Critique de Tokyo Summer of the Dead T2 et 3

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Alors qu’à la fin du premier tome de Tokyo Summer of the Dead nous espérions surtout retrouver la suite de la seconde histoire présente dans ce volume, c’est celle de Yû et d’Ikuse qui est développée dans les tomes 2 et 3. Nous laissons donc de côté les jeunes lycéennes combatives dont nous souhaitions découvrir la suite des aventures pour nous concentrer sur la romance entre Ikuse et son professeur particulier Yû alors qu’elle est mise en péril par l’arrivée des zombies.

A la fin du premier tome, les deux tourtereaux avaient été séparés et Yû avait trouvé refuge au Tokyo Dome avec la petite Sayo. Le second tome est ainsi divisé entre l’histoire d’Ikuse et celle de Yû avant que, bien évidemment, ils ne se retrouvent.
Seule, Ikuse parvient à rejoindre son lycée où elle croise d’autres survivantes. Nous assistons alors à une succession lassante de clichés. Sous prétexte de s’attaquer à des thématiques classiques des mangas comme l’exploitation du plus faible par le plus fort ou encore de la morale inébranlable des héros, Kugura Shiichi enchaîne les déconvenues. Deux des lycéennes rencontrées par Ikuse forcent ainsi une de leurs “amies” à faire tout ce qu’elles désirent comme, par exemple, aller leur chercher du fond de teint. Un comportement profondément pathétique qui ne saurait s’expliquer surtout en cas d’apocalypse zombie… Bien évidemment, Ikuse s’oppose à cette situation et décide de tout faire pour sauver les trois jeunes filles, même si cela signifie se plier à leurs décisions futiles.

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Heureusement ce passage ne s’éternise pas et l’auteur introduit, comme il était attendu de lui, le rival de Yû : Sakura, un jeune archer qui semble avoir un faible pour Ikuse. Avec son apparition, le lecteur peut alors cocher la case du personnage de Shonen qui manquait à l’histoire : le mec surdoué, déterminé et fort qui craque pour l’héroïne. Si ce personnage, comme tous les autres, n’a rien d’intéressant, il a au moins le mérite de donner au second tome ses rares planches réussies, lorsqu’il abat des zombies avec son arc.
Du côté de Yû, le résultat est un peu moins raté, avec quelques situations de panique bien retranscrites alors que les zombies pénètrent dans le Tokyo Dome. Mais c’est malheureusement tout.

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Dans le troisième tome, alors que nos héros se sont retrouvés, Yû et Sakura partent chercher des médicaments, Ikuse étant frappée par une forte poussée de fièvre.
Avec ce tome, nous sentons la volonté de l’auteur de créer des dynamiques plus importantes entre ses personnages, chose qui n’était pas au rendez-vous jusque-là. Si ce n’est pas une franche réussite, il est quand même agréable de voir, par exemple, que le survivant armé que Sakura rencontre dans la pharmacie ne s’avère pas un terrible psychopathe comme nous avons pu en voir dans Highschool of the Dead et vient compléter les rangs du groupe de Yû. De la même manière, l’introduction de quelques survivants particulièrement instables en fin de tome apporte un peu de ce dynamisme qui manque tant à l’histoire et aux personnages.

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A ce titre, le dessin renforce également cette impression d’immobilisme. Cela est un paradoxe, mais lorsque nous regardons les planches de Kugura Shiichi, nous avons le sentiment d’y découvrir de simples figurines privées de mouvement. De plus, certaines mises en scène sont vraiment attendues comme lorsque nous découvrons une jeune fille récemment mordue de dos et qu’elle se retourne… évidemment sous forme de zombie.

Les tomes 2 et 3 de Tokyo Summer of the Dead confirment donc notre impression du premier tome. Nous avons affaire à un manga assez mou dans lequel le lecteur aura particulièrement du mal à s’investir la faute à l’insipidité de ses personnages. Le tome 3 a beau remonter un peu le niveau, c’est vraiment pas fou, pas foukushima…

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