Critique du film JeruZalem

jeruzalem 2016

Aujourd’hui, l’épidémie zombie est mondiale. Pourtant, il y a un pays qui ne nous a que bien trop rarement offert sa contribution à la culture zombie : Israël. Mais, après Cannon Fodder ou Another World, les réalisateurs israéliens sont de retour dans le monde des zombies avec JeruZalem qui sort cette semaine en DVD en France.

Réalisé par les frères Doron et Yoav Paz, Jeruzalem nous emmène, comme vous vous en doutez, du côté de la ville sainte de Jérusalem pour une apocalypse aux proportions bibliques alors que les portes des Enfers s’ouvrent sous la ville. Durant le film, presque intégralement vu via les smartglasses d’une des héroïnes, nous suivons deux américaines qui partent en vacances en Israël avec la ferme intention de profiter de la vie nocturne de villes comme Tel-Aviv.

jeruzalem 2016

Après l’invasion spectaculaire de Jérusalem dans World War Z (dont JeruZalem a ouvertement copié le graphisme du titre), c’est donc une épidémie beaucoup plus intimiste que nous vivons dans JeruZalem. Nous nous retrouvons alors face à un film à la première personne tout ce qui a de plus banal et nous découvrons les différents protagonistes entre l’héroïne au drame familial qui cherche à se vider l’esprit grâce à ce voyage et son amie excentrique (et régulièrement agaçante). Le scénario glisse par-ci par-là des éléments censés faire monter la pression sans grand succès et nous suivons leurs aventures guère intéressantes entre romances et soirée au bar… tout cela jusqu’à ce les choses explosent… du moins en principe.

jeruzalem 2016

Car, quand les premiers démons (des créatures ailées, agressives, contagieuses et mortes – suffisamment zombies pour nous) apparaissent et attaquent nos héros, nous avons l’impression de revoir un de ces n-ième films d’horreur tournés à la première personne (parce que c’est hype quoi) et sans la moindre originalité. Certes, le cadre de la ville de Jérusalem nous change grandement de ce que nous pouvons voir, d’autant que le film nous emmène dans des lieux symboliques et variés de la ville, mais l’histoire ne nous propose pas grand chose à sauver. Les personnages n’ont rien d’attachants, leurs réactions trop explicitement marquées par une critique sous-jacente des confrontations entre les différentes confessions religieuses dans la ville laissent de marbre et lorsqu’ils périssent un à un, cela fait longtemps que l’on s’ennuie ferme.
Pire, les dernières minutes, tournées (évidemment) dans le noir, m’ont tout simplement exaspéré tant il m’est personnellement devenu impossible de continuer à apprécier ce genre de films tournés à la première personne et qui n’apportent rien. L’angoisse est inexistante et les apparitions des zombies sont complètement artificielles et n’obéissent qu’aux besoins du scénario. La fin, à l’image de tout le film, n’est pas du tout inspirée et très attendue et ne fait que finalement marquer l’arrêt d’un moment assez douloureux de télé.

Verdict, JeruZalem est un film particulièrement ennuyeux et décevant. Croire que se contenter de proposer une invasion zombie via des smartglasses est un élément novateur est une grossière erreur des deux réalisateurs qui auraient dû davantage se concentrer sur leur histoire vide et sans ampleur. REC avait su apporter quelque chose dans le genre zombie avec sa shaky cam, JeruZalem sera lui très vite oublié…

jeruzalem 2016

3 commentaires

  1. sebastien dit :

    Il avait pourtant l’air si prometteur…

  2. Solen dit :

    Je l’ai trouvé aussi très ennuyeux et les personnages trop caricaturaux, entre la blondasse de service, la brunette à qui tu as envie de donner des claques tellement elle est gnangnante… bref, le fond de l’histoire (avec les histoires de religion, l’énorme cimetière qui du coup te sert à rien sauf pour les prises de vues) pouvait être sympa mais cela a été mal exploité…

  3. ManowaR dit :

    oui, dommage, sur papier ça avait l’air bien…

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