Critique de Tandis que le monde meurt, Tome 2 : Se battre pour survivre

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Si nous sommes si nombreux à aimer le genre zombie c’est notamment pour sa richesse et sa diversité. Il est non seulement une figure qu’il est possible d’aborder de nombreuses façons différentes mais une apocalypse zombie est également le terreau idéal pour parler de nombreuses thématiques qui nous touchent. Il n’est donc pas étonnant que nous ayons vu le genre s’essayer à la romance entre zombie et humain comme dans Vivants d’Isaac Marion et encore moins que l’auteure américaine Rhiannon Frater nous ait offert la saga Tandis que le monde meurt, un récit de survie post-apocalyptique où les romances ont la part belle.

Tandis que le monde meurt 2 Se Battre Pour SurvivreOr, c’est justement hier que sortait en France Se battre pour survivre, le tome 2 de Tandis que le monde meurt. Si vous vous souvenez bien, je n’avais vraiment pas apprécié le premier tome le trouvant bien trop naïf et exagéré. J’avais cependant concédé que mon désintérêt pour cet ouvrage venait probablement en partie de mon manque d’intérêt pour tout ce qui touche à la romance. Malheureusement, après la lecture de ce second tome, j’en ressors avec l’impression que Se battre pour survivre ne m’aurait absolument pas convaincu même si j’avais eu un penchant naturel pour ce genre d’histoire.

En effet, ce second tome est, selon moi, encore plus décevant que le premier. Je n’ai personnellement pas manqué de soupirer à une fréquence phénoménale dans les premiers chapitres quand le cœur de l’intrigue est le fait que Katie, une des héroïnes, ne soit pas lesbienne mais bi. Évidemment, elle finira donc par accepter son amour pour Travis que l’auteure exploitera à son habitude avec une multiplication de scènes gnangnans, peu crédibles et, forcément, la mention d’un bisou, d’une caresse, d’un petit massage, toutes les trois lignes. Tout cela m’a semblé tellement exagéré que je me suis complètement détaché de ces personnages pourtant si prometteurs. Mais tout cela est bien pire du côté de Jenni et Juan, l’autre couple principal du roman, qui se contente de se comporter comme des adolescents libidineux et stupides tout au long du récit… Pour le coup, le personnage de Jenni est à 100% gâché par ce comportement de gamine exaspérant alors même que les souvenirs de son passé auraient pu apporter un réel intérêt au roman.

As the world dies fighting to surviveMalheureusement, même si j’imagine que certains pourraient apprécier ce genre de relations abusées entre les héros, il ne faudra cependant pas trop compter sur l’action dans ce tome. En effet, à part le nettoyage assez ennuyeux d’un hôtel en première partie et l’affrontement avec des maraudeurs dans la seconde, il ne se passe pas grand chose. Le cœur du roman reste les confrontations peu intéressantes entre les survivants, à coup de “qui sera le prochain maire ?”, “lui c’est un vilain pas beau” etc. Pire, les maraudeurs qui auraient pu amener davantage de tension, quand on connaît leurs exactions sur certains groupes de survivants, s’avèrent une bande de gros demeurés caricaturaux dont nos héros se débarrassent sans le moindre mal, ôtant tout enjeu à la fin du roman, évidemment un happy end des plus niais. En fait, seule l’intrigue du justicier, un personnage qui se serait débarrassé de survivants gênants du camp, m’a intéressé, mais nous n’avons a priori pas de réponse sur son identité dans ce tome ou alors je suis vraiment passé à travers. Comme quoi j’ai vraiment dû me battre pour finir, sans mauvais jeu de mot.

En fin de compte, même si chacun a des sensibilités différentes, j’ai le sentiment que ce second tome de Tandis que le monde meurt reste une très mauvaise histoire de romance, caricaturale et exagérée et à l’intérêt presque zéro. Pour moi, de très loin le titre le plus faible de la collection Eclipse de Panini Books.

5 commentaires

  1. fred666 dit :

    est ce aussi mauvais que le premier amour gloire et beaute chez les zombies ???

  2. Hilare dit :

    « Pour moi, de très loin le titre le plus faible de la collection Eclipse de Panini Books. »

    Mais recommandé par « MY ZOMBIE CULTURE » sur la couverture verso du roman ??????

    Y a un cruel manque de cohérence …

    1. Squeletor dit :

      Quand on a conclu notre partenariat avec Panini Books, nous avons été très clairs avec nos lecteurs. Nous avons accès aux titres de Panini de manière privilégiée (+ organisation de concours régulier pour vous) en échange de quoi ils peuvent utiliser notre logo avec la mention « recommandé par » sur leurs livres. Mais nous avons toujours dit que cela ne nous empêcherait pas de critiquer de manière indépendante leurs ouvrages (donc quand on n’aime pas, on le dit, comme pour ce roman). La mention « recommandé par » est en fait à prendre plus au sens que nous recommandons leur collection « zombie » qui, à part de rares titres, reste de très très bonne qualité.

  3. Opaline dit :

    Pour ma part, je vous trouve vraiment injuste avec cette série.
    Elle est loin d’être nulle et pour ma part, je ne me suis pas du tout ennuyée à sa lecture. Pour une fois que les femmes sont les héros de ce genre de récit, il faut forcément que cela aussi de leur point de vue. Et il faut croire que cela vous â complètement échappé.

    J’ai vraiment réussi à bien m’identifier aux deux héroïnes et je trouve au contraire leurs états d’âme bien réaliste.

    Au vu de la fin de l’epilogue on s’attend à pas mal de révélations pour la suite et fin de cette trilogie avec l’arrivée de peut-être nouveaux adversaires pour notre groupe de survivants.

    J’espère par contre que l’on aura pas à attendre 1 an et demi cette fois-ci…

    1. Squeletor dit :

      Pour ma part, j’étais aussi emballé à l’idée qu’un roman nous soit surtout conté du point de vue de deux femmes. Malheureusement, les points de vue ne sont pas que les leurs, nous avons aussi droit à celui de pas mal d’hommes et, que ce soit les hommes ou les femmes, c’est gnangnan et inintéressant au possible. Le tout noyé dans un tome où il ne se passe pas grand chose. Après, les goûts et les couleurs, mais ça reste de la littérature très moyenne.

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