Deuxième édition de la Nuit Zombie au PIFFF 2016

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Pour la 6ème année consécutive, nous vous donnons rendez-vous au Paris International Fantastic Film Festival qui proposera, comme tous les ans, une sélection d’œuvres nouvelles et anciennes qui vous feront frissonner de plaisir, avec notamment The Autopsy of Jane Doe en séance d’ouverture (Le 06 décembre à 20h30).

pifff-2016Mais cette nouvelle édition du PIFFF marquera surtout la tenue de la seconde édition de la Nuit Zombie qui aura lieu le samedi 10 décembre avec trois films projetés à partir de minuit :

La nuit des morts-vivants (Romero & Russo, 1968) – version colorisée, manifestement.
– Messiah of Evil (Huyck & Katz, 1973)
Zombie (Romero, 1978)

Pour les connaisseurs, La nuit des morts-vivants et Zombie ne sont pas de simples films d’horreur, mais de véritables critiques sociales.

La nuit des morts-vivants, malgré l’amateurisme qui le caractérise, cherche à illustrer l’effritement des institutions de la société américaine (l’état, la famille) et symbolise la révolte inexorable de la jeunesse (les zombies), notamment marquée par la violence et l’absurdité de la Guerre du Vietnam. Ce ressort et les zombies de Romero sont d’ailleurs inspirés du roman Je suis une légende de Richard Matheson (mais avec des vampires plutôt que des zombies).

la_nuit_des_morts_vivantsCoïncidence extraordinaire, il se trouve que le premier rôle du film était tenu par un afro-américain et que son personnage [attention spoiler] survit à l’assaut zombie du film pour être finalement abattu à la fin par des blancs armés qui le confondent avec un des morts… or le film fut présenté aux distributeurs au lendemain de l’assassinat de Martin Luther King, ce qui en fit d’office, sans que cela n’ait été l’objectif du réalisateur, un symbole de la lutte contre le racisme et la ségrégation.

1978 Dawn of the dead Zombie quant à lui est une œuvre plus maîtrisée, et plus fine. Il est axé principalement sur une critique du consumérisme, suite à l’essor dans les années 70s aux USA de ce lieu de consommation par excellence qu’est le Mall (centre commercial), devenu depuis un lieu emblématique des films de zombies. La consommation a tellement marqué les gens pendant leur vie que c’est un des rares instincts qu’ils conservent par-delà la mort, aussi les zombies y affluent en masse ; et les survivants qui s’y sont réfugiés ne trouvent rien de mieux à faire que de s’adonner à un shopping excessif et absurde. Consommer ou être consommé ? Telle est la question.

Ces deux films ont donc très largement influencé la tradition des récits de zombies, qui conservent généralement des éléments de critiques sociales, même au-delà de la série de films dirigés par Romero, et ce serait dommage de ne pas en profiter sur grand écran.

Rendez-vous donc du 06 au 11 décembre 2016 au cinéma Max Linder (Paris 9ème) pour un mélange de cris et de critiques et le 10 décembre pour cette Nuit Zombie.

2 commentaires

  1. Cyril dit :

    Hello, c’est la Nuit des Morts-Vivants version Tom Savini qui passe, pas celle de Romero 😉

    1. Squeletor dit :

      Nous allons taper sur les doigts de notre nouveau rédacteur ! Nous allons modifier tout cela, mais qu’importe, ce remake est très bon ! Merci pour la progra zombie.

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