Critique de Positif de David Wellington

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En novembre dernier, les zombies de David Wellington étaient enfin de retour en France avec la sortie de Positif, son dernier roman, chez Bragelonne. L’auteur revient donc à ses amours pour les morts-vivants après nous avoir notamment proposé la trilogie Zombie Story qui aura eu bien du mal à convaincre surtout avec son tome 3 particulièrement laborieux.
Ses précédents romans ne manquant malgré tout pas d’originalité dans l’approche des zombies, c’est avec curiosité que nous avons découvert ce nouveau livre de zombies et son histoire de Positifs, des humains potentiellement contaminés par un virus zombie à la période d’incubation pouvant durer jusqu’à vingt ans.

positif david wellington bragelonne couvertureL’histoire de Positif débute à New-York, sur l’île de Manhattan plus précisément, où une communauté de survivants continue à vivre des années après une apocalypse zombie. Nous y faisons la connaissance de Finnegan, un adolescent n’ayant jamais quitté l’île et qui vit au gré du train-train de la survie. En plus d’être le héros de l’histoire, il fait également office de narrateur.
Via une narration à la première personne, David Wellington nous plonge donc plutôt efficacement dans le quotidien monotone et guère divertissant de cet adolescent avant d’introduire, en quelques courts chapitres, l’élément perturbateur qui jettera Finn sur les routes américaines post-apocalyptiques. Suite à un tragique accident, Finn rejoint en effet la caste des Positifs, et se voit tatouer sur le dos de la main un “plus” avant d’être banni de New-York pour être conduit dans un camp de Positifs. De nouvelles mésaventures l’amèneront à découvrir le monde tel qu’il est vraiment.
Je dois dire que j’ai particulièrement apprécié la première moitié du roman qui nous dépeint un nouveau monde cruellement sombre où les plus faibles ne peuvent que compter sur les forts pour survivre. C’est ainsi que Finn, seul et désorienté, rejoint l’équipe de jeunes filles d’Adare, un survivant qui les force à piller des maisons pour lui et les abuse sexuellement. Avec ses gangs de pillards qui travaillent pour le compte de l’armée en échange d’essence, David Wellington réussit donc le pari de montrer la cruauté d’un monde sans lois et n’est pas loin de nous offrir un livre difficile à poser une fois commencé notamment grâce à des chapitres très courts.

David-WellingtonMalheureusement, la seconde moitié du roman m’a fortement déçu, à l’image de ce que la trilogie Zombie Story avait pu faire à partir de son deuxième tome. En effet, alors que j’appréciais de suivre un héros empli de doutes, victime des circonstances, l’histoire m’a complètement désintéressé lorsque Finn décide de prendre son destin en main. Nous tombons en effet dans les travers de bon nombre d’histoires où le héros devient, sans véritable raison, un véritable surhomme. Sans trop spoiler, lorsque Finn devient le leader d’une révolte de Positifs, tout perd en crédibilité d’autant que le récit devient très fainéant, avec des situations vues et revues, aucun revirement intéressant et une plume bien moins maîtrisée et parfois bâclée. J’ai d’ailleurs eu la légère impression que David Wellington, avec la secte vénérant la Mort que nous croisons régulièrement dans le roman, avait tout simplement pompé Jonathan Maberry et ses “reapers” (dans Flesh & Bone, inédit en VF). Enfin, j’ai également été déçu que la notion de Positifs ne serve en fin de compte qu’à justifier qu’une partie de la population soit rejetée sans que l’idée ne soit davantage développée, encore une facilité scénaristique.

Comme Zombie Story, Positif est donc un livre très inégal. Malgré un départ très accrocheur, il s’embourbe rapidement dans une histoire classique et peu palpitante qui confirme qu’en matière de zombies, David Wellington n’est pas toujours inspiré…

1 commentaire

  1. Cassandre dit :

    Je passe mon tour, je pense qu’il me décevrait !

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