Critique de LZR-1143 Tome 1 : Contamination

lzr1143 contamination

Après avoir sorti en janvier l’excellent Apocalypse Z des espagnols de chez Dolmen Editorial, Panini Books est de retour dans l’univers zombie du côté de nos amis américains de chez Permuted Press avec la sortie de LZR-1143 Tome 1 : Contamination. Premier livre d’une série de trois romans sortis à ce jour (l’auteur Bryan James travaillerait sur un quatrième actuellement), l’ouvrage était paru en version originale en 2010 sous le titre de LZR-1143: Infection. Avec cette nouvelle parution dans leur catalogue zombie, les éditions Panini Books ont-elles fait une bonne acquisition ?

LZR 1143 ContaminationMike McKnight pensait que sa vie s’était effondrée le jour où il avait été accusé du meurtre de sa femme. Star du cinéma, acteur de films d’actions réputé, homme à succès, il s’était retrouvé du jour au lendemain, veuf, sous les huées de ses ex-fans puis tout simplement interné après avoir préféré plaider la démence. Mais le cauchemar ne faisait que commencer.
Un beau jour, il se réveille dans sa chambre à l’hôpital psychiatrique et se rend compte que le personnel l’a déserté et a été remplacé par des hordes de morts-vivants. Il rejoint alors un petit groupe de survivants, dont une docteur de l’hôpital, avec lesquels il s’enfuie et tente de survivre. Mais, alors que la mémoire lui revient peu à peu, il a le sentiment étrange qu’il entretient un lien avec cette folie qui secoue le monde. Est-ce encore un tour de son esprit ou peut-il vraiment devenir le sauveur de l’humanité, comme dans ses films ?

Bryan James fait partie de ces jeunes auteurs américains dont l’écriture n’est pas le métier premier mais qui décident un jour de coucher leurs idées sur papier. Nombreux connaissent des déconvenues mais nombreux sont également ceux qui parviennent à attirer l’œil du lecteur et finissent par être publiés, bien souvent aux éditions Permuted Press avant d’être repris par de plus grands éditeurs lorsque l’intérêt de leur récit n’est plus à prouver.
C’est ce qui est arrivé à l’auteur de LZR-1143 Tome 1 : Contamination qui, grâce à un personnage au passé tumultueux, a réussi à intéresser un grand nombre de lecteurs américains jusqu’à être importé chez nous par Panini Books.
LZR 1143 contaminationDe mon côté, bien qu’ayant eu beaucoup de mal à entrer dans le livre, j’ai rapidement pris plaisir à suivre Mike McKnight, cette vedette du cinéma brisée, convaincue qu’une part d’elle-même n’est que folie. Il est ainsi très agréable de suivre d’une part l’évolution de l’épidémie zombie et la survie de notre héros et de l’autre ses introspections alors que les souvenirs de la nuit tragique où sa femme a été retrouvée morte lui reviennent. Nous apprenons ainsi à connaître le héros en même temps qu’il apprend à se connaître lui-même.
Le fait d’avoir choisi une ancienne star du cinéma incarcérée dans un hôpital psychiatrique permet également au récit de nous proposer une dynamique entre personnages un peu différente de ce à quoi nous sommes habitués. D’un côté, Mike est accompagné par d’autres détenus, à l’image de Fred le fou qui ne dit que “Pancake”, ce qui donne des situations assez inédites. De l’autre, nous retrouvons une flopée de personnages secondaires qui, après avoir reconnu notre héros, le rejettent aussitôt, se rappelant qu’il a été condamné pour le meurtre de sa femme, tandis que d’autres comme Kate, le docteur qu’il rencontre au début de son aventure, lui laissent le bénéfice du doute. Notre héros évolue ainsi perpétuellement dans un monde semé d’embûches que ce soit au milieu des zombies ou des survivants : il ne sait jamais comment les choses vont se terminer et recourt donc à l’humour et à l’ironie pour masquer son désarroi.

Malheureusement, le livre ne contient rien d’autre d’original. Outre ce personnage un brin singulier, l’histoire est très classique surtout lorsque les héros partent en mission pour récupérer un potentiel vaccin dans un laboratoire secret. Certes celle-ci est bien racontée et l’auteur est même parvenu à inclure des scènes assez prenantes, mais arrivant en 2014 chez nous, après des années de sorties zombies, la plupart des situations ont un air de déjà vu. Mais là ou le bât blesse réellement est que certaines ficelles sont vraiment trop visibles ce qui gâche un peu le plaisir de la lecture. C’est notamment le cas de la relation entre le héros et le docteur qui se termine évidemment en histoire d’amour ou encore l’éternelle figure du savant fou utilisée un peu trop facilement.
De la même manière, alors que le récit est ponctué de petites réflexions vraiment bien écrites et intéressantes (que vous prendrez plaisir à découvrir) nous avons également le droit aux remarques habituelles et moralisatrices comme celle de dire que l’homme mérite ce qui lui arrive pour avoir pollué la planète etc. C’est assez lassant.

En fin de compte, ce premier tome de LZR-1143 est très loin d’être un mauvais livre. Il se lit avec intérêt même si son classicisme en matière de récit zombie empêche le lecteur de s‘investir à 100% dans l’histoire à la différence d’ouvrages comme Apocalypse Z. Un livre à lire donc si vous avez déjà fait le tour des principales sorties dans nos contrées ou si vous découvrez la littérature zombie. Quoi qu’il en soit, nous attendons la suite prévue pour mi-juillet.

Share Button

Vous pourriez aussi aimer

1 commentaire

  1. mel dit :

    J ai bien aimé ce livre!
    Livre qui ne révolutionne pas le thème zombie, mais qui est plutôt sympa a lire! Deux personnages principaux Mike et Kate ! Il n y a pas de trait de caractère qui se détache réellement, je trouve que c est dommage car je m attache moyennement a ce qui leur arrivent…Les scènes zombies sont très bien détaillées par contre, voir si le tome 2 peut apporter un ptit truc en +!
    La fin rehausse vachement l histoire et c est pour ca qu il me tarde de lire la suite!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *