Critique de la BD [REC] Histoires inédites

[REC] Histoires inédites

Alors que [REC]4 sortira le 12 novembre dans les salles obscures françaises, les éditions Glénat ont décidé d’en rajouter une couche avec la parution le 13 novembre de [REC] Histoires inédites, une bande-dessinée venant compléter la mythologie de la saga dont nous vous parlons dès aujourd’hui.

Sous l’impulsion de Hernán Migoya, les scénaristes et réalisateurs de la saga [REC], Jaume Balaguero et Paco Plaza, nous proposent donc 5 histoires originales décrivant des événements en lien avec les trois premiers films de la quadrilogie. Si les deux hommes ont indubitablement de nombreuses cordes à leurs arcs, ils ne sont cependant pas dessinateurs. Aussi, ils se sont entourés de 5 dessinateurs, Andrea Jen, Feliciano G. Zecchin, Alvaro Ruilova, Salvador Sanz et Joan Marin, pour donner vie à ces fameuses histoires inédites.

Ayant beaucoup apprécié la saga ciné, c’est avec enthousiasme que j’ai commencé la lecture des 96 pages de [REC] Histoires inédites qui nous propose de combler certaines lacunes des films originaux en nous révélant de nouvelles portions de l’intrigue dont certaines ne purent tout simplement pas être filmées. Et en y pensant, c’est vrai que certaines réponses manquaient à nos questions.

[REC] Histoires inédites

Tristana Medeiros est-elle le patient zéro ? Comment le démon s’est-il emparé d’elle ? Comment et pourquoi est-elle amenée à errer librement dans les ténèbres de ce terrifiant appartement  dans [REC] ? Que deviennent les jeunes en manque de sensations fortes enfermés dans l’immeuble par les forces spéciales dans [REC]2 ? Qui sont ces enfants infectés courant dans les combles ? Comment se fait-il que l’oncle Victor soit présent au mariage dans [REC]3 ? Les autorités sanitaires arrivent-elles à endiguer l’épidémie ? C’est à ces questions et à quelques autres que les deux réalisateurs espagnols répondent au long de ces brèves histoires.

Tout d’abord, sur la forme,  cette bande-dessinée est assez plaisante. Les 5 dessinateurs ayant chacun leur propre style graphique, cela apporte une saveur différente à chaque histoire. Par exemple, la première histoire possède un style très manga qui colle parfaitement à la narration, incorporant même accessoirement le côté « coquin et petite culotte » des seinens. Pour les autres histoires, même si le style des auteurs est moins identifiable, il parviennent néanmoins à coller aux thèmes abordés avec des variations originales. Par exemple, l’histoire narrant l’enfance de la petite Medeiros est en noir et blanc avec un style un peu disproportionné comme un souvenir d’enfant mal défini tandis que l’histoire du prêtre est dessinée dans un style très réaliste et froid comme pourrait l’être l’esprit de ce prêtre scientifique.

rec histoires inédites

À ce titre, chaque histoire est introduite par un article de presse nous replaçant dans l’intrigue des films et nous replongeant dans l’action. Mais c’est davantage à la façon des comics horrifiques tels que Creepshow ou comme dans la saga télévisée Les Contes de la Crypte, que chaque histoire est véritablement introduite, avec une Tristina Medeiros s’adressant directement au lecteur dans les premières cases.

Quelques planches s’intercalent également entre les récits et, mêmes si elles n’apportent rien à l’histoire de [REC] ni aux histoires de cette bande-dessinée, elles sont parfois très réussies et valent le coup de s’y attarder.

Je ne vous décrirai pas chaque histoire afin d’éviter les spoilers car, celles-ci étant particulièrement courtes, deux phrases bien formulées vous gâcheraient l’intégralité de l’intrigue. Et c’est justement là que cette bande-dessinée perd de son intérêt. En effet, les histoires sont trop brèves et laissent finalement le même arrière-goût que les scènes coupées en bonus sur un DVD : c’est plaisant mais quelque peu inutile. Aussi, un peu comme un hamburger de fast-food, chaque histoire est engloutie en quelques minutes et ne nous comble pas complètement, nous laissant sur une « faim » un peu frustrante que cette bande-dessinée était censée combler.

Si vous êtes un fan de la saga [REC], je ne peux que vous conseiller d’ajouter cette BD à votre collection car même si elle n’est pas essentielle et que les histoires sont quelque peu succinctes, elle nous offre l’agréable sensation de boucler la boucle, d’éclaircir les zones d’ombres et d’approfondir un peu plus l’œuvre cinématographique. Pour les autres, vous trouverez sans mal plus intéressant et plus complet.

[REC] Histoires inédites

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