Critique de Zombie Ass

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Il faut être honnête : on a tous nos vices. Et, je l’admets sans mal, j’ai un petit faible pour les réalisations japonaises complètement dingues, le genre de films qui me pousse à me demander “Oh putain, mais qu’est-ce que je viens de voir ?”. Autant donc dire qu’en apprenant que Zombie Ass de Noboru Iguchi, l’un des réalisateurs les plus excentriques de la Sushy Typhoon, débarquait enfin en France en DVD/Blu-ray, je me suis empressé de me jeter une nouvelle fois dessus.

zombie ass

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Attention, le contenu de ce film est à l’épreuve du bon goût et nous ne serions être tenus responsables en cas de vomissements et autres diarrhées inopinées et spontanées.
Pourquoi, un tel avertissement ? Tout simplement car Zombie Ass est exactement ce que nous étions en droit d’attendre d’un tel titre et d’un tel réalisateur : un condensé de scènes complètement délirantes et osées, organisées autour d’un scénario déjanté. Noboru Iguchi ne se refuse rien et ose tout :

Cinq jeunes partent à la campagne en van. Parmi eux, une héroïne au passé torturé et son amie, une bimbo à forte poitrine, un otaku un brin débile et un drogué tout aussi abruti. Poussés par Maki, qui est obsédée par son physique, ils se lancent à la recherche de vers censés permettre à qui les ingère d’avoir une silhouette parfaite. Mais, alors qu’ils viennent d’en trouver un, ils sont attaqués par un zombie dans les bois. Ils trouvent refuge dans une cabane dans la forêt où leur cauchemar ne fait que commencer lorsque des zombies, sortant directement des toilettes, les attaquent. Très vite ils se rendent compte que les zombies ne sont que la partie émergée de l’iceberg et doivent se battre pour survivre face à des zombies pervers contaminés par des parasites tentaculaires.

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Vous l’aurez donc compris, Zombie Ass ne fait pas dans le subtil ni encore moins dans le délicat. En fait, tout y est une excuse pour nous montrer des zombies couverts d’excréments ou bien à quatre pattes, la tête de leur parasite sortant par le derrière, attaquer nos héros, pour balancer des vannes gazeuses et, parfois même, pour nous placer quelques plans érotiques/nichons (vous avez dit tentacules ?). Le tout cependant sans jamais tomber dans le pornographique ou dans le totalement affligeant. Alors, une chose est sûre avec ce genre de films : tu adhères ou non… Il est en tous cas impossible de le prendre au premier degré tant les invraisemblances sont nombreuses (mais qui chercherait de la logique derrière un titre pareil ?).

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Le pire dans tout ça, c’est que nous ne pouvons pas reprocher à Zombie Ass de ne pas avoir de scénario. Tout y est absurde et exagéré mais l’histoire est là et les différentes folies qui composent l’intrigue s’agencent sans aucun souci. De plus, avec un budget vraisemblablement limité, il faut reconnaître à Noboru Iguchi une vraie ingéniosité. Car même si les effets ne sont pas toujours parfaits (très loin de là), ils sont toujours d’un niveau suffisant pour que ses idées les plus timbrées passent bien à l’écran, le tout avec des prises de vues sympas et des mises en scènes parfois vraiment chiadées. Personnellement, je pense n’avoir jamais vu un truc aussi barjot que la scène de bataille finale (y compris dans les autres films de la Sushy Typhoon que j’ai pu voir). Faut le voir pour le croire…

Zombie Ass est donc le genre de films à rendre jaloux les pires nanars de la Troma. Repoussant les limites de son imagination et laissant le bon goût au placard, Noboru Iguchi nous livre un film punchy, délirant et visuellement électrisant qui parvient à ne pas lasser son spectateur en le surprenant par une inventivité vraiment tordue. À ne pas mettre entre toutes les mains et à consommer avec modération.

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1 commentaire

  1. mulk dit :

    « Tu prendras bien encore un peu de jambon avec ta purée? »

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