Critique de Crossed +100 Tome 2

crossed +100 tome 2

En octobre 2015, Alan Moore nous invitait pour un voyage 100 ans après l’invasion des Marqués avec la sortie en France du premier tome de Crossed +100 chez Panini Comics. Aujourd’hui, avec la sortie du second volume chez nous, il cède les rennes à Simon Spurrier, un habitué des sagas Crossed nous ayant livré parmi les meilleurs récits de la franchise dont Crossed Si tu voyais ça.
Le premier tome ne m’avait pas complètement convaincu, notamment desservi par le choix de conférer aux personnages leur propre langage, mais j’attendais malgré tout de voir où Simon Spurrier allait nous amener dans cette suite qui regroupe les numéros originaux 7 à 12 des comics. Qu’en est-il ?

crossed +100 tome 2

Si le premier tome était autant celui de la découverte de l’univers de Crossed +100 que celui-ci des révélations concernant l’évolution des Marqués, ce deuxième est autant celui de l’illustration de la capacité de l’Homme à se croire au-dessus de tout et à en payer les conséquences que celui de l’espoir.
Un an après la destruction de Chooga, Future Taylor s’est en effet réfugiée chez les zulmans à Murfreesboro où elle essaie tant bien que mal de convaincre l’Ima’am responsable de la ville du danger qui plane sur la survie de l’espèce humaine. Alors qu’elle part en ballon vers d’autres colonies, elle découvre peu à peu ce que trament vraiment les Marqués ayant rayé sa ville de la carte.
Le scénario de Simon Spurrier nous permet alors d’explorer davantage cet univers futuriste créé par Alan Moore et, avec une structure certes assez classique, de passer un moment divertissant, rythmé par les réflexions de Future Taylor sur l’avenir de l’Humanité.

crossed +100 tome 2

Les Marqués apparaissent ainsi comme une menace toujours plus importante et, comme les personnages, nous nous rendons compte que nous ne savons rien de ce qu’ils sont devenus ni de ce qu’ils trament réellement. De découverte en découverte, nous comprenons qu’une fois encore, l’univers de Crossed +100 ne fait que se mettre en place avec ce deuxième tome. En fait, Simon Spurrier semble plus que jamais préparer le terrain pour une histoire beaucoup plus ambitieuse que les habituelles séries Crossed. Seulement, à la différence du premier tome, celui-ci ne souffre pas d’une mise en place quelque peu laborieuse et tout le récit est d’une fluidité particulièrement agréable, marquée par l’arrivée de nouveaux personnages assez intrigants.

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En revanche, je dois dire que j’ai toujours eu autant de mal avec ce choix de doter les personnages de leur propre dialecte qui nuit considérablement à la lecture. Mais, dans ce tome, ce n’est pas ce qui m’a le plus déplu. En effet, alors que Gabriel Andrade avait fait un très beau travail d’illustration sur le premier tome, j’ai trouvé celui de ses remplaçants (Fernando Heinz pour la première moitié et Rafa Ortiz pour la seconde) vraiment bâclé voire, il faut le dire, assez moche. Certes la qualité du dessin reste quelque chose de très subjectif mais il m’a personnellement empêché d’apprécier l’histoire à son maximum. Dommage.

Pour conclure, si Crossed +100 s’éloigne de plus en plus d’un récit d’infectés classique avec la nouvelle variante des Marqués que nous découvrons, il n’en reste pas moins un récit horrifique de qualité porté par un scénario malin et prometteur. Un tome 2 supérieur au premier mais malheureusement bien moins bien illustré.

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1 commentaire

  1. Alexia dit :

    Je suis assez perdue à cause de leur langage, j’ai l’impression de ne pas savoir lire. C’est frustrant et ça m’empêche d’apprécier l’histoire.
    Le dessin n’est pas non plus ce qui me plait. J’aime quand il y a un peu plus de précision dans les traits.
    Vraiment déçu par cet tome, je vais peut être attendre un peu avant de le relire et mieux comprendre.

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