était déserte et jonchée de feuilles mortes. Il la traversa et distingua à travers les arbres, une grande bâtisse. Il expira, soulagé. Peut-être y avait-il un véhicule ? Il s’approcha discrètement. Le bâtiment se trouvait derrière un vieux cimetière, à quelques dizaines de mètres d’une chapelle. Henry comprit. C’était un funérarium.</p>
<p style="text-align: justify;">L’endroit semblait abandonné. Henry parvint rapidement à la porte de derrière après avoir slalomé entre les tombes et les caveaux. Il tourna la poignée et entra. Devant lui, un grand couloir traversait la demeure jusqu’au hall d’entrée. Il entra et se réfugia dans la première pièce qu’il trouva. C’était une chambre funéraire. Un lit trônait au centre de la pièce et des chrysanthèmes avaient fané dans un coin. Cette chambre servait autrefois à accueillir les familles des défunts qui venaient se recueillir. C’était avant. Aujourd’hui, c’était les défunts qui venaient directement chez les vivants.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry se fichait éperdument de l’endroit où il se trouvait. Tout ce qu’il voyait était le lit. Épuisé, il se laissa tomber sur le matelas avec bonheur. Il laissa échapper un sourire mais une voix s’éleva brusquement depuis l’extérieur :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Putain ! Il n’y a personne ici !</p>
<p style="text-align: justify;">Une autre, plus grave, répondit :</p>
<p style="text-align: justify;">—   Salomon veut qu’on la retrouve. Jette un œil rapide dans la baraque qu’on se casse vite fait !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ouais. J’y vais.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry glissa sur le sol et s’approcha silencieusement de la fenêtre dont la vitre était brisée. Des morceaux de verre jonchaient le sol. Il s’adossa au mur et jeta un œil à l’extérieur : le fourgon blindé était garé devant le funérarium.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/03/20/the-last-survivors-episode-7-chapitres-4-5/" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitre 3" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/04/03/the-last-survivors-episode-8-chapitre-2/" title="The Last Survivors, Épisode 8 – Chapitre 2" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitres 4 &amp; 5</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Mar 2015 12:30:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[4 Henry pressa l’interrupteur. La lumière jaillit sur un bureau exigu. La pièce était en désordre. Des feuilles fourmillaient sur le sol et un ordinateur avait été jeté nonchalamment dans un coin. —    Il est où ? demanda Henry en parlant de Phil. —   Chut ! murmura brusquement Taylor en posant son index sur ses [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/tls-7-4-5.jpg" alt="tls 7 4 5" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32632" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>4</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Henry pressa l’interrupteur. La lumière jaillit sur un bureau exigu. La pièce était en désordre. Des feuilles fourmillaient sur le sol et un ordinateur avait été jeté nonchalamment dans un coin.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il est où ? demanda Henry en parlant de Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Chut ! murmura brusquement Taylor en posant son index sur ses lèvres tout en jetant sur l’homme un regard inquiet.</p>
<p style="text-align: justify;">Un étrange bruissement émanait de l’armoire métallique posée contre le mur du fond. Taylor s’avança prudemment vers le meuble en tenant fermement sa machette. Le bruit s’intensifiait. Elle tendit son bras vers la poignée et ouvrit la porte de l’armoire en levant son arme, prête à frapper. Un type bascula aussitôt à l’extérieur. Surprise, la jeune femme fit un pas en arrière et posa ses yeux sur l’individu. C’était Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Taylor ! se réjouit ce dernier en se redressant. T’es venue, putain !</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait le visage blême. Il était terrifié.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Où sont les autres ? demanda-t-il en s’époussetant.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il n’y a que moi, souffla Taylor sur un ton mélancolique.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil se doutait que personne ne se serait déplacé pour lui. Il ne faisait pas l’unanimité au sein du groupe, certainement à cause de son comportement vis-à-vis des autres et de son langage quelque peu vulgaire. Mais il s’en fichait. Taylor était là. C’était le plus important.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ces enfoirés sont partout ! ajouta-t-il. Je suis resté enfermé dans cette saloperie d’armoire pendant des heures. (Son regard croisa celui d’Henry.) C’est qui, lui ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Henry, répondit Taylor. Il a été le seul à se porter volontaire.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ouais. Personne d’autre ne s’est déplacé pour sauver tes miches !</p>
<p style="text-align: justify;">Phil souffla. La jeune femme fit un pas vers lui et lui tendit la main.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Le talkie-walkie, s’il te plaît.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme le lui donna. Taylor appuya sur le bouton de l’appareil et dit :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Stacy. Ici, Taylor. Tu m’entends ?</p>
<p style="text-align: justify;">Au bout d’une seconde, la voix de l’adolescente grésilla dans le haut-parleur.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Taylor ! Tu vas bien ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Oui.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Et Henry ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il est avec moi.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Merci mon Dieu. Je suis soulagée. Je n’avais pas de nouvelles de vous depuis votre départ alors je commençais à m’inquiéter.</p>
<p style="text-align: justify;">—   On vient de retrouver Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Parfais. Vous rentrez dans combien de temps ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Pour info, dit Phil en se penchant au-dessus du talkie-walkie, je vais bien moi aussi. Mais merci de demander !</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor lui lança un regard belliqueux et lui tourna le dos.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ça grouille de zombies dans le coin. On ne pourra pas repartir par le même chemin. On va se démerder pour en trouver un autre.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ok. Bien reçu.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry entrouvrit lentement la porte pour s’assurer que le couloir était dégagé. Un zombie, le visage déchiré par un coup de griffe, apparut soudainement dans l’entrebâillement. L’homme sursauta en poussant un gémissement. Il referma aussitôt la porte et fit un pas en arrière en frissonnant d’effroi.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et comment ça se passe en haut ? dit Taylor dans le talkie-walkie, en baissant la voix.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ils commencent à se poser des questions sur toi. Personne n’est ravi que tu sois descendu.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et le vieux n’est pas étranger à tout ça, je suppose !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Exact.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Quel salopard !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il faudrait que tu reviennes rapidement, Taylor.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Très bien. On essaie de rentrer au plus vite.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Reçu cinq sur cinq.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor relâcha le bouton de l’appareil qu’elle rangea dans la poche de son pantalon. Phil se pencha vers elle et lui persifla :</p>
<p style="text-align: justify;">—    On dirait que les choses se gâtent. J’ai connu ça, moi aussi. Bienvenue au club !</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’écarta d’elle en ricanant. Il s’appuya contre le mur et croisa les bras.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Bon. On fait quoi, maintenant ? demanda-t-il sur un ton acerbe.</p>
<p style="text-align: justify;">—   On pourra pas sortir par là, répondit Henry en désignant la porte par laquelle ils étaient arrivés. Ces monstres sont juste derrière.</p>
<p style="text-align: justify;">Ses yeux se posèrent instinctivement sur une grille d’aération de la pièce. Taylor, qui avait suivi son regard, comprit. Elle s’exclama :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu penses qu’on pourrait se faufiler par-là ! C’est pas très large !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je vois pas d’autre solution.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Phil ne l’entendit pas de cette oreille. Il grommela.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Attendez. Je viens de passer des heures dans cette armoire et vous voulez que j’entre dans un putain de conduit encore plus étroit ! Hors de question.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Phil, si on veut sortir d’ici, expliqua Taylor, c’est le seul moyen.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Non. Trouve-en un autre !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Il n’y en a pas, répliqua sévèrement Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Toi ! La ferme !</p>
<p style="text-align: justify;">Agacé par Phil, Henry se jeta sur lui et serra violemment son cou en le maintenant contre le mur. Il plongea son regard menaçant dans le sien et lui chuchota :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Écoute, mon vieux. On a risqué nos vies pour sortir ton cul de ce merdier. Alors si je te dis d’entrer dans ce conduit, tu t’exécutes. Sinon j’ouvre cette porte (Il la désigna du doigt.) et je te balance aux zombies. Compris ?</p>
<p style="text-align: justify;">Phil se défit de son étreinte en le repoussant.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Pas la peine d’être aussi violent ! marmonna-t-il en s’éloignant d’Henry. J’ai saisi le message. (Il s’épousseta) Sale con !</p>
<p style="text-align: justify;">Henry avait entendu. Il lui lança un regard glacial en s’approchant de Taylor. La jeune femme desserrait les vis de la bouche d’aération avec la lame de sa machette.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’y arrives ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ouais, répondit-elle en fronçant les sourcils. Encore une vis et…</p>
<p style="text-align: justify;">La grille se décolla du mur. Elle la retira et la posa sur le sol. Son visage pivota ensuite vers Henry en arborant un fier sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je t’en prie ! s’amusa-t-elle en l’invitant à entrer.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais Henry se tourna vers Phil et le fixa d’un œil averti.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Pas la peine de dire quoi que ce soit ! souffla Phil en prenant une chaise. J’ai compris.</p>
<p style="text-align: justify;">Il la colla contre le mur et monta sur le siège. Il posa un genou sur le rebord du conduit et s’y engouffra en marmonnant.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je préfère l’avoir devant moi, expliqua Henry à Taylor en posant un pied sur la chaise.</p>
<p style="text-align: justify;">Puis il se hissa à l’intérieur. Taylor se retourna une dernière fois vers le bureau et le suivit.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/09/separateur.jpg" alt="The last survivors" width="630" height="104" class="aligncenter size-full wp-image-28397" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>5</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le trio avançait à quatre pattes dans le conduit d’aération. En tête, Phil lança en grimaçant :</p>
<p style="text-align: justify;">—   Merde ! Ça pue là-dedans ! (Il se tourna furtivement vers Henry.) C’est une putain de bonne idée que t’as eu, mec !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ferme-la et avance ! ordonna Henry en le suivant de près.</p>
<p style="text-align: justify;">En queue de peloton, Taylor ajouta :</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu voulais faire quoi ? Attendre des heures dans ce bureau ? Personne ne serait venu nous chercher. T’es pas très apprécié dans la groupe, tu sais !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Apparemment, toi non plus ! affirma Phil en avançant lentement. Ton autorité commence à battre de l’aile !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Avance ! insista Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">Agacée, Taylor baissa les yeux mais Phil avait raison. Peut-être devait-elle laisser sa place à une personne qui saurait mieux gérer la situation ? Quatre personnes avaient perdu la vie dans ces galeries et deux autres dans le bunker lors de l’attaque des zombies. Elle pensait que c’était de sa faute. Ses yeux se noyèrent tout à coup de larmes. Personne ne l’avait remarqué. C’était sans doute mieux comme cela.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Dis-moi, Henry, dit-elle en relevant la tête. Ton amie qui s’est faite enlever par les hommes de Salomon. Elle s’appelle comment ?</p>
<p style="text-align: justify;">Henry gloussa.</p>
<p style="text-align: justify;">—    À vrai dire… Je n’en sais rien. Je l’ai rencontrée hier matin.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Et que comptes-tu faire une fois rentré au bunker ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je ne sais pas. Me rendre aux portes du Sanctuaire et demander au révérend de la libérer ! Qui sait ? Ça peut peut-être marcher !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Si tu penses ça, c’est que t’es complètement fêlé, mec ! s’exclama Phil d’une voix âpre. Tu ne pourras pas faire un pas sans que ces salopards te descendent !</p>
<p style="text-align: justify;">—   T’as sans doute raison. Mais tu ne sais pas ce que j’ai dû faire pour la mettre en sécurité. Je ne peux pas laisser tomber maintenant.</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est bien ce que je dis. T’es complètement fêlé !</p>
<p style="text-align: justify;">Ils avançaient dans le conduit depuis de longues minutes, longeant les galeries en direction du bunker. Leurs mains et leurs genoux appuyaient contre la fine paroi en métal en la déformant légèrement à chacun de leur mouvement. Le bruissement incessant de la plaque se tordant sous leurs poids résonnait tout autour d’eux.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu sais où on va exactement ? demanda Henry, impatient de s’extirper de l’étroite canalisation.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Vers le bunker, répondit Taylor. Enfin, je l’espère.</p>
<p style="text-align: justify;">Son visage se liquéfia quand un crissement se propagea brusquement dans le conduit. La plaque de fer trembla tout à coup.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Qu’est-ce qu’il se passe, putain ! s’inquiéta Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">Il poussa un gémissement quand la plaque s’affaissa soudainement.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il faut sortir de là ! lança aussitôt Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil accéléra. Le crissement résonnait de plus en plus fort. La plaque vibra à nouveau et le conduit s’effondra sous leur poids. Ils traversèrent le plafond de la galerie et heurtèrent violemment le sol parmi les débris.</p>
<p style="text-align: justify;">La poussière retombait lentement sur les gravas recouvrant le sol. Un trou béant perforait le plafond et le conduit qui s’était effondré gisait à terre.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry ouvrit les yeux, sonné. Il tenta de se redresser mais une violente douleur le saisit brusquement à la cheville. Il grimaça. Il leva les yeux quand un zombie surgit soudain face à lui, sortant du nuage de poussière en grognant. Ses yeux s’écarquillèrent à la vue du macchabée. Il porta aussitôt une main à sa ceinture pour se saisir de son arme. C’était un réflexe incontrôlable. Le colt était resté dans le vestiaire et la hache avait disparu dans l’effondrement. Il essaya de se relever mais le mort-vivant se jeta sur lui. Il mit alors son bras en opposition, persuadé qu’il allait se faire mordre quand la machette de Taylor se planta furieusement dans le crâne du monstre. Il se retourna vers la jeune femme qui haletait puis expira, soulagé.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il ne faut pas rester là ! s’exclama Taylor en lui tendant la main. Ils arrivent !</p>
<p style="text-align: justify;">Les grognements résonnèrent dans les galeries. Henry agrippa la main de la jeune femme et se redressa difficilement. Cette dernière le prit par la taille et l’aida à avancer.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil les attendait un peu plus loin avec impatience. Il était terrifié par les hurlements dont l’écho se rapprochait dangereusement.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Dépêchez-vous, bordel !</p>
<p style="text-align: justify;">Il laissa passer ses compagnons qui empruntèrent une autre galerie et les suivit.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Par ici ! s’écria Taylor en apercevant de la lumière au bout d’un couloir.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Non ! répliqua âprement Phil en leur emboîtant le pas. Pas dans cette direction !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Mais la sortie est juste là ! ajouta la jeune femme en fixant les éblouissants rayons du soleil qui envahissaient le corridor.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils étaient tellement puissants qu’ils formaient un épais voile blanc. Impossible de voir à travers.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ce n’est pas une sortie ! Ce sont les déversoirs du barrage ! Ils font cent cinquante mètres de haut. La chute nous tuerait à coup sûr !</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor s’arrêta brusquement. Elle se retourna en soutenant Henry qui avait dû mal à marcher. Phil les rejoignit, trottant à quelques mètres derrière et pourchassé par quelques macchabées qu’il n’avait pas vus.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Attention ! cria Taylor en tremblant d’effroi.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil se tourna subitement. Les morts-vivants courraient vers lui. Tétanisé, l’homme ne put réagir. Les cadavres se jetèrent sur lui et l’enveloppèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Non !</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est trop tard ! s’écria Henry en retenant la jeune femme qui voulait le secourir.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme tentait de repousser les monstres mais ils s’accrochaient à lui comme des sangsues. Un macchabée planta ses crocs dans sa gorge et lui déchira la trachée. Un autre creusait dans sa poitrine avec ses ongles acérés. Leurs mâchoires sanguinolentes lui arrachaient des morceaux de chair. Son sang coulait.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil savait qu’il allait mourir. Il essaya de hurler mais un son étranglé sortit de sa bouche. Il parvint tout de même à se baisser et à prendre le pistolet qu’il avait dissimulé à sa cheville mais les zombies le firent basculer. En tombant, il lâcha son arme.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il faut aller l’aider ! tempêta Taylor en tentant de se défaire de l’étreinte d’Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Non. C’est du suicide !</p>
<p style="text-align: justify;">—    On ne peut pas l’abandonner !</p>
<p style="text-align: justify;">Henry prit sa tête entre les mains et l’obligea à le regarder.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ecoute-moi. Si tu y vas, tu mourras !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Mais…</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je sais. Mais c’est trop tard. Il est condamné.</p>
<p style="text-align: justify;">Phil parvint à tendre le bras et à prendre son arme. Il pointa le canon sur le premier zombie que son regard terrifié croisa puis il posa le doigt sur la gâchette.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Putain de merde ! s’exclama soudain Taylor en assistant à la scène. Le méthane !</p>
<p style="text-align: justify;">Elle saisit Henry par le col de sa chemise et le tira en avant. Sans se poser de question, ils fuirent vers la lumière du jour. Phil pressa la détente. L’étincelle qui s’échappa au bout du canon donna naissance à une boule de feu. Elle enveloppa aussitôt Phil puis les monstres agrippés à lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor et Henry entrèrent dans la lumière éblouissante mais une grille verrouillée par un cadenas bouchait la sortie.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Bordel !</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme frappa violemment le cadenas avec sa machette. Elle dut s’y reprendre à plusieurs reprises avant de le briser. La grille s’ouvrit alors. Ils firent un pas à l’extérieur mais s’immobilisèrent au bord du précipice. Sous leurs pieds, les déversoirs crachaient des milliers de litres d’eau dans la rivière qui grondait.</p>
<p style="text-align: justify;">La boule de feu implosa tout à coup et embrasa la galerie dans un bourdonnement assourdissant. Les murs du sous-sol tremblèrent aussitôt. Happé par un violent appel d’air, le feu se propageait rapidement dans le couloir et filait à toute vitesse vers Taylor et Henry comme une main qui tentait de les attraper.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils comprirent alors qu’ils n’avaient pas le choix. Elle lui prit la main et ils sautèrent dans le vide.</p>
<p><strong><strong> </strong></strong></p>
<p style="text-align: right;"><em>Fin de l’épisode 7</em></p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/03/13/the-last-survivors-episode-7-chapitre-3//" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitre 3" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong>Chapitre suivant (27/03)&gt;&gt;</strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitre 3</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2015 12:30:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[3 Les deux jambes du macchabée étaient sectionnées au niveau des cuisses. Des lambeaux de chair pendaient à ses moignons ensanglantés. Des tâches noires pullulaient sur son visage pâle. Ses lèvres en partie dévorées laissaient entrevoir ses gencives sanguinolentes et ses cheveux sans éclats retombaient négligemment sur son visage. Le bougre rampait sur le sol [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/TLS_Bandeau1.jpg" alt="TLS_Bandeau" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32448" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>3</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les deux jambes du macchabée étaient sectionnées au niveau des cuisses. Des lambeaux de chair pendaient à ses moignons ensanglantés. Des tâches noires pullulaient sur son visage pâle. Ses lèvres en partie dévorées laissaient entrevoir ses gencives sanguinolentes et ses cheveux sans éclats retombaient négligemment sur son visage. Le bougre rampait sur le sol en laissant une traînée de sang sur son passage. Il lança mollement ses bras vers l’avant et se hissa avec difficulté. Il grimaçait et grognait à chacun de ses mouvements.</p>
<p style="text-align: justify;">Il tira sa dépouille une nouvelle fois et parvint à se redresser au-dessus d’un corps inerte, en prenant appui avec ses mains. Le mort-vivant l’avait repéré depuis un bon moment et l’envie de se repaître de sa chair était plus forte que tout. Il avait mis du temps mais il était arrivé à son objectif. Il ouvrit sa gueule en poussant un gémissement presque douloureux et plongea littéralement dans la poitrine ouverte du cadavre. Il en ressortit, le visage ensanglanté, avec un morceau de barbaque entre les dents. Puis il s’en délecta vigoureusement.</p>
<p style="text-align: justify;">Une fois le morceau de viande dans son estomac, il plongea à nouveau dans les entrailles du corps et se redressa, une seconde plus tard, avec l’intestin de sa victime dans la gueule. Mais l’organe était resté accroché aux côtes du cadavre. Le macchabée tira en levant la tête, en vain. Il souffla mais affamé, il tira plus fort. La peau de l’intestin se déchira puis se rompit. Les excréments du corps éclaboussèrent le sol et le visage du zombie.</p>
<p style="text-align: justify;">Surpris, le mort-vivant poussa un gémissement. Il détourna son attention du corps et releva instinctivement la tête. Ses yeux livides se posèrent sur Henry qui se tenait debout devant lui. L’homme levait furieusement une hache au-dessus de son épaule. Il frappa. La lame transperça la tête du macchabée et heurta violemment le sol. Un tintement strident résonna aussitôt dans la galerie.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu penses qu’on les a semés ? demanda Taylor en haletant.</p>
<p style="text-align: justify;">—    J’espère, répondit Henry qui se redressait.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme lança un regard vers la prochaine intersection et aperçut l’ombre des zombies se reflétant sur le mur. Ils se rapprochaient dangereusement, à grandes enjambées</p>
<p style="text-align: justify;">—    Merde ! s’exclama-t-il en se tournant vers Taylor. Ils arrivent !</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme avait repéré une porte à deux pas de leur position.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Par-là ! lança-t-elle en courant vers l’issue.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle l’ouvrit et s’engouffra dans la pièce. Henry la suivit aussitôt et referma la porte derrière lui. Les morts-vivants poursuivirent leur course folle sans avoir remarqué que leur dîner venait de leur filer entre les pattes.</p>
<p style="text-align: justify;">—    On a eu du bol, putain ! s’étonna Taylor en reprenant son souffle.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ouais. Mais on fait quoi, maintenant ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    On ne change pas nos plans. On essaie de rejoindre Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ok mais est-ce qu’il vivant, au moins ? On n’en sait strictement rien.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Il l’est, crois-moi. Phil est peut-être un sale con mais il sait se faire discret quand il le faut !</p>
<p style="text-align: justify;">Henry souffla. Ils se trouvaient dans une pièce exiguë. Des assiettes et des verres étaient empilés sur des étagères plaquées contre les murs. Des couverts remplissaient des bacs en plastique et toutes sortes d’ustensiles de cuisine fourmillaient un peu partout. Un grand réfrigérateur trônait dans un coin. Henry l’ouvrit mais il était vide. Il referma la porte, furieux.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Fait chier !</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor connaissait bien les galeries pour y avoir patrouillé quelques fois. Elle savait qu’ils n’étaient plus très loin de Phil, mais encore fallait-il y arriver. Elle se posta face a une seconde porte, une sortie où elle espérait ne pas trouver de macchabées, et l’ouvrit avec précaution. Elle jeta un œil à l’intérieur et entra.</p>
<p style="text-align: justify;">—   On est où, là ? s’enquit Henry en entrant à son tour. Dans un putain de restaurant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Des vitrines d’exposition réfrigérées paradaient sur l’immense comptoir du libre-service qui traversait la salle. Des tartes y étaient restées enfermées et avaient moisi avec le temps. Deux rangées de tables et de chaises remplissaient la pièce.</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est un réfectoire, expliqua Taylor. Les ouvriers vivaient ici en permanence. Tout avait été fait pour leur confort.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Eh bien ! Ils en avaient de la chance ! Moi, j’avais un bureau pourri et un ordi qui fonctionnait une fois sur deux.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et tu faisais quoi comme boulot avant tout ça ? demanda Taylor, un peu trop curieuse.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry ne répondit pas. Il désigna du doigt un zombie qui venait d’apparaitre au  coin de la salle. L’homme se baissa et se plaqua contre le comptoir du libre-service. Taylor eut la même réaction. Elle releva discrètement la tête et aperçut un second macchabée. Les deux morts-vivants se dirigeaient dans leur direction en titubant maladroitement.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Il y en a un autre, chuchota Taylor en reprenant sa position initiale. Ils viennent vers nous. Qu’est-ce qu’on fait ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   T’inquiète pas, dit Henry. J’ai un plan.</p>
<p style="text-align: justify;">Il leva le bras et tâtonna sur le comptoir. Il posa la main sur un plateau en métal et sourit. Il avait trouvé ce qu’il cherchait. Sans se découvrir, il lança l’objet à l’autre bout du réfectoire. En retombant, le plateau produisit un son assourdissant. Les deux cadavres se retournèrent aussitôt, attirés par le bruit, et grognèrent.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry se leva. Il s’approcha discrètement des monstres et une fois posté juste derrière, il frappa violemment l’un d’eux dans le dos. Le zombie fut projeté en avant et retomba sur une table en la brisant. L’autre macchabée se retourna. Henry planta sa hache dans son crâne.</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’était ça, ton plan ! railla Taylor en se relevant.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ouais.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry retira sa hache de la tête du zombie en souriant, fier de lui.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Désolé de te le dire… C’était un plan à la con !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Mais ça a marché !</p>
<p style="text-align: justify;">Effectivement. Ça avait marché. Taylor rit en y repensant. Elle se présenta au-dessus du zombie, allongé sur la table brisée. Le choc avait été si violent qu’il l’avait pratiquement sectionné en deux. Il tendait tout de même ses mains vers la jeune femme en grognant. Cette dernière abrégea ses souffrances en plantant nonchalamment sa machette dans son front. Un filet de sang gicla sur le sol.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle releva la tête et la laissa retomber en arrière. Elle fixa le plafond et expira profondément, soulagée. Ils étaient toujours en vie. Puis ses yeux se posèrent sur le plan d’évacuation d’urgence, encadré et fixé au mur. Elle se posta devant et mit son doigt sur le plan.</p>
<p style="text-align: justify;">—    On est juste là.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry essuyait la lame de sa hache avec un vieux chiffon trouvé sur le comptoir. Il demanda, désabusé.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Il va falloir traverser combien de salles infestées de morts-vivants avant d’arriver jusqu’à lui ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Eh bien… Crois-le ou pas, répondit Taylor en lâchant un sourire incontrôlable, nous sommes juste à côté !</p>
<p style="text-align: justify;">Surpris, Henry laissa le chiffon et la hache sur le comptoir, et rejoignit la jeune femme.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’es sûr ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    Regarde par toi-même !</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme plissa les yeux sur le plan.</p>
<p style="text-align: justify;">—    J’y comprends que dalle !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Ici, c’est le réfectoire dans lequel nous sommes, expliqua Taylor en suivant le schéma avec le doigt. On est rentré par là. La sortie est juste ici. (Elle se tourna et désigna la porte.) Phil est dans une salle de l’aile ouest qui se trouve  juste derrière cette porte !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Quoi ? Juste là !</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor acquiesça d’un mouvement de la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est trop simple, dit Henry, perplexe. On a tourné en rond pendant je-ne-sais-pas-combien-de-temps et tout à coup, par le plus grand des hasards, on se retrouve devant l’endroit où on doit se rendre ! C’est un raccourci trop facile.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Parfois, il faut savoir prendre les choses comme elles viennent et ne pas trop se poser de question.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry regagna le comptoir et prit sa hache. Il s’exclama :</p>
<p style="text-align: justify;">—    Qu’est-ce qu’on attend, alors ? Allons-y !</p>
<p style="text-align: justify;">Il ouvrit la porte et inspecta la galerie. Rien à signaler. Il sortit. Taylor le suivit.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Phil doit se trouver dans cette pièce, chuchota la jeune femme en désignant la porte du doigt.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils longèrent le couloir d’un pas prudent. Soudain, une horde surgit au bout du corridor. La pièce où se trouvait Phil était entre eux et les morts-vivants. Ces derniers, sans perdre un instant, grognèrent et chargèrent. Taylor s’élança la première. Elle parvint à la porte, l’ouvrit et entra. Henry, plus lent, se jeta à l’intérieur pour arriver avant les zombies. La jeune femme referma aussitôt la porte.</p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/03/06/the-last-survivors-episode-7-chapitres-1-2/" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitres 1 &#038; 2" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/03/20/the-last-survivors-episode-7-chapitres-4-5/" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitres 4 &#038; 5" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
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		<item>
		<title>The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitres 1 &amp; 2</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2015 12:30:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[1 Assis sur une chaise dans la chambre de Stacy, Henry nettoyait le Colt que Robert lui avait offert. Il introduisit un goupillon humide dans le canon de l’arme et le récura avec vigueur. Puis il imprégna un coton-tige avec du solvant et l’appliqua sur la crosse avec soin. Stacy entra, sa fille dans les [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/03/TLS_Bandeau.jpg" alt="TLS_Bandeau" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32285" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>1</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Assis sur une chaise dans la chambre de Stacy, Henry nettoyait le Colt que Robert lui avait offert. Il introduisit un goupillon humide dans le canon de l’arme et le récura avec vigueur. Puis il imprégna un coton-tige avec du solvant et l’appliqua sur la crosse avec soin.</p>
<p style="text-align: justify;">Stacy entra, sa fille dans les  bras. Elle posa les yeux sur Henry et referma la porte.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’es pas obligé de faire ça, tu sais ! dit-elle en berçant tendrement le nourrisson.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je sais, répondit Henry en levant les yeux vers l’adolescente.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reporta son attention sur son Colt et l’essuya délicatement avec un chiffon.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Alors pourquoi tu y vas ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Il y a un homme qui a besoin d’aide. Les personnes de ton groupe n’ont pas l’air de s’en soucier plus que ça.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ne les juge pas trop vite. Ils sont passés par des moments difficiles.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Moi aussi ! Pourtant, je ne me retranche pas dans le bunker en espérant que les choses se tassent.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry inséra les balles dans le barillet du Colt et se leva. Il posa la main sur l’épaule de l’adolescente et lui offrit un sourire.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ne t’inquiète pas pour nous. Tout se passera bien.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je sais.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Qu’est-ce qu’il te fait peur, alors ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Taylor.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Rassure-toi. Je te la ramènerai en un seul morceau.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry sortit de la chambre sous le regard inquiet de Stacy. L’adolescente posa le nourrisson dans son berceau et commença à chantonner une berceuse. Elle avait certes peur pour Taylor mais ce qu’elle redoutait le plus, était de devoir élever sa fille dans ce monde. Trouverait-elle le courage et la force de la protéger des dangers ? Saurait-elle être une bonne mère ? Elle fixa avec tendresse le nourrisson et, quand il lui sourit, elle fondit en larmes.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry traversa le couloir. Les personnes qu’il croisait le dévisageaient. Leur mécontentement se lisait sur leurs visages. Il sortit du corridor et rejoignit Taylor dans la salle de repos. La jeune femme entretenait une discussion houleuse avec le vieil homme à la canne.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu ne peux pas abandonner ton groupe pour Phil ! dit le vieil homme avec véhémence. Ce type a tout fait pour prendre ta place !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Mais il fait partie des nôtres ! rétorqua Taylor.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu crois que je ne le sais pas !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Henry a raison. Sans solidarité, on ne tiendra pas longtemps. Bordel ! Ce gars vient à peine d’arriver et il est le seul à se porter volontaire. Comment je dois le prendre, à ton avis ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Les gens ont peur, Taylor ! Ils ont peur de mourir. Tu ne peux pas le leur reprocher.</p>
<p style="text-align: justify;">Le vieil homme remarqua la présence d’Henry sur le pas de la porte<i>.</i> Il ravala ses mots et souffla presque gêné.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tu fais une énorme erreur en y allant ! ajouta-t-il d’une voix grave.</p>
<p style="text-align: justify;">Il se dirigea vers la sortie en traînant sa canne. Il croisa Henry en évitant son regard et sortit de la pièce.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Tout va bien ? demanda Henry en entrant.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ouais, expira Taylor, les mains appuyées contre la table et les yeux plongés dans le vide.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu veux que je te laisse un moment seule ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Non. Ça va.</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme se redressa et prit une carte enroulée sur une des étagères. Elle la déplia sur la table.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Phil se trouve dans une salle de l’aile ouest.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry se posta à côté d’elle et se pencha sur la carte. En y regardant de plus près, il remarqua une ligne rouge serpentant à côté des galeries.</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’est quoi ça ? demanda-t-il en désignant le trait.</p>
<p style="text-align: justify;">—   La rivière, répondit Taylor. Elle descend de la vallée et passe au-dessus des galeries jusqu’au barrage. (Elle réfléchit un instant et ajouta.) Regarde. Il y a deux itinéraires pour rejoindre la pièce où se trouve Phil.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Un par le sud et un par le nord.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Exact. Si on passe par le sud, on fait un détour de près d’un kilomètre.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Et par le nord ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Deux cents mètres tout au plus.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Aucune hésitation, dans ce cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor se tourna vers Henry en plissant le front.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Sauf que c’est dans ce secteur que les zombies ont été aperçus, expliqua-t-elle. (Elle se pencha sur la carte et fixa les tracés d’un air inquiet.) Je ne peux pas prendre cette décision. La dernière fois que j’ai envoyé mes gars là-dedans, ils ne sont pas revenus. (Elle souffla.) Je te laisse choisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Prendre des décisions était une habitude pour Henry depuis sa rencontre avec Sarah. Il avait décidé de la sauver des zombies lors de son accident de voiture, de la ramener au camp, de trahir Caïn près de la ferme, puis il avait secouru Stacy sur la nationale. Tous ces choix l’avaient conduit dans ce bunker. Alors désigner un itinéraire, même infesté de morts-vivants, ne lui faisait pas peur.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Par le nord ! s’exclama-t-il.</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor se rangea à son choix et replia la carte. Stacy entra dans la pièce, une barre de fer entre les mains.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Où tu comptes aller, comme ça ? s’enquit Taylor en reposant la carte sur l’étagère.</p>
<p style="text-align: justify;">—  Je peux pas vous laisser y aller seuls ! répondit l’adolescente sur un ton péremptoire. Je viens avec vous.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Hors de question !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Mais…</p>
<p style="text-align: justify;">—   C’est bien trop dangereux, Stacy.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Je sais me défendre ! J’ai pas besoin qu’on me traite comme une gamine !</p>
<p style="text-align: justify;">—   T’as raison, dit Taylor en s’avançant vers elle. Tu sais te défendre. C’est pour ça que j’ai besoin de toi ici. Je besoin de quelqu’un pour veiller sur les autres. Tu comprends ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu n’essaierais pas de m’amadouer, par hasard !</p>
<p style="text-align: justify;">—    Peut-être un peu, si.</p>
<p style="text-align: justify;">Stacy sourit. Taylor la prit dans ses bras avec une grande émotion.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Je serai de retour rapidement.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’as intérêt, répondit l’adolescente.</p>
<p style="text-align: justify;">Après quelques secondes d’une douce étreinte, Stacy s’écarta de la jeune femme en baissant la tête pour cacher ses larmes et sortit de la pièce sans un mot. Taylor inspira profondément et se tourna vers Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’es prêt ?</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’est parti ! lança l’homme en suivant Taylor hors de la pièce.</p>
<p style="text-align: justify;">Il éteignit la lumière et ferma la porte derrière lui.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/09/separateur.jpg" alt="The last survivors" width="630" height="104" class="aligncenter size-full wp-image-28397" /></p>
<p style="text-align: center;"><strong>2</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Postée en haut des marches, Taylor balaya la zone avec son arme. L’immense porte coupe-feu était ouverte et un corps gisait au pied de l’escalier. La jeune femme descendit prudemment et se pencha au-dessus du cadavre.</p>
<p style="text-align: justify;">Il avait été dévoré par les zombies et baignait dans une mare de sang. Son ventre avait été grossièrement évidé dans une mélasse indescriptible de chair et de sang. Sa jambe gauche était sectionnée au niveau du genou, l’autre moitié s’étendait un peu plus bas. Tous ses doigts avaient été arrachés et ses bras avaient été rongés jusqu’à l’os. Des lambeaux de chair traînaient sur les marches ensanglantées.</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’est qui ? demanda Henry en la rejoignant, son Colt braqué devant lui.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Cory, répondit Taylor d’une voix morne. C’est un des gars que j’ai envoyés. (Elle souffla, dépitée.) Putain ! C’était qu’un gamin.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry enjamba le cadavre et se posta devant le digicode fixé à côté de la porte coupe-feu.</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’est possible de verrouiller l’accès ?</p>
<p style="text-align: justify;">Taylor fixa une dernière fois le corps de Cory avec le sentiment que tout était de sa faute. Elle détourna ses yeux emplis de tristesse et les posa sur Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Il faut un code, répondit-elle en prenant sa place, face à l’appareil.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle tapa des chiffres sur le clavier et valida. Une sirène retentit alors bruyamment, comme l’écho assourdissant d’une alarme, et la porte coupe-feu commença à glisser sur le côté dans un tintement de roulement mécanique. Taylor et Henry entrèrent dans le vestiaire avant que l’immense porte ne heurte le mur et ne s’immobilise. L’ampoule verte s’éteignit. L’ampoule rouge s’illumina en crépitant. L’accès était verrouillé.</p>
<p style="text-align: justify;">—    C’est quoi cet endroit ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   L’ancien vestiaire des ouvriers lors de la construction du barrage, répondit Taylor en déposant son arme dans un des casiers. (Son regard s’arrêta instinctivement sur le Colt d’Henry.) Il va falloir la laisser ici !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Euh… Tu parles de quoi ? De mon arme ?</p>
<p style="text-align: justify;">La jeune femme opina de la tête.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Tu plaisantes ! s’étonna l’homme. Il est hors de question que j’arpente les galeries sans elle !</p>
<p style="text-align: justify;">—   Quand ils ont creusé, les ouvriers sont tombés sur une poche de méthane et l’ont percée. Le gaz s’est répandu dans l’air comme un cancer.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Du méthane ? C’est dangereux ce truc-là ?</p>
<p style="text-align: justify;">—   Une faible concentration n’est pas nocive pour la santé. Par contre, ça reste extrêmement inflammable. Une seule étincelle et on fait partie du passé. Alors, à moins que tu veuilles finir en côte de porc grillée, t’es obligé de laisser ton arme !</p>
<p style="text-align: justify;">— Et si je la garde simplement avec moi ?</p>
<p style="text-align: justify;">— Désolé. Les règles sont les mêmes pour tout le monde. La tentation de s’en servir est trop grande et les vieux réflexes sont tenaces.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle prit une hache et la lui lança. Henry la rattrapa d’un air circonspect. Il posa résigné son Colt dans le casier et dit :</p>
<p style="text-align: justify;">—    On y va à l’ancienne, alors !</p>
<p style="text-align: justify;">Un sourire se dessina sur le visage de Taylor. À l’ancienne ! L’expression était juste. Elle s’équipa d’une vieille machette et d’une lampe torche. Elle se posta ensuite face à la porte qui menait aux galeries, et posa la main sur la poignée.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Prêt !</p>
<p style="text-align: justify;">Henry enserra le manche de sa hache avec les deux mains et prit une large bouffée d’oxygène pour se donner du courage. Taylor tourna la poignée. La porte s’ouvrit lentement en craquant.</p>
<p style="text-align: justify;">Les couloirs étaient sombres. Rien ne laissait passer la lumière. Une désagréable odeur émanait de cet endroit. Ce n’était pas le méthane, il était inodore. C’était autre chose, âcre et rance à la fois. Le bruissement de l’eau de la rivière chuintait en frottant contre les parois. Des grandes fissures lézardaient le plafond et, parfois, des filets de poussières s’en échappaient.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry fit un pas dans la galerie. La froideur de l’endroit ne le rassurait pas. Il jeta un œil de chaque côté. La voie était libre. Il fit un geste de la main à Taylor qui le rejoignit aussitôt, sa torche braquée devant elle.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils progressaient prudemment dans le couloir quand un zombie, le visage à moitié dévoré, apparut à une intersection. Il se rua sur Henry en hurlant. L’homme leva la hache par-dessus son épaule et frappa le macchabée quand il se présenta devant lui. La lame se planta violemment dans le cou du monstre. Henry la retira et frappa à nouveau. La tête du mort-vivant se détacha alors dans un jaillissement de sang.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre zombie surgit brusquement. Taylor s’élança et enfonça sa machette dans son crâne. Le cadavre s’écroula. Des grognements résonnèrent soudain, parcourant les galeries comme un écho indésirable. Les monstres étaient partout.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Ils sont trop nombreux ! s’inquiéta Henry en accélérant le pas.  (Sa tête pivotait dans tous les sens, au rythme de chaque hurlement.) On n’y arrivera pas.</p>
<p style="text-align: justify;">—   Phil n’est plus très loin !</p>
<p style="text-align: justify;">Chacun de leurs pas les rapprochait de la pièce où se trouvait Phil, mais sonnait également le compte-à-rebours d’une rencontre imminente avec une horde de morts-vivants. Ils étaient au cœur de l’enfer.</p>
<p style="text-align: justify;">Ils empruntèrent une autre galerie et tombèrent nez à nez sur un groupe de zombies titubant dans leur direction. Ils se figèrent. En les apercevant, les monstres s’immobilisèrent à leur tour et grognèrent. Il était trop tard pour fuir. La confrontation semblait inévitable.</p>
<p style="text-align: justify;">Les morts soufflaient comme des animaux. Ils observaient leurs proies en attendant le meilleur moment pour attaquer. Cela parut une éternité à Taylor qui fixait chacun de leurs visages lacérés. Elle haletait et serrait fermement sa machette. Henry fit un pas et se posta à côté de la jeune femme. Leurs regards se croisèrent. Ils comprirent qu’ils ne se battaient plus pour secourir Phil mais pour protéger leurs vies.</p>
<p style="text-align: justify;">Les monstres, peut-être sept ou huit, grognèrent une dernière fois et chargèrent comme des prédateurs enragés. Henry entra dans la mêlée, tenant sa hache d’une main, et balaya la zone avec virulence. À chaque coup, il leur arrachait un morceau de crâne et de cervelle dans une indescriptible cacophonie. Le craquement des os se brisant sous sa lame le rendait fou-furieux. Des éclats virevoltaient tout autour de lui et le sang l’éclaboussait.</p>
<p style="text-align: justify;">D’un geste vif et précis, il sectionna les bras d’un zombie qui s’approchait de lui en ouvrant la gueule. Il le décapita ensuite. Son sang jaillit de son cou comme un geyser et mouilla le plafond. Le corps s’écroula. Henry se tourna, leva furieusement sa hache et coupa un cadavre en deux. Les organes putréfiés du mort tombèrent lourdement à ses pieds et formèrent un agrégat rougeâtre. Les deux morceaux de son corps se séparèrent et s’écroulèrent chacun d’un côté comme deux carcasses de viande froide.</p>
<p style="text-align: justify;">De son côté, Taylor retirait sa lame du crâne d’un zombie. Un jet sanguinolent jaillit et le corps s’effondra. Elle se retourna et évita les mains décharnées d’un monstre. Elle les lui sectionna en pivotant. Elle leva ensuite sa machette et la laissa retomber violemment sur sa tête.</p>
<p style="text-align: justify;">Un macchabée surgit tout à coup. Taylor lui mit un violent coup de poing au visage. Le mort recula de quelques pas et elle le décapita. La tête tomba au sol et roula jusqu’aux pieds d’Henry qui retirait sa hache de la joue de l’un d’eux. Il se retourna et lança son arme sur un zombie qui se rapprochait trop près de Taylor. Cette dernière ne l’avait pas vu. Ses yeux s’écarquillèrent quand elle sentit la hache lui frôler le front pour aller se planter dans la tête du macchabée.</p>
<p style="text-align: justify;">—    On n’en viendra pas à bout comme ça ! s’exclama Henry.</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre groupe surgit au bout du couloir en hurlant comme des bêtes. Ils s’entassaient les uns les autres pour être le premier sur leur proie.</p>
<p style="text-align: justify;">—    T’as raison ! s’écria Taylor.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle regarda tout autour d’elle. Les zombies commençaient à les encercler. Ils seraient bientôt pris au piège.</p>
<p style="text-align: justify;">—    Suis-moi ! ajouta-t-elle en tournant les talons.</p>
<p style="text-align: justify;">Henry repoussa deux monstres qui s’étaient jetés sur lui. Il récupéra sa hache et suivit Taylor qui s’était engouffrée dans un autre couloir.</p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/02/27/the-last-survivors-episode-6-chapitres-4-5/" title="The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitres 4 &#038; 5" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/03/13/the-last-survivors-episode-7-chapitre-3/" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitre 3" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitres 4 &amp; 5</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Feb 2015 12:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[4 Sarah était assise sur le sol froid de la pièce. Les hommes qui l’avaient arrêtée près du canyon, l’avaient conduite dans une salle humide du sous-sol de l’église. Les murs en pierre s’étaient effrités avec le temps. Le sol était grossièrement recouvert de béton et une lucarne à barreaux donnait sur l’extérieur. Une croix [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/02/tls.jpg" alt="tls" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-32156" /></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-825568f2-c44d-c637-994b-763313a7a8d7" style="text-align: center;"><strong>4</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah était assise sur le sol froid de la pièce. Les hommes qui l’avaient arrêtée près du canyon, l’avaient conduite dans une salle humide du sous-sol de l’église. Les murs en pierre s’étaient effrités avec le temps. Le sol était grossièrement recouvert de béton et une lucarne à barreaux donnait sur l’extérieur. Une croix en fer ornait le mur du fond. Carlos entra et dit en refermant la porte :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   On a vu ce que tu as fait à l’enclos ! C’était stupide. C’est grâce aux flammes qu’on a pu retrouver ta trace.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Stupide ! rétorqua Sarah d’une voix acerbe. Ton révérend nourrit ces putains de zombies !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   De toutes façons, on en a plus besoin maintenant qu’on t’a, toi !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Comment ça ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je suis allé dans le hangar. J’ai vu ce que tu leur as fait. Taggart et Marcus s’étaient transformés quand je suis arrivé.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je ne sais pas de quoi tu parles ! lâcha Sarah en baissant les yeux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos se posta devant la croix et la fixa. Il tournait le dos à Sarah.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je vais te raconter une histoire… Peu de temps après l’épidémie, je me suis réfugié dans une maison avec quelques personnes. C’étaient des gens ordinaires, comme toi et moi. Un jour, alors que nos réserves de nourriture s’amenuisaient, deux types se sont disputés pour une boite de conserve. L’un des deux accusait l’autre de la lui avoir volée ; l’autre niait bien entendu en bloc. (Il se retourna et regarda Sarah.) Ils en sont rapidement venus aux mains. C’était monnaie courante à l’époque. Personne ne savait vraiment ce qu’il se passait ni combien de temps il nous faudrait rester cachés des zombies. La nourriture était devenue quelque chose de précieux. Quoi qu’il en soit, pendant la bagarre, il y en a un qui a mordu l’autre. C’était un mécanisme de défense. Le type ne pouvait pas prévoir les conséquences. (Il marqua une pause.) Le gars qui s’est fait mordre est mort en à peine quelques secondes. Puis il s’est réveillé et s’est jeté sur la première personne que son regard a croisée. Le virus s’est répandu en moins d’une minute à l’ensemble du groupe… Nous étions dix-sept dans la maison à ce moment-là. J’ai été le seul à en réchapper.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Où tu veux en venir ? demanda Sarah en expirant profondément.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—  Tu es comme ce type ! Infectée !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah pouffa de rire mais elle ne répondit pas.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Il y en a combien ? questionna Carlos avec autorité.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Quoi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Des personnes comme toi ? reformula l’homme en croisant les bras.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Euh… balbutia Sarah. J’en sais rien !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Il est possible de trouver un vaccin ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Non.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—  Tu vas me dire quelque chose, bordel ! vociféra Carlos en faisant un pas vers la jeune femme.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il agrippa Sarah par le col de son tee-shirt et la releva avec rigueur.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Dis-moi que nous ne sommes pas perdus ! ajouta-t-il en criant à quelques centimètres de son visage.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah le repoussa violemment et tempêta :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Qu’est-ce que tu veux savoir ? Que je me suis faite mordre au tout début de l’infection et que je ne me suis pas transformée ! Je ne sais pas pourquoi !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Mais…</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Il n’y a rien ! Pas de vaccin. Pas d’explication. Alors va te faire foutre !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Un homme en blouse blanche frappa tout à coup à la porte et entra.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Salomon est arrivé.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il ressortit aussitôt en laissant la porte ouverte. Carlos sortit son glock de son holster et fit signe à Sarah de quitter la pièce. Elle s’exécuta.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    On va où ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ne pose pas de question et avance.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme suivait la jeune femme en la fixant. Ils traversaient un étroit couloir aux murs décrépis. Une désagréable odeur de renfermé s’en dégageait. Sarah jeta un regard par-dessus son épaule et dit à Carlos :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Écoute. Je ne sais pas pourquoi le virus n’agit pas sur moi. Mais quoi que vous prépariez, le révérend et toi, c’est une erreur. Crois-moi. Ce que vous prévoyez de faire ne mènera à rien.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Peut-être que toi tu ne connais pas les raisons de ton immunisation. Mais Salomon a raison. Dieu a un plan pour chacun d’entre nous. Lui seul sait pourquoi tu es comme ça.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Dieu n’a rien à voir là-dedans.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Bien au contraire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Si Dieu avait un plan pour moi et qu’il consistait à éradiquer l’épidémie, alors pourquoi avoir jeté ce fléau sur la Terre. Pourquoi avoir commencé l’extinction de l’espèce humaine si c’est pour ensuite revenir en arrière ? Pourquoi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos s’agaça. Il retourna brutalement Sarah et colla son arme sur son front.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Aucun être humain sur cette terre ne peut comprendre les desseins de notre Seigneur.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Et tu obéis sans même savoir pourquoi ! s’étonna Sarah.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ça s’appelle la foi !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Moi aussi, j’ai la foi. Mais pas en des hommes comme le Révérend. J’ai foi en l’humanité et je suis persuadé qu’elle peut s’en sortir sans avoir à en arriver à de telles pratiques.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos lâcha la jeune femme et esquissa un sourire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Tu ne sais rien !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Alors explique-moi ! s’exclama Sarah. Où on va et qu’est-ce que vous allez faire de moi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tu le sauras bientôt.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il la poussa d’une main vigoureuse. Sarah avança un peu plus vite puis arriva devant un rideau à lanières opaque au bout du couloir, coupant le corridor en deux. Elle inspira profondément pour se rassurer. Qui avait-il derrière ? Qu’avaient-ils prévu pour elle ? Toutes ces questions traversaient son l’esprit et elle n’allait pas tarder à avoir toutes les réponses.</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/09/separateur.jpg" alt="The last survivors" width="630" height="104" class="aligncenter size-full wp-image-28397" /></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-1e6ce197-c44e-73d5-9f7b-a04046068406" style="text-align: center;"><strong>5</strong></p>
<p dir="ltr">
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Poussée par Carlos, Sarah traversa le rideau, les lanières glissant sur son visage fermé. Une salle se trouvait de l’autre côté. Une forte odeur d’éther s’en dégageait. La jeune femme plissa le front et quadrilla la pièce du regard.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Les murs et le sol étaient recouverts de carreaux blancs. L’homme en blouse blanche se tenait debout, devant une grande table en inox où était entreposée une batterie d’instruments chirurgicaux. Il ôtait des seringues de leurs sachets stériles et les posait soigneusement les unes à côtés des autres.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Dans un coin, sur une autre table en inox, le corps d’un zombie gisait inerte, la poitrine ouverte sur toute la longueur du torse. Un écarteur maintenait la plaie ouverte. Ses organes avaient été retirés et placés dans un bac en plastique fixé à la table. Sa jambe droite avait été dépecée et le haut de son crâne avait été enlevé. Son cerveau ensanglanté luisait sous la lumière des néons.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">La salle était remplie d’un ensemble de machinerie chirurgicale. Il y avait un électroencéphalogramme, une machine cœur-poumon, un éclairage opératoire puissant ainsi qu’une table roulante. Sarah l’avait compris. Elle se trouvait dans un bloc opératoire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Comme ça on pose des problèmes à mes frères ! lança Salomon en voyant Sarah entrer dans le bloc. Paraîtrait que tu caches un secret ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je vois que les nouvelles vont vite ! répondit Sarah sur un ton sarcastique.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Nous sommes une petite communauté. Les on-dit circulent rapidement, ici.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos dirigea la jeune femme avec le canon de son glock vers une table d’opération recouverte d’un drap blanc.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Allonge-toi là ! ordonna-t-il en agitant son arme.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Qu’est-ce que vous allez faire de moi ? demanda Sarah en s’exécutant.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme sangla ses poignets et ses chevilles aux barreaux de la table. Salomon fit un pas vers elle.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tu sais, quand Carlos m’a expliqué sa théorie, je n’ai pas voulu le croire. Je n’avais jamais rencontré de personne immunisée contre le virus ! Et puis j’ai vu nos frères dans le hangar et j’ai compris.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   T’as compris quoi ? grommela Sarah. Que t’étais le plus grand fêlé de la région !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Salomon sourit.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tu peux blasphémer aussi longtemps que tu voudras mais je sais pourquoi Dieu t’a mise sur notre route.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Pourquoi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Pour servir ses desseins. Tout simplement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos prit une paire de ciseaux sur la table en inox et découpa le tee-shirt de Sarah. Cette dernière se retrouva en soutien-gorge, sa cicatrice à l’air libre.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Regardez-moi ça ! s’étonna Salomon.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je te l’avais dit ! déclara Carlos en jetant le tee-shirt déchiré dans un coin de la pièce.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le visage de Sarah se rembrunit tout à coup.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Pourquoi tu me tues pas ! dit-elle avec sérénité.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Te tuer ! répéta Salomon avec étonnement. Pour quelle raison ferais-je ça !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Alors qu’est-ce que tu veux de moi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Salomon marqua une pause et reprit d’une voix grave.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ton sang ! C’est ton sang que je veux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Un jeune garçon entra timidement dans le bloc opératoire. Il n’avait pas plus de dix-huit ans. Il rejoignit le révérend qui l’accueillit chaleureusement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tim ! s’exclama-t-il avec enthousiasme. Ne sois pas timide. Rejoins-nous. (Il se retourna vers Sarah et ajouta.) Tim a été choisi par notre Seigneur pour nous servir de sujet test.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Quel test ? s’enquit Sarah avec inquiétude.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Avant de se lancer dans un grand projet, répondit Salomon en enlaçant le jeune garçon, il y a toujours des tests à faire. Je fais entièrement confiance à Carlos mais je dois voir ça de mes propres yeux avant d’entreprendre quoi que ce soit.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Non ! Tu ne peux pas faire ça !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Salomon invita Tim à s’asseoir sur une chaise en fer fixée au sol par d’énormes écrous. L’homme à la blouse blanche lui attacha les mains et les pieds avec des sangles.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Comment ça va se passer ? demanda Salomon d’une voix morne.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je vais prélever un peu de sang du patient et l’injecter dans le sujet test, expliqua l’homme en attachant la dernière sangle. S’il réagit, la transformation ne devrait prendre que quelques secondes.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Parfait.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Arrête tant qu’il en est encore temps, lui conseilla Sarah.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Pour quelle raison ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tu vas déclencher des évènements que tu ne contrôleras pas !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Bien au contraire, affirma Salomon. Je sais exactement ce que je fais, crois-moi.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme à la blouse prit une des seringues sur la table en inox et se posta à côté de Sarah.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Vous ne savez pas dans quoi vous vous embarquez, ajouta la jeune femme en sentant l’aiguille lui transpercer la peau du bras.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme retira la pointe de la seringue et tapota l’objet avec son doigt pour diluer le sang. Il s’approcha de Tim et injecta le liquide dans son épaule. Il recula ensuite de quelques pas.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Le moment de vérité ! murmura Salomon, les yeux rivés sur le jeune garçon.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Alors qu’ils retenaient tous leurs respirations, Sarah détourna son regard. Elle savait ce qu’il allait se passer.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Tim sentit une immense chaleur l’envahir. Il inspira profondément et un tremblement le saisit tout à coup. Les battements de son cœur accélérèrent et il reçut une seconde décharge. Son corps s’abandonna ensuite à de brusques mouvements spasmodiques incontrôlables. Ils étaient d’une telle violence que les écrous de la chaise s’ébranlaient dans le sol. Les soubresauts secouaient Tim malgré les sangles. Le jeune garçon vomit une substance noirâtre alors que ses yeux se révulsaient. Il inspira ensuite une dernière fois et rendit son dernier souffle, sa tête s’inclinant en avant.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Seigneur tout puissant ! s’exclama Salomon.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Au bout de quelques secondes, Tim ouvrit les yeux. Mais il avait changé. Il était devenu l’un d’entre eux. Il s’agitait sur la chaise en grognant.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Tu n’es qu’un salopard ! dit Sarah d’une voix furieuse.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Salomon se pencha vers Carlos et lui chuchota :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Nous allons enfin pouvoir accomplir les volontés de notre Seigneur, mon ami.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    On fait quoi du reste de son groupe ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   T’as bien capturé quelques zombies avant qu’elle ne brûle l’enclos, n’est-ce pas ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos opina de la tête.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Dans ce cas, lâche-les dans la cellule ! Nous n’avons plus besoin d’eux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    À tes ordres.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—  Maintenant que nous avons l’instrument du bras vengeur de Dieu, il faut rapidement organiser la cérémonie du rite de passage. (Il baissa la tête et prit un air nostalgique.) Prends quelques hommes avec toi et retrouve-la. Je la veux auprès de moi à ce moment-là.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ok.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Alors que Carlos quittait la pièce, Salomon s’approcha de Sarah. Il arborait un immense sourire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Pourquoi ce sourire ? demanda Sarah avec agacement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Grâce à toi, répondit le révérend, je vais mettre à exécution le plan de notre Seigneur.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Et c’est quoi ce plan ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Salomon fixa la jeune femme de son grand regard hypnotisant. Il ouvrit la bouche et lâcha :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Tu le sauras bien assez tôt, ma chère… Oui. Bien assez tôt.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><em>Fin de l’épisode 6</em></p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/02/20/the-last-survivors-episode-6-chapitres-2-3/" title="The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitres 2 &#038; 3" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/03/06/the-last-survivors-episode-7-chapitres-1-2/" title="The Last Survivors, Épisode 7 – Chapitres 1 &#038; 2" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitres 2 &amp; 3</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Feb 2015 12:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[2 Le culte venait de se terminer. Salomon se tenait devant un grand miroir encadré d’ornements en or et fixait le reflet d’une femme vêtue d’une longue robe blanche. Elle ne bougeait pas et ne disait rien. Elle se contentait de le regarder. — Non ! dit l’homme avec tristesse. Je ne pourrais pas. Il [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/02/tls-ep6-2-3.jpg" alt="tls ep6 2 3" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-31893" /></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-d0ffc4e3-a05a-72d0-318a-836756ffb1a5" style="text-align: center;"><strong>2</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le culte venait de se terminer. Salomon se tenait devant un grand miroir encadré d’ornements en or et fixait le reflet d’une femme vêtue d’une longue robe blanche. Elle ne bougeait pas et ne disait rien. Elle se contentait de le regarder.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Non ! dit l’homme avec tristesse. Je ne pourrais pas.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il baissa les yeux en soufflant puis les releva.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Vous en êtes certaine ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il patienta un instant et ajouta :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ok. Comme vous voudrez.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos ouvrit brusquement la porte. Surpris, Salomon se tourna une seconde vers lui puis reporta son attention sur le miroir. La femme avait disparu.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Qu’y a-t-il ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    On a un gros problème ! répondit Carlos, le souffle court.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Quoi qu’il y ait, mon ami, je suis certain que ce n’est pas aussi terrible que ton visage le laisse penser.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos inspira profondément et dit d’une seule expiration :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Deux de nos hommes ont été attaqués, Salomon ! J’ai été obligé de les abattre !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Il y a des zombies en liberté dans l’enceinte du Sanctuaire ? demanda le révérend sur un ton accusateur. (Il nouait sa cravate autour de son cou en fixant le reflet de Carlos dans le miroir.) C’est ton boulot de les garder enfermés. S’il y a une faille dans la sécurité, c’est ta responsabilité.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je sais. Mais ce ne sont pas les zombies qui sont responsables !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Interloqué, Salomon se retourna en plissant le front.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Comment ça ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je pense qu’ils ont été attaqués par une personne bien vivante, Salomon !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—  Tu penses à quelqu’un en particulier ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">— Oui. À cette femme que Taggart et Marcus devaient escorter. Elle n’est pas dans la cellule.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le révérend suivit Carlos jusqu’au hangar, d’un pas décidé. En entrant, une odeur putride envahit brusquement ses narines. Il se couvrit le nez.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">La camionnette était au milieu du bâtiment et les zombies à l’intérieur s’étaient calmés. On entendait seulement leurs ronronnements incessants. Salomon vit les deux corps gisant sur le sol et baignant dans leur sang. Il s’approcha de Taggart et s’accroupit au niveau de sa tête. Il se mit à lui caresser tendrement les cheveux en murmurant :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Repose en paix, mon ami. Dieu est avec toi, à présent. (Il s’adressa à Carlos.) Tu penses qu’ils ont été mordus par  cette femme ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   J’ai été avec eux toute la journée. On a bien travaillé près de l’enclos, tout à l’heure, mais s’ils s’étaient faits mordre à ce moment-là, je l’aurais vu.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Avec qui d’autre ont-ils été en contact ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   À part moi, personne, répondit Carlos.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Donc elle leur aurait transmis le virus,  pensa à voix haute le révérend en fixant le visage blafard de Taggart.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos opina de la tête. Salomon se redressa et sortit un mouchoir en papier de la poche de son pantalon. Il ramassa la langue arrachée de Taggart et la leva au niveau de ses yeux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Regarde-moi, ça ! dit-il avec étonnement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos s’avança timidement vers le révérend et se pencha au-dessus de son épaule.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   La bouche d’un zombie, poursuivit Salomon, est naturellement infectée de bactéries et de germes en tout genre. C’est la décomposition du corps qui veut ça. Si Taggart s’était fait mordre par un zombie, des pustules se seraient formées sur sa langue et sa bouche souffriraient de sévères lésions cutanées. Hors là, ce n’est pas le cas. La blessure est nette.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il jeta le morceau de langue sur le sol ainsi que le mouchoir en papier avec dégoût. Il se frotta ensuite les mains en ajoutant :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Si c’est cette femme qui est responsable de ça, alors, mon ami, elle a un immense pouvoir ! (Il réfléchit quelques secondes et repensa au reflet de la femme vêtue de blanc.) Il faut la retrouver, Carlos. Je pense savoir pourquoi notre Seigneur l’a conduite jusqu’à nous !</p>
<p><img src="/wp-content/uploads/2014/09/separateur.jpg" alt="The last survivors" width="630" height="104" class="aligncenter size-full wp-image-28397" /></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-9dd251cb-a05a-f315-28f5-a00c9cb7b941" style="text-align: center;"><strong>3</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah fuyait, la respiration haletante. Elle trébucha et tomba sur un tas de feuilles mortes. Elle se releva aussitôt et se remit à courir. Le clocher de l’église se dressait derrière elle, émergeant au-dessus des arbres. Le Sanctuaire s’éloignait à chacun de ses pas.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Elle sortit du bois et entra dans une clairière. L’enclos, où Taggart et Marcus, accompagnés de Carlos, avaient capturé les zombies dans la camionnette, se trouvait devant elle. En voyant Sarah, les zombies se massèrent contre le grillage et tendirent mollement leurs bras en gémissant. La jeune femme s’arrêta face à eux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Elle se rappela tout à coup ce que Patric lui avait dit à propos des pratiques ignobles du révérend Salomon. Son visage s’assombrit. Puis elle repensa à la fillette sacrifiée sur l’autel de l’église. Un sentiment de haine envahit son corps. Sarah ne pouvait pas s’enfuir et laisser ces zombies en sachant que le reste du groupe leur servirait de repas. Et pour la fillette, elle devait les détruire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Elle entra dans l’abri de jardin adjacent à l’enclos. Elle y trouva ce dont elle avait besoin : un bidon d’essence posé au sol et une boite d’allumettes rangée sur une des étagères. Elle ressortit et se posta face aux zombies.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Les visages collés contre la clôture, les monstres grognaient. Certains mordaient le grillage, d’autres le secouaient bruyamment. Leurs grands yeux étaient rivés sur Sarah et leurs bouches se tordaient à chacun de leur grognement. La jeune femme déboucha le jerricane et aspergea les macchabées. Ces derniers ne réagirent pas. Ils râlaient furieusement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah craqua une allumette et la jeta dans la mêlée. Le feu prit aussitôt et se propagea en une fraction de seconde à l’ensemble des zombies. La chaleur ne semblait pas les arrêter. Absorbés par les flammes, les monstres continuaient à s’agiter contre la clôture. Une forte odeur de chair brûlée se dégagea des créatures et une épaisse fumée noire s’éleva au-dessus de l’enclos. Sarah comprit qu’elle ne devait pas rester là. Elle jeta le jerricane sur les zombies en feu et les flammes grossirent brusquement. Elles enveloppèrent bientôt l’enclos et l’abri de jardin.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah fixa le brasier quelques instants. Elle était comme hypnotisée par les mouvements ondulatoires des flammes. À l’intérieur, les zombies se consumaient peu à peu. Leurs peaux avaient noirci et leurs chairs, d’un rouge presque étincelant, se liquéfiaient sous l’effet de la chaleur. Leurs yeux avaient fondu. Une sorte de liquide verdâtre s’écoulait de leurs orbites. Sarah les regardait se faire dévorer par le feu. Les zombies s’étaient regroupés pour ne former qu’un amas de corps en fusion. Ceux dont la cervelle n’avait pas totalement brûlé tentaient de bouger un bras, d’incliner une tête ou de claquer des dents.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Quand la jeune femme reprit ses esprits, les flammes faiblissaient déjà. Elle s’éloigna de la clairière.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Après plusieurs minutes passées à courir sur un sentier cahoteux, Sarah pensait être tirée d’affaire. Le Sanctuaire était loin à présent. Le clocher de l’église n’était plus visible. La jeune femme s’arrêta quand elle parvint au bout du chemin. Devant elle, se dressait un canyon, profond d’une cinquantaine de mètres.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Merde !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Elle comprit alors pourquoi les fidèles pouvaient circuler librement dans les rues de la ville. Le Sanctuaire était érigé sur une île fluviale séparée du reste du continent par une rivière aux eaux tumultueuses. Les zombies étaient incapables de traverser.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah se rapprocha du bord et plongea les yeux dans le vide. En contrebas, la rivière serpentait entre les deux reliefs. Elle ne pouvait pas sauter. Elle longea alors le bord et aperçut un pont métallique, un peu plus loin. La passerelle reliait les deux côtés du canyon. Mais arrivée à sa hauteur, la jeune femme se rendit compte qu’elle était fermée par deux grandes plaques de fer soudées au pont et verrouillées par une grosse chaîne. Elle tira dessus mais l’attache était solide.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Un 4&#215;4 noir apparut tout à coup sur une colline. Le véhicule fonçait sur Sarah en soulevant de la poussière. Elle prit alors appui sur le cadenas, voulant escalader les plaques de fer, mais son pied glissa alors que le véhicule gagnait du terrain. Elle retenta sa chance. Le 4&#215;4 parvint aisément à sa hauteur et s’arrêta en dérapant derrière elle. Deux hommes s’élancèrent à l’extérieur en agitant dangereusement leurs fusils devant eux. L’un d’eux se précipita sur la jeune femme qui avait enjambé les plaques et la tira violemment en arrière. Elle chuta au sol.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ne bouge plus ! lança furieusement le type en la braquant.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah leva les mains en haletant. L’autre type prit un talkie-walkie dans la boite à gant du 4&#215;4 et dit :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    On l’a retrouvée, Carlos !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Parfait, répondit une voix au milieu des grésillements. Ramenez-la au Sanctuaire. Salomon veut la voir immédiatement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Bien reçu.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme s’avança vers Sarah et lui mit un violent coup de crosse dans l’estomac.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ça, c’est pour Taggart et Marcus ! lui lança-t-il en la voyant s’écrouler au sol.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Attends… balbutia Sarah.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le type la releva sans ménagement et ajouta :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Si Salomon ne te voulait pas vivante, je t’aurais déjà collé une balle dans la tête !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je ne peux pas retourner là-bas !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ferme-la et monte !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah s’exécuta. Le type referma la portière derrière elle et rejoignit son complice à l’avant. Le véhicule prit ensuite la direction du Sanctuaire.</p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2015/02/13/the-last-survivors-episode-6-chapitre-1/" title="The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitre 1" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/02/27/the-last-survivors-episode-6-chapitres-4-5/" title="The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitres 4 &#038; 5" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
</table>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitre 1</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2015 13:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
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		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[1 Le culte était terminé. Taggart poussa Sarah dans le hangar et entra. Marcus s’engouffra à son tour dans l’entrepôt et referma la porte en s’assurant que personne ne les avait vus. —  Le Révérend est un putain de meurtrier ! s’écria Sarah en s’écartant des deux hommes. Comment vous pouvez obéir à un type [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2015/02/the-last-survivors-chap6ep1.jpg" alt="the last survivors chap6ep1" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-31665" /></p>
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><strong>1</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le culte était terminé. Taggart poussa Sarah dans le hangar et entra. Marcus s’engouffra à son tour dans l’entrepôt et referma la porte en s’assurant que personne ne les avait vus.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—  Le Révérend est un putain de meurtrier ! s’écria Sarah en s’écartant des deux hommes. Comment vous pouvez obéir à un type pareil !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Nous, répondit Taggart, on s’en tape du vieux fou !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ouais, ajouta Marcus. Il peut faire ce qu’il veut, on n’en a rien à foutre !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le cul-terreux se mordilla la lèvre inférieure en déshabillant la jeune femme du regard. Cette dernière comprit ce qu’il avait en tête.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   N’y pense même pas ! déclara-t-elle en se renfrognant. Si tu me touches, je te tue !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taggart lui agrippa le bras mais Sarah lui balança un direct du droit.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   La garce ! lâcha sévèrement le type en essuyant une goutte de sang au creux de ses lèvres. Résiste-moi ! J’adore ça.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il la frappa violemment au niveau de l’estomac. La jeune femme se tordit de douleur et s’écroula quand elle reçut un revers de la main.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Alors, salope ! Tu fais moins ta maligne, maintenant !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme s’assit  à califourchon sur le ventre de Sarah et lui maintint les poignets au sol. Sarah se débattit pour se défaire de son étreinte mais il la retenait fermement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Vas-y ! cria Marcus. Fais-lui payer !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ouais ! On va bien s’amuser tous les deux !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taggart écarta les cuisses de Sarah avec ses genoux puis il dégrafa le bouton de son jeans. La jeune femme tenta de se retourner mais le type lui colla son poing dans les dents. Sonnée et la bouche en sang, elle cessa aussitôt de se débattre et le redneck put baisser son pantalon. Il fit ensuite glisser sa propre fermeture-Éclair.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’homme sentait mauvais. Son odeur, acerbe et piquante, envahit les narines de la jeune femme dont le visage s’était recouvert de sueur. Ses dents étaient jaunes et affreusement cariées. Le cul-terreux l’embrassa langoureusement en arrachant sa culotte. Il sortit son sexe tendu et allait la pénétrer quand elle attrapa sa langue entre ses dents et la lui arracha dans une gerbe de sang. Elle la recracha ensuite sur le sol, toussant par dégoût.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taggart se releva aussitôt en hurlant de douleur. Il se tourna vers Marcus qui lui lança en ricanant :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">— Putain, mec ! Elle t’a arraché la langue, la salope ! (Il cessa brusquement de rire. Son visage s’assombrit en voyant Taggart tituber dans sa direction.) C’est quoi ce bordel !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Du sang s’écoulait de ses yeux, des ses oreilles et de son nez. Une intense chaleur envahit tout à coup Taggart. Un frémissement le saisit ensuite. Puis un autre. Ses muscles se contractèrent subitement et il tomba au sol comme un vieux sac de pomme-de-terre. Son corps se mit alors à trembler, secoué de violents mouvements spasmodiques. Il se décollait du sol en bondissant, comme possédé.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Parle-moi, mec ! Tu nous fais quoi, là ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah savait ce qu’il lui arrivait. Elle n’avait jamais mordu quelqu’un volontairement mais elle en connaissait les conséquences. Elle s’éloigna de Taggart en se traînant douloureusement sur le sol. L’homme tressaillit quelques secondes et s’arrêta brusquement. Il rendit son dernier souffle sous les yeux terrifiés de Marcus. Ce dernier s’avança prudemment vers son camarade qui semblait mort. Il ne bougeait plus.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Taggart ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le cul-terreux ouvrit tout à coup les yeux en inspirant profondément. Hagard, il se releva maladroitement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ça va ? lança timidement Marcus.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Les yeux livides de Taggart se posèrent subitement sur le jeune homme. Il grogna et se jeta sur lui.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Sarah s’était éloignée des deux hommes. Elle se leva, prenant difficilement appui sur le sol, alors que le cul-terreux dévorait Marcus au rythme de ses hurlements. Sans perdre de temps, elle se précipita hors du hangar et claqua la porte derrière elle.</p>
<p style="text-align: center;">***</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Au volant de la camionnette, Carlos arriva devant l’entrée du hangar quelques minutes plus tard. Il sortit du véhicule et ouvrit le portail qui crissa. Il remonta ensuite à bord et entra dans l’entrepôt. Une fois à l’intérieur, il coupa le moteur.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">À l’arrière, les zombies capturés un peu plus tôt maugréaient. Carlos se hissa hors de la camionnette et remarqua tout de suite des tâches de sang sur le sol bétonné ainsi qu’une langue ensanglantée. D’abord surpris par le morceau de chair qui traînait au sol comme un objet incongru n’ayant rien à faire là, il s’immobilisa, le fixant avec dégoût. Puis il revint à la réalité et sortit son glock de son étui.  Il s’avança prudemment vers le morceau de chair et s’accroupit pour l’observer. Il le fixa avec beaucoup d’inquiétude.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">— Il s’est passé quoi, bordel ! s’interrogea-t-il en évitant de toucher la langue par peur de choper une saloperie.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il se releva quand un bruissement attira son attention. Il se retourna. Marcus était accoté à la camionnette. Il traînait les pieds, les bras ballants. Du sang maculait sa chemise. Carlos comprit aussitôt : le jeune homme était devenu un zombie.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le mexicain releva alors le canon de son arme au moment où Taggart le surprit par le côté. Le zombie le plaqua violemment au sol, l’obligeant à lâcher son glock.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos se retrouvait dans une position délicate. Le cul-terreux était au-dessus de lui et grognait en claquant des dents. L’homme réussit à éviter chacun de ses assauts. Il inclina sa tête pour esquiver un énième coup de dents et vit son glock à environ un mètre de lui. Il tendit alors la main vers l’arme mais il ne parvint qu’à l’effleurer. Il essaya à nouveau mais ses doigts ne réussirent qu’à l’éloigner un peu plus. Le monstre ouvrit sa gueule. Carlos agrippa son cou pour l’empêcher de mordre et lui donna un violent coup de poing dans la mâchoire. Puis un autre. Taggart s’agita en grognant. Carlos releva la tête du monstre et parvint à se dégager partiellement. Il se saisit aussitôt de son glock. Il posa le canon sous le menton du type et tira. Un morceau de crâne rebondit sur le sol et le cul-terreux s’écroula. Carlos se redressa, dirigea ensuite l’arme vers Marcus resté contre la camionnette et lui explosa la cervelle.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Bordel de merde ! s’exclama Carlos en se relevant difficilement. Qu’est-ce qu’il s’est passé ici !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Il frappa le corps de Taggart d’un violent coup de pied pour évacuer sa colère.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Merde !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Les deux types ne s’étaient pas faits mordre par un zombie. Carlos en était certain. Il avait passé toute la journée avec eux. Alors que leur était-il arrivé ? Une pensée traversa tout à coup son esprit puis un frisson parcourut son corps. Et si une personne les avait mordus ? Une personne bien vivante. Il avait déjà vécu ça. Si c’était effectivement le cas, la personne était en liberté dans le Sanctuaire et elle pouvait à tout moment infecter n’importe qui.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Oh mon Dieu !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Carlos rengaina son glock et sortit précipitamment du hangar. Il devait absolument prévenir Salomon.</p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2014/12/19/the-last-survivors-episode-5-chapitre-5/" title="The Last Survivors, Épisode 5 – Chapitre 5" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/02/20/the-last-survivors-episode-6-chapitres-2-3/" target="_blank">Chapitre suivant&gt;&gt;</a></strong></p>
</td>
</tr>
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		<title>The Last Survivors, Épisode 5 – Chapitre 5</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Dec 2014 11:47:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Sébastien]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[News]]></category>
		<category><![CDATA[The Last Survivors]]></category>

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		<description><![CDATA[5 Quand Henry entra dans la salle de repos, tous les résidents du bunker étaient là. Ils écoutaient avec attention Taylor parler dans un talkie-walkie. —    Qui est avec toi ? L’appareil grésillait. La voix de Phil s’en dégageait en produisant des crépitements. —   Je suis seul. Les autres sont morts. Je me suis enfermé [&#038;hellip]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img src="/wp-content/uploads/2014/12/ep5_341.jpg" alt="ep5_34" width="630" height="200" class="aligncenter size-full wp-image-30632" /></p>
<p dir="ltr" id="docs-internal-guid-56005bcf-49ac-17ab-0321-5cea216857a5" style="text-align: center;"><strong>5</strong></p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Quand Henry entra dans la salle de repos, tous les résidents du bunker étaient là. Ils écoutaient avec attention Taylor parler dans un talkie-walkie.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Qui est avec toi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">L’appareil grésillait. La voix de Phil s’en dégageait en produisant des crépitements.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je suis seul. Les autres sont morts. Je me suis enfermé dans une salle de l’aile ouest… Enfin, je crois. Tout est allé tellement vite.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Il y a combien de zombies, en bas ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je n’en sais rien. Mais ils sont nombreux. Ils frappent à la porte. Je ne sais pas combien de temps je pourrais tenir.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Henry s’approcha discrètement de Stacy. L’adolescente tenait son bébé dans les bras et le berçait lentement.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Qu’est-ce qu’il se passe ? s’enquit Henry.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Phil. Un de nos gars, il est tombé sur une horde de salopards dans les galeries. Il se cache.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Vous allez le récupérer ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je ne sais pas. Ce type est un connard ! Il n’y a pas beaucoup de gens qui l’apprécient, ici.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taylor rapprocha le talkie-walkie de sa bouche.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Je te rappelle dans un instant, Phil !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ne me laissez pas ! supplia l’homme d’une voix chevrotante. J’ai pas envie de crever comme ça.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je te rappelle. Tiens bon.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">La jeune femme releva la tête et dit :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Bon ! On fait quoi ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je sais à quoi tu penses mais n’y songe même pas ! lança le vieil homme à la canne en se postant à ses côtés. On a perdu deux personnes au cours de l’attaque et quatre autres y sont restées dans les galeries parce que tu les y as envoyées !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je l’ai fait pour votre sécurité !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Et c’est pour notre sécurité que nous n’allons pas tenter de récupérer Phil. (Il s’adressa aux résidents.) Personne d’autre ne doit mourir dans ces foutues galeries ! Nous devons nous protéger et condamner l’entrée du sous-sol. Il n’y que comme ça que nous assurerons notre sécurité !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Un élan d’approbation s’éleva des résidents.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Phil est un des nôtres ! insista Taylor en haussant la voix. Vous êtes prêts à sacrifier sa vie pour protéger la vôtre ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Aucun d’eux ne répondit. Ils baissaient tous la tête pour éviter de croiser le regard de la jeune femme. Ils avaient fait leur choix. Taylor était déçue. Elle restait bouche-bée devant leur réaction.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Henry fit quelques pas vers Taylor et prit la parole.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Taylor a raison ! s’exclama-t-il. Phil fait partie de votre groupe. S’il y a bien une chose que j’ai apprise en deux ans de contamination, c’est que sans solidarité, nous ne pourrions pas survivre. Il faut pouvoir compter les uns sur les autres. Il n’y a que comme ça que vous serez en sécurité ! (Il reprit son souffle.) Quel genre de personnes serions-nous si nous laissons cet homme livré à lui-même ? Nous ne vaudrions pas mieux que ces putains de zombies ! Et vous, pourrez-vous fermer les yeux en sachant qu’un des vôtres se trouve sous vos pieds et qu’il lutte pour rester en vie ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Le vieil homme interrompit Henry d’un air furieux.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ce type n’est pas des nôtres ! Il ne nous connaît pas ! Il ne sait pas tout ce que nous avons traversé !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   C’est vrai, répondit Henry. Je ne vous connais pas. Mais je sais reconnaître des gens droits et honnêtes. Des gens qui ne se sont pas laissés corrompre par ce monde ! Alors ne laissez pas Phil penser le contraire.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Ne l’écoutez pas, mes amis ! s’exclama le vieil homme. Si vous descendez dans les galeries, vous ne reviendrez pas ! Vous voulez mourir ou vous voulez vivre ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Nous voulons vivre ! s’écria un type parmi les résidents.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Un mouvement de contestation monta tout à coup depuis la foule. Ils étaient tous d’accord avec le vieil homme. Ils voulaient vivre.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taylor les observait avec amertume alors qu’ils quittaient la salle. Ils avaient rapidement mis un terme à la réunion car ils savaient tous ce qu’ils étaient sur le point de commettre. La peur l’avait emporté. La jeune femme s’avança vers Henry.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Beau discours !</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Merci, répondit Henry. Je sais que tu vas aller seule dans les galeries. Comme je ne pourrais pas t’en empêcher, je vais venir avec toi.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Si tu espères qu’en m’aidant, je t’aiderai à mon tour, tu te trompes ! Je ne changerai pas d’avis.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Je sais.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Alors qu’est-ce que t’as à y gagner ?</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—   Rien du tout. C’est ça la solidarité.</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">Taylor le fixa un instant. Elle réfléchissait. S’aventurer seule dans les galeries était du suicide et elle le savait. Elle pensait pouvoir compter sur les personnes de son groupe et c’était finalement un étranger qui se portait volontaire. Alors pourquoi refuser ? Elle souffla et lui dit :</p>
<p dir="ltr" style="text-align: justify;">—    Ok, Henry. Mets tes couilles en bandoulière, nous allons descendre en enfer !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><em>Fin de l’épisode 5</em></p>
<p></br></p>
<table width="630" border="none">
<tr>
<td>
<p dir="ltr" style="text-align: left;"><a href="/2014/12/12/the-last-survivors-episode-5-chapitres-3-4/" title="The Last Survivors, Épisode 5 – Chapitres 3 &#038; 4" target="_blank"><strong>&lt;&lt;Chapitre précédent</strong></a> </p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: center;"><a href="/the-last-survivors/" title="The Last Survivors" target="_blank">Liste des chapitres</a></p>
</td>
<td width="210">
<p dir="ltr" style="text-align: right;"><strong><a href="/2015/02/13the-last-survivors-episode-6-chapitre-1" title="The Last Survivors, Épisode 6 – Chapitre 1">Chapitre suivant (13/02)&gt;&gt;</a></strong></p>
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