Miss Zombie du japonais Hiroyuki Tanaka remporte le grand prix du festival du film fantastique de Gérardmer

miss zombie sabu

Un film de zombies japonais qui remporte un prix, c’est le monde à l’envers me direz-vous. Mais soyez rassurés puisque ce ne sont non pas les terribles Noburo Iguchi et Yoshihiro Nishimura et leur bande qui ont encore frappé, mais Hiroyuki Tanaka (allias Sabu) un réalisateur bien moins dérangé.

miss zombieEn effet, alors même que ses compatriotes continuent à travailler sur des projets zombies complétement barjots à l’image de Dead TV ou encore Nuigurumâ Z, Sabu a réussi à convaincre le jury du festival du film fantastique de Gérardmer avec Miss Zombie et s’est vu décerner le grand prix du festival pour son oeuvre un brin différente de ce à quoi le Japon nous a habitué.
Ainsi, Miss Zombie, tourné entièrement en noir et blanc avec un budget ridicule et sur une période très courte, raconte l’histoire de Sara (Ayaka Komatsu), une morte-vivante employée comme domestique par une famille japonaise. Nous y découvrons sa vie rythmée par les mauvais traitements qui lui sont infligés.

Il suffit d’ailleurs de lire l’interview qu’il a accordée au site Filmdeculte pour se rendre compte à quel point ce réalisateur est à des années lumières de Noburo Iguchi et ses camarades de folie, en ce qui concerne sa vision du zombie :

Sabu (Hiroyuki Tanaka) : « L’une des clefs de Miss Zombie, c’était de montrer à quel point les humains, piégés dans leur psychisme collectif, ressemblent à des zombies, tandis qu’un zombie, seul face à lui-même, est au final davantage humain. Généralement, on peut représenter un humain qui s’effondre, se disloque, en le montrant comme quelqu’un de brutal, handicapé d’une certaine manière. Tout cela s’explique essentiellement par un sentiment de désespoir. En ce qui concerne le personnage de Sara, le zombie, j’ai voulu laisser une part de sentiment maternel en elle. C’est parce qu’il reste une part d’humanité en elle qu’elle s’élève contre son destin. J’ai souhaité la montrer comme une esclave, en contraste avec la force dont elle peut faire preuve. »

Et parce que nous aimons quand même bien les conneries de Noburo Iguchi, la bande-annonce de Nuigurumâ Z (qui a d’ailleurs un site officiel et une page Facebook).

Source : Gérardmer et Miss Zombie

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