Critique de Bloody Delinquent Girl Chainsaw Tome 1

bloody delinquent girl chainsaw

Si vous êtes amateur de zombies et de mangas, alors vous avez très certainement déjà trouvé votre bonheur avec des séries comme Highschool of the Dead, I am a Hero ou encore Fortress of Apocalypse, mais rarement, je vous l’assure, vous n’aurez lu de manga de zombies (si on peut dire ça) aussi délirant que Bloody Delinquent Girl Chainsaw.
Ce n’est en effet pas pour rien que Akata, l’éditeur français du manga qui en a publié le premier tome fin mai, a décidé de le classer dans sa collection WTF car Bloody Delinquent Girl Chainsaw est véritablement un concentré de What The Fuck, dans la pure tradition des conneries zombies à la Zombie Ass ou Dead Sushi.

En fait, on pourrait résumer ce manga de deux façons différentes. La classique avec un pitch tout bête : quand Nero Aoi, une ado psychopathe, décide de se venger de ses camarades de classe en utilisant leurs cadavres pour en faire des créatures plus monstrueuses les unes que les autres, seule Geeko, la rebelle de la classe, armée de sa tronçonneuse, peut mettre fin à ses machinations. Ou bien de manière moins conventionnelle en listant tous les ingrédients que le mangaka Rei Mikamoto a décidé de réunir dans sa création, un pur condensé pour Otakus de base : petites culottes, boobs, tentacules, tronçonneuse, chat, tripes, pervers et foufoune lance-missiles (oui vous avez bien lu)…

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Alors, autant le dire tout de suite, Bloody Delinquent Girl Chainsaw ne conviendra pas à tous publics (public averti clame d’ailleurs la couverture de l’ouvrage) et il vaut mieux savoir à quoi s’attendre avant de feuilleter un tel manga. À ce titre, petite digression, puisque le côté zombie du manga est complètement discutable dans la mesure où nous n’avons pas affaire à une apocalypse zombie telle que nous en avons l’habitude, mais plutôt à des morts-vivants extravagants et déjantés réunis sous le nom de Gore-gore zombie club et contrôlés par la grande vilaine Nero.
Quoiqu’il en soit, je dois reconnaître que cette histoire sans queue ni tête m’a bien convaincu avec sa succession de scènes plus folles les unes que les autres. La méchante, néo-nazie, sorte de Herbert West secouée du bocal m’a autant amusé que l’héroïne badass qui se trimballe à moitié à poil en toute situation. C’est cocasse et entièrement assumé. À ce titre, il convient de féliciter les traducteurs qui ont vraiment, il me semble, réussi à amplifier le côté comique des répliques des personnages en utilisant de manière réussie toute la richesse de la langue française… Oui, ils se sont lâchés et ça fonctionne.

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En revanche, je regrette quand même certains aspects du manga qui, selon moi, vont un peu trop loin ou sont vraiment gratuits. Certes, Bloody Delinquent Girl Chainsaw est à prendre comme une longue blague, mais le début du chapitre 5 est un bon exemple de l’utilisation inutile du nu féminin… franchement qui a envie de voir la grande méchante se raser le bazar ? De même, le fait de donner une apparence infantile au garçon que Nero convoite de manière plus que directe m’a personnellement un peu dérangé ; au moins la scène de tentative de viol (on n’y échappe pas non plus) a le mérite de finir de manière complètement dingue. Bloody Delinquent Girl Chainsaw gagnerait en fait bien plus à rester dans le délire gore mais « bon enfant »…

En fin de compte, ce premier tome de Bloody Delinquent Girl Chainsaw est vraiment un OVNI dans le genre. Les Japonais avaient déjà fait dans la folie gore-érotique zombie au cinéma avec plus ou moins de succès. Ici, Rei Mikamoto offre un récit culotté, pas prise de tête et qui a pour lui d’être un très bon divertissement pour peu qu’on ait laissé son cerveau de côté… mais, entre nous, pour des zombies, facile non ?

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