Critique d’Infection (The Demented)

the demented infection

Si vous aviez déjà du mal à vous y retrouver au milieu de l’océan de titres bateaux des films zombies adaptés en France, l’arrivée en DVD/Blu-ray aujourd’hui de The Demented sous le nom ridicule d’Infection ne fera rien pour arranger les choses. Réalisé et écrit par Christopher Roosevelt, ce nouveau film fait pourtant partie des rares élus qui, un an à peine après leur sortie en version originale, débarquent déjà chez nous. Il n’a pas pour autant échappé à l’uniformisation obsessionnelle des titres des films zombies par les éditeurs français.

Mais la réalité est que si nous nous arrêtons au pitch du film et à ses 30 premières minutes, nous parvenons presque à comprendre le choix de TF1 Vidéo d’un titre lambda, tant l’histoire est déjà-vue et sans intérêt.

Six amis embarquent pour un week-end de débauche. Alors que tout va pour le mieux et que l’alcool coule à flot, les trois couples se retrouvent confrontés à des infectés aussi rapides que violents après une attaque terroriste. Il tentent alors de se rendre au lieu de rapatriement.

the demented infection

Toutefois, alors même que la première partie du film est à l’image de n’importe quel teen movie des plus banals, il serait injuste d’en rester là. En effet, passées les premières scènes de débauche avec leur musiques bourrées de guitares saturées, ainsi que les 30 premières minutes où nous découvrons les trois couples et leurs intrigues amoureuses, les choses se mettent réellement en marche.
Sans s’en rendre compte le spectateur se retrouve subitement plongé dans l’apocalypse zombie qu’on lui promettait à grands coups d’artifices ratés (les scènes du chien par exemple avec leurs champs contre-champs tout pourris).
Lorsque le premier zombie entre dans la maison où les six héros sont logés, nous entrons donc dans un film du même acabit qu’un State of Emergency, avec un vrai focus sur la survie et des personnages aux réactions crédibles. Nous les suivons alors avec un certain intérêt tandis que les infectés, des zombies rapides avec la particularité de s’immobiliser lorsqu’ils n’ont pas repéré de cible, les coincent dans la maison. Mais à la différence d’une première partie assez contemplative, Christopher Roosevelt ne s’éternise pas dans cette situation de huis-clos et place très rapidement ses héros face au danger extérieur avec pas mal de scènes d’action et de courses-poursuites.

the demented infection

De la même manière, dans cette partie, la réalisation est particulièrement rusée. En effet, même si beaucoup de scènes sont tournées caméra au poing ou à l’épaule (ça tremble pas mal), un montage dynamique et une réalisation assez réussie parviennent à mettre en avant les scènes pour lesquelles le film a bénéficié de moyens (accident de voiture, hélicoptère) et à masquer les éléments les moins travaillés, à l’image du maquillage et des costumes des infectés.
Enfin, le film doit beaucoup à son casting – Richard Kohnke (The Hit Girls), Ashlee Brian (Amour, Gloire et Beauté), Brittney Alger (Fast & Furious 7), Sarah Butler (I spit on your grave), Michael Welch (Twilight) et Kayla Ewell (Vampire Diaries) – avec des acteurs qui s’investissent dans leurs personnages et permettent réellement au film de tenir la route dans son ensemble.

Avec un scénario pourtant sans aucune originalité, Infection est donc loin d’être un film indigeste. Pour peu que vous alliez débourser 10€ pour un DVD que vous ne regarderez qu’une fois, Infection se laissera découvrir avec un certain plaisir.

the demented infection

Vous avez vu Infection ? Alors n’oubliez pas de l’ajouter à votre collection zombie et de le noter !

8 commentaires

  1. umby-24 dit :

    Pour moi le seul interet de ce film demeure la « double fin » qui est une vraie reussite.
    j en dis pas plus pour eviter tout spoil. 😉

    1. Squeletor dit :

      Je n’en ai pas parlé mais perso elle m’a un peu saoulé. C’est le seul moment où ils se la jouent un peu trop en mode mélodrame. Puis ce n’est pas un type de fin spécialement original 😉

  2. umby-24 dit :

    Disons que c est « surprenant ».
    Dur de pas spolier tout en en parlant 😉

  3. Redsnow dit :

    C’est un film qui se laisse regarder, mais il y a un passage dans le film qui m’a interpellé à un moment les personnages passe devant un cinéma et on voit que le film qui et projeté est destination final 6 ! Alors à votre avis qu’est ce que cela veut dire ? Sachant que le 6 n’a pas était encore officiellement annoncé

  4. icare dit :

    Infection est un hommage à Zombie Apocalypse. Personnages sans intérêts, situations irréalistes, stratégies des protagonistes complètements incohérentes. Le pire étant la manière dont les zombies dévorent les humains : on ne voit rien !!! Si j’ai bien aimé le parti pris de nous faire entendre plutôt que voir l’agonie d’un personnage à travers une porte j’ai compris par la suite que le réalisateur voulait surtout éviter le ridicule d’une scène visuellement pitoyable. Comment expliquer également qu’un estropié puisse échapper à des fous furieux hyper véloces ? Quant aux deux fins je cherche encore une explication…

  5. umby-24 dit :

    Les 2 fins ? Hésitation des scenaristes ?
    -on prend laquelle boss , la bonne ou la mauvaise ?
    -les 2 cocos, les 2, comme ca tout le monde sera content et on gagnera plein de fric !!!!
    – z etes sur boss ?
    -tais toi et va me chercher un café le stagiaire !

  6. Caroline St-Clair dit :

    A moins d’être aveugle ou bien que la chose ne vous intéresse pas, il est difficile de ne pas voir deux signes bien distinctifs de ceux qui ont commander le film : Illuminatis

    A la 51m15 du film vous avez droit à : EMBLEME DES FRANCS-MACON ET L’ÉTOILE SATANIQUE.
    Et dis que peu l’auront remarquer, sûrement parce qu’ils ne veulent pas voir la vérité en face.

  7. umby-24 dit :

    @caroline : Faut arrêter le Nesquik le matin, pas bon pour la santé mentale des jeunes ^^
    La prochaine fois, tu risque de voir des poneys argentés et des licornes courir sur les arc-en-ciel 😉

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